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LIMINAIRE
Sur les rivages de la mer


Un langage

Ce que la langue laisse entendre : à mots couverts :

Lacis de ruelles qui tracent des itinéraires invisibles à la surface.

Vent qui brûle. C’est à ce moment-là.

Mais il n’existe pas de meilleure façon pour décrire une ville, découvrir chacune de ses strates, que les investigations d’un détective.

La profondeur d’une flèche violente

Dans la braise

Coucher de soleil à Édenville

 

 

 

 

 

 

 

 

Au rez-de-chaussée d’un immeuble qui paraît prêt à s’écrouler, portes et fenêtres sont laissées grand ouvertes au vent dans l’espoir d’un peu de fraîcheur.

Toutes ces choses en pleine lumière

Le feu piégeant les formes et mimant le visible

Devant les yeux les habitants, d’avoir à vivre

Flux et des tempêtes

Coucher de soleil à Édenville

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est dans l’air du temps. Avec la crise, on revient sur le couple.

Comme songe le rêve

Sur les rivages de la mer où les sillons surgissent

Des petits détails qui viennent briser les conventions et qui font naître de l’inquiétude. C’est toujours vague, à la limite de l’indicible et, finalement, peut-être plus étrange que menaçant. Sensation d’ondulation. Entre résonance et oubli, dans le contradictoire désir d’obstruer, ou non, la réalité.

Et s’empreindre à sa trace, mimer la manière

l’abord du visible et qui prélève le signe et accorde

Au bout du compte, cela n’a rien apporté.

Pour y moudre les pierres,

Les broyer sur le large.

Ce n’est pas assez, mais c’est un début.

Mimer la manière
Publié le 16 août 2010
- Dans la rubrique PALIMPSESTE
Lumière Temps Langage Ville Parole Chemin Paysage Ciel Couleur Rêve Traces






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