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Au jour le jour #47

XLVII

Du vent dans les feuilles du bouleau dans le jardin, souffle doré de l’air. Appel de Damien sur le téléphone de Caroline en mode silence. Son message sur le répondeur nous inquiète, sa voix grave et triste. Il veut nous voir. Nous aussi.

Lire pour arrêter le temps. Tout oublier dans ce temps suspendu et en même temps s’ouvrir aux émotions, aux surprises, aux rencontres de cet instant qui se prolonge, laisser vagabonder sa pensée. Test à la maison des nouvelles liseuses Vivlio, idéales pour télécharger simplement, sans utiliser de logiciel dédié, les ouvrages sur la bibliothèque numérique.

Mise en place des liseuses à la bibliothèque. Rendez-vous au Musée des moulages de l’Hôpital Saint-Louis pour la préparation de la lecture bilingue du livre de Sergio del Molino Histoire de ma peau. Un livreur du type Deliveroo devant un Fast food du quartier dit au vendeur : moi j’ai fait les Beaux-Arts ! Au moment de baisser la grille de la bibliothèque, je vérifie qu’il n’y a personne dans cette issue de secours. une femme à la rue, assise sur un petit tapis bois une bière et fume une cigarette. Elle s’excuse et me remercie de l’avoir prévenue.

Toujours ce mouvement. Ciel bleu, le froid s’installe. Peu de monde aujourd’hui à la bibliothèque. J’avance sur la création des différents supports de communication de la bibliothèque pour les prochains mois. Affiches, programmes, tracts. Tout s’enchaîne. Coquillettes ce midi, purée ce soir. Cuisine régressive pour accepter l’hiver.

Tous les soirs en m’endormant depuis plusieurs jours la même image revient. Celle d’une photo de mon enfance, lors d’une fête de fin d’année scolaire, dans la cour de mon école élémentaire, déguisé en cow-boy, je porte une chemise à carreaux, un jean sur lequel ma mère a cousu des franges en papier crépon vert. Je souris.

Le froid à travers la vitre du bureau. Caroline part en week-end en Normandie. Japonais avec Alice.

Réveil du matin avec l’alarme de mon téléphone que je fais tomber en essayant de l’arrêter. Le temps m’échappe. Rangement intensif à la bibliothèque. Une fois le rangement des documents d’un étage terminé, les rayonnages de retour de l’un des deux autres étages sont à nouveau pleins. C’est sans fin. Pourtant au bout d’une heure et demie on en voit finalement le bout. Dans la rue, une femme s’adresse à son chien à la traine : Loukoum, avance ! Alice donne ses 25 cadeaux à Jeanne pour son 25ème anniversaire à la maison.

Marseille, le 21 novembre 2018

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