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En lisant en écrivant : lectures versatiles #104

Ce livre de Claro aborde le thème de l’échec en littérature dans un texte multiforme à l’image de son œuvre, entre essai, réflexions, autobiographie, fiction et poésie, le tout agrémenté de nombreuses citations. Traducteur, écrivain, éditeur, l’auteur aborde cette « passion de la défaite » par le biais de la traduction, en effet pour lui l’échec est au fondement même de la traduction. Comment substituer une langue à une autre, un monde à un autre monde, une époque à une autre ? Puis il s’attarde sur l’écriture et la lecture en évoquant notamment les œuvres de Cocteau, Kafka et Pessoa mais également celles de cinéastes comme Hitchcock et Tarkovski. Échouer en écriture devient la condition même de l’écriture. Un livre vif, stimulant, plein d’humour et de dérision.

L’échec : Comment échouer mieux, Claro, Éditions Autrement, Collection Les grands mots, 2024.


Extrait du texte à écouter sur Spotify




Entretemps 3



(Débuter par l’échec)



Longtemps j’ai échoué dans le bonheur.

Ça a échoué comme ça.

J’avais échoué. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus beau moment de la vie.

Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemples et dont l’échec n’aura que des imitateurs. Comment avaient-ils échoué ? Par hasard, comme tout le monde.

Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de l’échec.

Échec, lumière de ma vie, feu de mes reins.

Il était une fois un vieil homme, tout seul dans son bateau, qui échouait au milieu du Gulf Stream.

Aujourd’hui, maman a échoué. Ou peut-être hier, je ne sais pas.

Quoi que puissent dire Aristote et toute la philosophie, il n’est rien d’égal à l’échec.

Doukiléchoudonktan, se demanda Gabriel excédé.

L’homme est né libre et partout il échoue. C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie d’échouer.

L’échec surprit Angelo béat et muet mais réveillé.

Mrs Dalloway dit qu’elle irait échouer elle-même.

Au commencement était l’échec.


4



Le potier et le rastaquouère



C’est écrit noir sur blanc :

« Je sais que j’ai échoué. Je goûte l’indécise volupté de l’échec, comme un malade épuisé attache le plus haut prix à la fièvre qui le laisse cloîtré. » [1]

Qui parle ? Fernando Pessoa ou Bernardo Soares, son semi-hétéronyme ? La chose est évidemment indécidable, mais ce qui se joue dans cette phrase extraite du Livre de l’intranquillité, c’est l’union intrigante de l’échec et de la volupté. Est-ce l’échec qui nécessite la volupté pour être plus supportable ? Ou est-ce la volupté qui recherche l’échec, y percevant une source

de jouissance plus concrète, plus immédiate que celle, illusoire, que pourrait générer on ne sait quelle improbable réussite ? II semble que l’écrivain ait compris d’emblée qu’échouer faisait partie prenante de l’entreprise dans laquelle il s’est lancé. Pour lui, l’échec n’est pas une clôture, mais une étape, qu’il doit repousser sans cesse, c’est en quelque sorte son rocher de Sisyphe, sauf qu’au lieu de simplement le pousser il s’y cramponne, il est la mousse qui s’y amasse tandis que ce monstre roule.
Nous avons vu un peu plus haut que traduire revenait à échouer autrement. il importe à présent de souligner qu’écrire n’est pas réussir, qu’écrire n’est même pas tenter de réussir. Écrire — du moins si l’on essaie de faire autre chose que rédiger de la littérature pavillonnaire [2] — c’est avant tout s’enfoncer dans les méandres de l’échec, accepter de perdre plus qu’on ne gagne.

Vite, une dose de Michaux :

« Si tu es un homme appelé à échouer, n’échoue pas toutefois n’importe comment. » [3]

Échouer mieux, tout comme échouer autrement, ne suffit donc pas il convient également de ne pas échouer n’importe comment.

Quiconque écrit est vite confronté à toute une batterie de dangers, de menaces, d’épreuves contre lesquels il devra forger exorcismes, parades, contre-postures. Soigner son devenir-chamane, s’inventer athlète de la syntaxe, yogi du lexique — et tant qu’à faire, clown du silence. Parmi la pléthore d’obstacles qui rendent son cheminement indécis et passionnant, l’un des plus vicieux est le « dire ».
L’écrivain n’est pas quelqu’un qui s’assoit à sa table avec en tête cette fumeuse pensée : « J’ai quelque chose à dire. » Sa devise, bien au contraire, pourrait être : « Rien à dire », un peu comme Beckett, qui à la question « Pourquoi écrivez-vous ? », répondait « Bon qu à ça. » Mais ne nous y trompons pas : ce « rien à dire » n’est pas un refus de décrire le monde, n’est pas une impasse de la pensée, n’est pas un refuge dans le pur langage. Il ne s’agit pas de jouer la carte du formalisme contre l’atout du dicible. À travers son corps, son souffle, sa trépidation, des choses réclament de passer, des choses qui ne sont pas d’ordre purement factuel, qui ne sont pas pré-articulées - des choses venues des enfers de la langue aussi bien que des choses pressées d’y retourner. L’écrivain n’est pas un contenant soucieux d’accueillir et d’exprimer un contenu. Il n’exprime rien - au mieux il comprime (et au pire il déprime). La poète Marianne Moore le dit très bien : il s’agit « d’explorer des épaves ».
Cité par Olivier Apert dans Women, une anthologie bilingue de la poésie féminine américaine du XXe siècle, Le Temps des Cerises, coll. « Vivre en poésie », 2014. Devenir le James Cameron de son propre inconscient. Le Cousteau de ses fantasmes. (Je vous laisse décliner la série à votre guise.)

Une question qu’on pose souvent à l’écrivain, une question faussement ingénue que vouiez-vous dire quand vous dites... Ce à quoi il pourrait répondre : je ne veux rien dire parce que je ne dis rien. Je ne suis pas dans le dire. Je contre-dis, systématiquement, tout ce qui transite par ma tête, mon corps, ma pensée, car je sais, ou du moins je subodore, quelles sont ces choses qui aimeraient être dites. Elles sont là elles attendent, fossilisées dans la langue qui est à ma disposition, dûment faisandées par la société qui cherche à les fourguer. Si je les dis, si je les exprime telles quelles, elles resteront lettres mortes. Je dois en former de nouvelles, déformer les anciennes et ne rien laisser passer qui soit passible d’évidence. Préférer la scansion à la diction : tout un programme. Dans Ceci est mon corps, le poète Mathieu Bénézet est on ne peut plus clair :

« Je ne cesse d’éviter ce "que j’ai à dire" - car c’est impossible ; écrire est apprendre "à ne pas dire", à voir sans cesse relégué, omis, L’OBJET du discours, à l’entourer, le contourner, bercer son ombre ; apprendre à goûter son ombre — fade saveur. Bêtement : C’est un rendez-vous manqué. » [4]

Contourner : ce que Deleuze a toujours répétéré. L’écriture est détour, contournement, elle fait rhizome - l’herbe pousse par le milieu En me donnant l’illusion de transmettre quelque. chose du monde, le dire m’y englue, fait de moi l’une des dents de cette mâchoire qui ne broie que du vent. D’où ce sentiment d’un échec permanent quand j’écris : je sens autour de chaque phrase la pression quasi atmosphérique du dire, qui aimerait tant que j’abandonne mes forces au langage commun, qui rêve de me voir devenir simple médium du contexte qui m’a et me produit. Rien de plus sournois que ce qu’on appelle la parole libératrice : les choses ne sont pas prisonnières en moi, c’est tout le contraire, c’est moi qui suis prisonnier de ces choses, des choses du langage, du langage-chose. Je suis déjà dit, de toute éternité. Dois-je, violemment, secrètement, me dé-dire ? On verra plus tard comment la résistance à cette pression peut également jouer contre moi en me forçant à me retrancher dans un style censément personnel.

Écrire serait donc ne pas dire, mais contredire. Bénézet, toujours lui, invente le mot « excrire » - laissez-le grésiller dans la gorge un instant, ce verbe déchiré, et il vous livrera ses secrets. Excrire : étrange hybride entre exprimer et écrire, crier et excréter. Comme uni croix plantée dans l’acte même d’écrire. J’excris, donc je fuis. Mais encore ? J’œuvre en méfiance. Je fais sourde oreille. Je feins d’ouvrir. Je dévie ma voix. J’écarte le pan. Je force en douce. J’épouse le bond. j’arme le silence. J’absente. Je rogne le centre. J’omets des plis. J’immisce. Je trop, je pas assez, je gruge et luxe. Je baise la marquise à 16 h 59, ou la marquise me baise, au choix. Je pose la pierre à côté de son ombre, pour voir. Je brise le verbe en douceur. Je plie les sons. Dire ? I would prefer not to. It is about se taire.

Les raisons de chuter sont, on le sait, nombreuses. S’il suffisait juste de ne pas dire mais d’écrire, ou d’excrire, l’écrivain n’aurait plus qu’à se frotter les mains tels deux bâtons censés réveiller le feu à force de friction. Car non content de noircir du papier, tout reste à penser, réinventer, refaçonner. Je n’écris pas des mots : j’écris des phrases, des paragraphes, des chapitres, des vers, j’écris des débuts et des fins, et à chaque phrase, chaque paragraphe, chaque chapitre, chaque vers, je suis confronté au début et à la lin de l’écriture, à sa possibilité et à sa catastrophe. Là où l’on ne voit que création, je ne vois que rature. « Rature » : un mot qui en dit long sur le travail de l’écrivain, si l’on en croit la définition du dictionnaire :

« Rature : Ce que le potier enlève sur le tour ; ce que le mégissier enlève au-dessus des peaux dont il veut faire du parchemin. » [5]

J’ôte, donc je crée. Je soustrais pour produire. Je racle la peau, ce qui fait de moi, sémantiquement parlant, un rastaquouère - de rastracuero : celui qui racle le cuir. Tanner sa phrase : déjà ça. Je défais pour faire. J’habite la défaite, œuvre dans le défaire. C’est parce que j’échoue en écrivant, ou plutôt parce que je sais que j’échoue en écrivant, qu’il m’est possible de recommencer, de raturer et de récrire. Je dois devenir non seulement écrivain, mais récrivain. Accepter d’être l’implacable récidiviste de mes propres écrits, l’horrible travailleur appelé par Rimbaud, corriger, tancer. Quand je nie relis, c’est gomme à Ia main, gomme dans les yeux, gomme au souffle. Écrire me gomme : ce pourrait être une devise pour l’écrivain délivré des tentations pavillonnaires.

Il existe un texte du Jean-Pierre Le Goff intitulé « Toute la gomme (texte à effacer) » [6] qu’il conviendrait ici de citer in extenso, si nous n’avions d’autres cuirs à racler. Quelques extrait, cependant, ne seront pas de trop peur cimenter mon propos :

« Ce n’est pas l’écriture qui inventa la gomme mais la gomme qui inventa l’écriture afin d’obéir à l’entropie. »

Mais aussi :

« Le rectangle de la gomme est un cercueil dans lequel nous allongeons le cadavre des vocables qui furent, éphémèrement, le reflet de notre pensée dont nous ne pûmes assumer la continuité. »

La gomme racle la peau du texte, c’est entendu. Le mot lui-même, d’ailleurs, est une gomme, venu en effacer un autre. Plus je rature, plus l’épaisseur mnésique des textes reniés croît. Je travaille à contre-courant, contre le courant de ma langue courante. Sans cesse, j’œuvre à la déstabilisation d’un équilibre qui me semble faussé.

Je ne cherche pas à réussir à ma phrase, je cherche à l’empêcher de disparaitre complètement, soit à force de raturages, soit à force de raturages, soit à force d’inanité. Elle doit tenir le choc, pas le parer. Encaisser, avec le sourire si possible, je veux qu’en elle on sente encore l’empreinte de l’échec qui l’a dégourdie — dégourdir est ici à prendre au sens premier, à savoir redonner vie, mouvement, chaleur. J’accumule à fin de perdition ; je soustrais pour enrichir une épaisseur. Je ne cherche pas à aboutir à la perfection. Je sais que chaque atome linguistique que je bouscule est en passe de bouleverser l’organisme du texte que j’échafaude. Tout changement promet des dérapages. Je dois donc aider le texte à échouer à sa façon, l’écouter dans ses parties et dans son tout.

Fort de toutes ces faiblesses qui menacent et bousculent mon écriture, il serait douteux, voire étonnant, que je réussisse mon coup. À peine la phrase est-elle finie qu’il faut y revenir, ombre ayant déteint sur la suivante, et ainsi de suite. Il me faut pourtant décider à un moment que retoucher serait vain. C’est une des décisions les plus difficiles dans la vie d’un écrivain, dans la vie de son livre. A-t-il fini ? Fini d’en finir avec ce qui, de toute évidence, ne saurait se contenter d’une fin ? Pourquoi achever, d’ailleurs, si ce n’est pour publier ? Ainsi, ce serait donc l’horizon de la publication qui me pousse à conclure — à bâcler ? puisque le texte est toujours, non pas perfectible, mais changeant. Du vrai mercure, en vérité. Ou dois-je achever le texte, un peu comme on achève un cheval, pour passer à autre chose ?
Vite, Kafka !

« Si l’on pouvait être un Peau-Rouge, toujours paré, et, sur son cheval fougueux, dressé sur les pattes de derrière, sans cesse vibrer sur le sol vibrant, jusqu’à ce qu’on quitte les éperons, car il n’y avait pas d’éperons, jusqu’à ce qu’on jette les rênes, car il n’y avait pas de rênes, et qu’on voie le terrain devant soi comme une lande tondue, déjà sans encolure et sans tête de cheval. » [7]

L’achever parce qu’autre chose, déjà, réclame mon attention, requiert mon clavier ? C’est comme s’il était temps que mon texte échoue en s’achevant pour que débute un autre livre. Comme si j’avais toujours un livre de retard - ce qui me permet de (me) dire : prochain sera le bon. Mais c’est comme l’alcoolique dont parle Deleuze, qui se projette sans cesse dans l’avant-dernier verre. Allez, encore un, puis j’arrête. Encore un livre. One more cup of coffee before I go, chante Dylan. Tu parles.

Paradoxe. À un moment donné, écrire doit devenir ceci : arrêter d’écrire. Le processus exige lui-même son interruption. La ligne est suspendue. Je comprends alors que la cessation fait partie de la création. Mettre un point, c’est encore écrire. Quel aveu se cache derrière l’inévitable clôture ? Est-ce que j’arrête d’écrire parce que je suis incapable de continuer ou parce que j’ai atteint l’équilibre des parties dans leur somme définitive ? Ai-je échoué ou ai-je réussi ?
Afin d’y voir plus clair dans ce douteux crépuscule où l’on sent que se côtoient frustration et satisfaction, où l’on se demande si l’on jette le gant ou si l’on brandit le poing, il conviendra de s’aventurer bientôt dans ce pays au plafond bas qu’est le monde selon Mister K.


Entretemps 4



Liste de mes échecs



(à la manière de Sei Shōnagon)

Tenir plus de vingt secondes sur un skate, avec ou sans grenade à la main.

Parvenir à l’âge adulte de façon incompressible.

Entretenir les amitiés avec un soin de jardinier.

Monter une crème chantilly avec de la crème fleurette (mais c’est normal).

Retenir le sens du mot anglais « obnoxious ».

Faire la différence entre deux choses semblables.

Assister à l’enterrement de mon père.

Écrire de la main gauche (et du piied gauche, aussi).

Faire un créneau d’un mouvement fluide.

Prononcer le verbe « gérer » sans avoir de haut-le-cœur.

Jouer au Monopoly sans tricher ouvertement.

Passer un coup de fil (même si l’expression passer un coup de fil » n’est pas sans susciter mon admiration).

Lire en entier À la recherche du temps perdu (j’en abandonne la lecture chaque fois que je me lance dans l’écriture d’un nouveau livre, de peur d’en être trop imprégné, puis reprends l’ouvrage à son début, etc.).

Ne pas brûler la chandelle par les deux bouts, dans la mesure où j’ai l’impression que chaque bout a droit à ma considération.

Me taper in extenso le Ring de Wagner.

Laisser passer un jeu de mots facile alors que la conversation porte sur des choses tragiques.

Prononcer le mot « winner » sans ricaner.

Lire jusqu’au bout un manuscrit comportant à la fois les mots « « mordorer » et « résilience ».

Supporter l’injustice même quand j’ai tort.

Bouder un tiramisu.

Imaginer un monde meilleur.

Brûler des livres, même des mauvais livres, même des très mauvais livres. Même un livre de Houellebecq.

Courir sans éprouver un sentiment de ridicule.

Conclure un roman par autre chose que la mort du personnage principal dans d’atroces souffrances inutiles mais spectaculaires.

Sauter à pieds joints sur une table sans élan (mon père a su le faire jusqu’au jour où il n’a plus su le faire).

Négocier avec un éditeur ou dans les allées d’un vide-greniers.

Nouer une cravate sans penser à Lucien de Rubempré (bien que je n’aie jamais lu Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, enfin je ne crois pas).

Orthographier convenablement « supercalifragilisticexpialidocious » et prononcer « piano panier » dix fois de suite.

Regarder Marion en restant de marbre (et même de gypse).

Accomplir une tâche répétitive plus d’une fois.

L’échec : Comment échouer mieux, Claro, Éditions Autrement, Collection Les grands mots, 2024.



[1Cité par Richard Zenith, dans sa biographie (de Pessoa : Pessoa, An Experimenial life, Liveright Publishing Corp, 2011.

[2C’est ainsi qu’Éric Chevillard définit une certaine littérature où tous les livres se ressemblent, à l’instar de pavillons, du fait de leur culture immodérée du cliché : « De certains livres, nous pouvons dire encore avec faveur qu’ils sont de forme quadrangulaire parfaite, constitués d’un certain nombre de pages dûment numérotées selon la plus rigoureuse mathématique, après quoi notre enthousiasme retombe » in Le Monde des livres, 25 août 2011).

[3Henri Michaux, Poteaux d’angle, Fata Morgana, 1978.

[4Mathieu Bénézet, Œuvre. 1968-2010, Flammarion, 2012.

[6Jean-Pierre Le Goff, Le Vent dans les arbres, Le Cadran ligné, 2023.

[7Franz Kafka, Si l’on pouvait être un Peau-Rouge, in La Métamorphose et autres récits, trad. Claude David, Gallimard, coll. « Folio Classique », 1990.


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