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LIMINAIRE
Chercher son chemin


Un projet qui tombe à l’eau par manque de temps, oubli de la date butoir de participation, serait plus juste. Un signe peut-être ?

Faites-nous découvrir l’éclectisme du 10e au travers de la street photographie. Les habitudes du quartier, son quotidien, ses moyens d’expression seront votre source d’inspiration pour un projet à mi-chemin entre la photographie de reportage et la photographie humaniste.

Laisser quelques jours et, pour ne pas perdre la sélection d’images effectuée dans ce cadre là, décider d’écrire un texte sur ces images et pourquoi celles-là précisément pour évoquer le quartier dans lequel je vis depuis bientôt vingt ans.

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Rue Lafayette, 26 septembre 2016

Une porte d’entrée dissimulée qui permet d’entrer dans une autre dimension de la ville, comme ces immeubles factices dont la façade cache un secret bien gardé, dissimule une fonction qu’on préfère ne pas montrer, décor de cinéma qui prend forme et dure jusqu’à remplacer les originaux moins glorieux, il faut voir les images du tournage en studio du film Hôtel du Nord de Marcel Carné, la façade actuelle ressemble à s’y méprendre à celle du film conçue par Alexandre Trauner, car elle a été restaurée après le tournage pour rappeler l’endroit que le film, inspiré du livre d’Eugène Dabit, et ses images ont fini par inventer le réel. L’entrée se fait par le regard. La perspective que le reflet prolonge, intensifie notre perception de la rue, nous ouvre grand ses portes.

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2 mai 2016

Les méduses sont apparues sur Terre il y a environ 650 millions d’années et figurent parmi les premiers invertébrés. Très tôt après leur mort, les méduses échouées sur une plage se retrouvent enfoncées dans le sable qui pénètre dans leur cavités internes, formant une empreinte en creux. La structure des méduses proche de certaines plantes lui vaut d’être appelée zoophyte, littéralement plante-animal.

Linné désigne les tentacules des méduses comme des étamines, leurs bras oraux comme des pistils. C’est également lui qui le premier en 1746 leur assigne le nom générique de méduse, à cause de leurs tentacules qui s’étirent puis se rétractent comme la reptation ondulatoire des serpents recouvrant la tête de Méduse, l’une des trois Gorgones de la mythologie grecque. L’analogie avec la Gorgone porte aussi sur l’habitat, le naturaliste François Péron pensant que la disparition saisonnière des méduses est liée à leur migration dans les ténèbres abyssales où se réfugient les trois Gorgones.

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Pointe Poulmarc, 30 juin 2013

Chercher son chemin, chercher sa voie. Se repérer et tenter de trouver sur son plan l’endroit où se produit la chorale, le groupe qu’on souhaite écouter à l’occasion des Voix sur berges, comme tous les ans en juin le long du Canal Saint-Martin.

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Rue Eugène Varlin, 18 janvier 2008

C’est une ville lumineuse toujours présentée sous son meilleure jour, dont les murs constamment propres et clairs, semblent neufs, très anciens pourtant mais parfaitement préservés, aux perspectives impeccablement dessinées pour souligner l’élégance et l’irrémédiable beauté du lieu. Mais il y a des matins où la ville est sale, abandonnée, il y fait froid, et quand il pleut, que le ciel est bas, la lumière s’aiguise, tranchante, et trahit son côté sombre. Et j’avoue qu’il me plaît bien.

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Boulevard de la Villette, 13 mars 2016

Nous ne traversions plus la ville pour nous rendre à l’opposé de chez nous, désormais c’est la ville qui se déplace. Et surtout ces peintures que nous avons pris l’habitude de voir envahir nos murs se déplacent régulièrement par l’intermédiaire d’un support inédit, un jour ce sont les parois amovibles des chantiers, un autre jour la surface des camions transformant peu à peu la ville en exposition à ciel ouvert.

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Place de la République, 1er août 2013

Sur le motif, peindre sur motif, seuls les peintres du dimanche persistent encore à prolonger de nos jours cette pratique dont les derniers exemples notoires remontent aux impressionnistes. Mais c’est assez exotique en ville pour attirer les jeunes passants sous le regard amusé d’une publicité pour une enseigne de salle de sport voisine.

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Canal Saint-Martin, 2 août 2015

Regarder. Voir. Être observée. Attirer le regard. Prendre une photo ou l’envoyer ? Et le paysage dans tout ça ? L’objet de la photographie.



Concours de circonstances
Publié le 17 septembre 2017
- Dans la rubrique PALIMPSESTE
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