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Au jour le jour #36

XXXVI

Matinée à la maison. Caroline retrouve ses amies, anciennes collègues de travail, au Musée de la vie romantique. Je pars avec elle. Elle prend un Vélib devant la Gare du Nord. Je vais me promener au hasard des rues du 9ème. Au Palais-Royal les gens s’amassent sous les arcades et l’ombre des arbres pour se protéger de la chaleur. Louvre. Bords de Seine.

Lecture. Deux livres qui abordent chacun les conséquences de la guerre d’Algérie. La source des fantômes, de Yamina Benahmed Daho, et Ni pleurs ni pardon, Vincent Quivy. Curieux échos après la lecture tardive du livre de Mathieu Belezi, Attaquer la terre et le soleil. Café avec Caroline, Anne et Piero. Caroline nous quitte pour rejoindre au restaurant ses amies. Je passe la soirée seul à la maison.

Retour au travail. Chaleur ahurissante. 35° Dans la rue c’est encore l’été. Discussion avec Caroline sur un projet commun d’écriture à venir autour de la Méditerranée. Une vague idée de la veille qui se développe en parlant. Quelques mois devant nous pour avancer sur ce projet. Dans la nuit les bruits sourds du corps du voisin du dessus qui tombe par terre. Cela arrive régulièrement, lorsqu’il ne pousse pas des cris déchirants. Puis, plus rien pendant de très longues semaines.

Les travaux pour le remplacement de l’ascenseur de notre immeuble ont commencé. Bruits et poussière en perspective. Le plaisir de renseigner. Lorsqu’on arrête le ventilo, le silence est plus satisfaisant que le semblant de fraîcheur qu’il apportait. Deux informations sans lien apparent : La 2ème édition du Prix Goncourt des détenus a été lancée ce matin au centre pénitentiaire pour femmes de Rennes. Maud-Berengère Delbart, actuellement détenue au centre pénitentiaire de Rennes, fait partie des jurés du Prix Wepler. Les filles sont arrivées à Gênes.

Sommeil réparateur. La douleur disparaît dans la nuit. Soulagement. Bruit toute la journée dans l’immeuble. Derniers ajustements de la mise en page avant l’envoi la semaine prochaine de Rien que les heures. Petit pincement au cœur. Avec Caroline nous sortons manger au Bistro Japonais Koko, quai de la Loire.

Je vais chercher des impressions de programmes et d’affiches pour la bibliothèque, Boulevard Ney, sous la chaleur écrasante à l’heure la plus chaude de la journée. J’ai mis une casquette pour protéger ma tête du soleil, je marche vite. Soudain s’impose en moi l’image de Travis traversant le désert dans le début de Paris Texas. Salade fraiche et rugby.

Le catalogue des choses possibles donne le vertige.

Au jour le jour : bloc-notes quotidien

Paris, le 9 septembre 2020

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