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Vases communicants vidéo n°4 avec Juliette Cortese

Tous les mois, faire échange de vidéo. S’emparer des images et de la bande son, entrer en dialogue avec, sans nécessairement modifier le montage de la vidéo mais en ajoutant selon ses préférences (voix off, texte lu, improvisé, écrit sur l’image, ajout de sons, de musique), puis envoyer sa propre vidéo à son correspondant pour qu’il s’en empare à son tour.
Le premier vendredi du mois, chacun diffuse le mixage/montage qu’il a réalisé sur la vidéo de l’autre et découvre à son tour son montage mixé sur la chaîne YouTube de son invité.

À l’envers du miroir
Images : Juliette Cortese / texte et musique : Pierre Ménard


La lumière arrive toujours de l’obscurité. Par vagues successives. Palpitation de souvenirs derrière la courbe des arbres. Le soleil tente de se frayer un chemin dans les branches et les feuilles des arbustes. À travers les perspectives, les trouées, les intervalles.

Éclats de lumière qui scintillent à la surface de l’eau. Ciel et sel de mer. Vertige improvisé qui se répète en toi. En nous.
Tu souhaites écouter tranquillement la mélodie du monde en laissant surgir pas à pas les images. En mouvement. Les images qui te plaisent, qui t’apaisent.

C’est une question de temps, de lumière. Aux prises avec le vertige des variations infinis. Ce sifflement continu du vent dans les dunes qui porte aussi les souffles de disparus. Sous le vent marin. Impulsion première et point d’ancrage. Fleurs à prendre ou à laisser. À faire de l’éphémère une même certitude. Tremblantes dans l’air du soir.

Tu avances imperceptiblement à l’intérieur de toi-même. Des nuages te traversent, pleins de remous bouillonnants et de tourbillons étincelants. Le silence ne tient pas dans tes mots. Dans ce silence il y a un son. Même au-delà du bruit des images. Des vagues.

À l’instant dans la lumière, du revers de la main. Tu écartes les bras de toutes tes forces à l’intérieur du nuage. Au fond de tes yeux finissent par remonter dans le sel des larmes de joie. Il y a tellement de nuances rutilantes dans le ciel. Comme fond au noir un souvenir d’été.

Enfant qui inventait l’enfance. Dans l’ombre aérienne de tes projections. Cheveux aux vents. Sur la surface sensible du paysage.

Il y a une guerre derrière la ville
images et musique : Pierre Ménard / texte et voix : Juliette Cortese.



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