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LIMINAIRE
Intermédia et transmédia à partir des œuvres de Marguerite Duras
Dans Le message narratif [1] Claude Bremond évoque les travaux de Vladimir Propp sur les contes et note que « toute espèce de message narratif, quel que soit le procédé d’expression qu’il emploie, relève de la même approche à ce même niveau. Il faut et il suffit qu’il raconte une histoire. La structure de celle-ci est indépendante des techniques qui la (...)
Une chaise est une chaise est une chaise
Vendredi soir, nous sommes rentrés du concert de Pete Doherty au Palais de Tokyo avec ma fille aînée, en empruntant le métro. En montant dans le wagon, nous remarquons une chaise en bois vide, disposée juste devant la porte du conducteur. Une chaise vide dans un espace comble où il ne reste aucune place libre. Le métro entre dans la station (...)
Proust : le temps d’un film
Jean-Pierre Sirois-Trahan, professeur à l’Université Laval, à Québec vient de révéler, dans son article Un spectre passa... Marcel Proust retrouvé, paru dans le dernier numéro de la Revue d’études proustiennes (Classiques Garnier) [7], la découverte d’un film d’actualité dans lequel figurerait Marcel Proust. Sur ce film de 1904, conservé (...)
Boucler la boucle
Une image muette, structure à la croisée de l’effet et du sens, de la répétition et de la fluidité. Entre chaque image, l’impression d’un mouvement perpétuel. L’animation masque les béances, suture les bandes et les blancs, en s’appuyant sur la persistance rétinienne. Une sollicitation du regard, une caresse pour les yeux. Dans le double (...)
S’il y a lieu
C’est d’abord un silence, le cas échéant un temps en suspens ; une lumière rasante qui souligne le paysage, en isole les aspérités ; l’absence de mouvement ; nuances de gris ; la poussière qui virevolte en l’air dans le faisceau lumineux, pris au piège sous les feux du projecteur ; personne ne marche ; personne n’attend pour traverser ; le feu indique (...)
Collages, films et photographies d’Anaïs Ibert
L’artiste Anaïs Ibert est photographe, cinéaste, elle réalise également des collages à partir de journaux et de magazines découpés. Dans ce travail de découpage l’artiste se concentre sur des détails, des images dans lesquelles elle cadre, soulignant un geste suspendu dans son mouvement, isolant un regard, un sourire, montrant un oiseau qui s’envole, (...)
D’un jour à l’autre, avec Michel Butor
On peut distinguer trois phases dans la production littéraire de Michel Butor, les romans publiés aux éditions de Minuit (La modification, L’emploi du temps), puis les grandes séries poétiques telles Répertoire publié chez Minuit (5 volumes d’essais et conférences), Le génie du lieu publié chez Grasset pour le premier volume, puis chez Gallimard pour les (...)
La mer est ton miroir
Tous les jours, souvent même plusieurs fois par jour, se rendre au même endroit, à l’évidence s’y rendre, comme on dirait à bon escient s’y abandonner, abonnés, car nous ne pouvons plus nous en passer, lieu devenu incontournable, comme nous avons besoin de ce temps là, de cette activité là, une respiration dans la journée, une parenthèse, il faut sans (...)
Le sel de la vie
Françoise Héritier est ethnologue et anthropologue. Elle a succédé à Claude Lévi-Strauss au Collège de France, inaugurant la chaire d’« étude comparée des sociétés africaines ». Dans Le sel de la vie, [10] ouvrage que m’a conseillé Anne Savelli il y a quelques semaines, Françoise Héritier répond à une carte postale que lui adresse son médecin et ami, le (...)
Promenons-nous dans les bois...
L’œuvre de l’artiste Eva Jospin est présentée jusqu’au 28 août 2016 au cœur de la Cour carrée du Louvre. Ce panorama est hébergé dans un pavillon conçu comme une architecture artistique : les façades majestueuses du Musée du Louvre se reflètent dans l’habillement à pans coupés de la surface du pavillon. L’œuvre d’Eva Jospin qui travaille le (...)
Voix dédoublée
Cette expérience est un jeu de l’enfance. Se cacher derrière quelqu’un et parler à sa place, lui demander de bouger les lèvres sans prononcer un mot tel un ventriloque, d’articuler en silence, de parler dans le vide, en accompagnant cette pantomime de gestes discrets soulignant ce qu’il dit. Personne ne parle vraiment sans bouger les mains, même de (...)
Saut dans le vide
« Celui qui saute dans le vide n’a plus de comptes à rendre à ceux qui le regardent. » Jean-Luc Godard, dans sa critique de Montparnasse 19. « Ce qu’Yves Klein met en place, écrit Camille Morineau commissaire de l’exposition du Centre Pompidou [12], est destiné à s’effacer devant le dialogue que le regardeur établit avec un au-delà, qui reste (...)
Une nouvelle manière de voir le monde
La pratique de la photographie numérique avec un téléphone mobile s’est très largement diffusée ces dernières années. Instagram, application gratuite pour téléphones et tablettes numériques, créé en 2010, qui revendique plus de 100 millions d’utilisateurs, a été achetée en avril 2012 par Facebook pour un montant d’environ un milliard de dollars. Elle tient (...)
Le dormeur dans l’art
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ; Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. Arthur Rimbaud, Le Dormeur du val Le texte d’Un homme qui dort de Georges Perec s’ouvre, tout comme les premières pages de À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, en mettant en scène un (...)
L’eau qui dort, de Michael Pinsky
L’exposition à ciel ouvert L’eau qui dort, de l’artiste plasticien Michael Pinsky, met en lumière les dérives de notre société de consommation, de manière poétique et pédagogique, dans le cadre de la COP21. Elle est visible sur le bassin de la Villette, face à la Géode, jusqu’au 3 janvier 2016. Habitant du quartier depuis une quinzaine d’années j’ai (...)
Plis et replis
Dans les draps, l’ombre que leurs plis forment dessine le portrait d’une femme ou d’un homme. Mémoire de nos mouvements nocturnes dont il reste au matin les traces dans les ondulations du tissu, qui se répercutent parfois comme en écho, sur la peau de notre visage, mémoire à fleur de peau. J’imagine une chaîne de montagnes derrière laquelle le soleil (...)
L’inquiétante étrangeté
Un oiseau est entré par accident dans ta chambre. Un pigeon. Il faisait chaud, tu avais laissé les fenêtres de ton appartement grandes ouvertes, pour faire entrer un peu de la fraîcheur de l’air du jour déclinant. L’animal s’est cogné violemment contre le mur opposé, battant des ailes, affolé, en perte de repère comme de vitesse, puis il s’est posé en (...)
Le langage des fleurs
Dans la rue, elle notait les bribes de phrases qu’elle saisissait sur le vif, un travail de capture ressemblant selon elle à mon activité photographique. Je suis très touché par ton côté rebelle, animal blessé. Elle répétait ses phrases inlassablement comme son travail d’actrice le lui avait appris à le faire, jusqu’à ce qu’elles se transforment en une (...)
Pâle lumière de la mémoire
Depuis l’enfance, j’aime les œillets et la peinture. Je suis née à Toulouse. Mon père était huissier et ma mère libraire. Quand elle se mettait en colère, elle criait après moi en espagnol. Mon enfance fut terne et sans relief. Dès que j’ai pu, je suis partie de chez mes parents. Je jouais du piano. Je suis gauchère. Visage ovale. Pas mariée, je ne crois (...)
Une ville sous la ville : cet envers de soi dans l’endroit où l’on vit
Un réseau de tunnels caché sous l’étendue de la ville qui n’est pas celui qu’on connait, avec ses bureaux, ses centres commerciaux, ses stations de train ou de métro et ses cinémas situés sous le niveau de la rue. Une ville sous la ville, une ville qui dédouble la ville. Une ville souterraine dans la partie la plus dense de la ville, dans son (...)
Le voyeur observe le voyeur
Comment oublier notre première rencontre sur le pont Saint-Louis, la fragilité de nos gestes hésitants, nos regards troublés, lorsque rentrant chez moi à pied, je remontais le quai aux fleurs au petit matin, le faîte des immeubles du quai d’Orléans dessinait en contrejour leur silhouette découpée dans un papier fragile, éphémère, je m’engageais sur le (...)
David Bowie is (sound and vision)
L’exposition David Bowie is tente de montrer toutes les facettes de David Bowie, dans la toute nouvelle salle conçue par Jean Nouvel : La Philharmonie de Paris. Un artiste multi-facettes : auteur, chanteur, acteur, producteur (on lui doit des albums comme Transformers de Lou Reed ou The Idiot d’Iggy Pop). David Bowie is all around you Les (...)
Où es-tu ? Là, t’es où ?
Où es-tu ? Là, t’es où ? Tu es là à me parler à l’autre bout du téléphone, et me voilà transporté, je t’entends comme si tu étais là, à mes côtés, toute proche, sans doute est-ce pourquoi je répète cette question dans le vide, où es-tu ? Sans entendre ta réponse, où es-tu ? sans l’attendre, où es-tu ? Car au fond je sais bien que tu es absent, lointain, en même (...)
Face à face : selon toute ressemblance
Aucune ressemblance entre deux visages ne peut rester crédible à l’attention méticuleuse d’un observateur aguerri, le semblable est assez peu répandu dans la nature, les vrais comme les faux jumeaux se ressemblent mais regardez-y de plus près, prenez le temps d’observer leurs visages et vous verrez, avec le temps, comme pour le jeu des sept erreurs, (...)
Tu chauffes
Tu m’avais fait une surprise pour mon anniversaire que je n’ai pas oubliée, tu disais souvent que tu n’aimais pas les papiers cadeaux, inutiles selon toi, vu que nous nous empressions de les déchirer, sans le respect des Japonais et leur furoshiki nouant un carré de tissus. Tu avais disséminé un ensemble de cadeaux dans tout mon appartement, un livre (...)
Avis de recherche
Avec tes amis du théâtre tu avais diffusé des dizaines d’affiches signalant la disparition d’une jeune femme dans les rues de Paris. Une affiche en noir et blanc, avec photographie d’un visage de face et avis de recherche, placardée dans différents quartiers. La photographie d’une certaine Sarah Vautier, sa description, la date de sa disparition, le 21 (...)
Nos 390 photos de sapins de Noël
L’année dernière, Gaétane Laurent-Darbon, photographe vivant à Marseille, a lancé une série photographique autour des sapins de Noël abandonnés dans la rue, Our 390 Christmas Trees, série publiée sous forme d’album sur Facebook à laquelle une quarantaine de personnes ont participé en envoyant leurs clichés. J’évoquais ce projet sur mon site l’année (...)
Une photo devant le photomaton
Une photographie c’est un geste, un regard, parfois très rapide, surgit d’on ne sait où, rapide comme l’éclair. Un désir. Cette femme, c’est elle que j’aperçois dans cette lumière tombante de fin de journée, cette teinte automnale des feuilles mordorées jonchant le sol humide, les lettres de l’enseigne lumineuse du photomaton qui se détachent dans le ciel. (...)
L’Inconnue de la Seine
Dans le visage de cette jeune inconnue, masque d’adolescente aux yeux clos, dont on n’apprit jamais ce qui, du suicide, du meurtre ou de l’accident, l’avait précipité dans les eaux du canal de l’Ourcq, avant qu’on retrouve son cadavre flottant dans la Seine, les nombreuses copies du masque réalisées à l’initiative du médecin légiste qui fut frappé par (...)
À la surface du mur
Le visage et ses distances nécessaires. Faire bonne mesure. Limite de discrétion. Dans les banques et certains magasins, ces marques signalétiques au sol qui délimitent une zone à ne pas dépasser, ne pas franchir. Au-delà de cette limite votre proximité devient suspecte, gênante, cette intrusion peut troubler, interférer dans la bonne marche de notre (...)
Derrière le miroir
Un mur qui fait office de miroir, une glace sans tain. Je veux que tu m’écoutes, j’ai besoin de parler. Ta voix ne me quitte plus depuis que tu n’es plus à mes côtés, elle m’entête, l’impression de t’entendre tout le temps, tes paroles s’entremêlent dans le tumulte de mes pensées, ce que l’on me dit ou ce que j’entends, les bruits environnants. Je te (...)
L’énigme des visages
Ce qui était le privilège de quelques agences de presse, communiquer en temps réel une photo à distance, s’est popularisé dès que la photographie est devenue connectée. Cette métamorphose s’explique par une définition toujours plus grande de l’image, l’accroissement de la capacité des serveurs, l’alliance du mobile et des outils de communication, (...)
Ton visage étoilé de souvenirs
Tu ne souhaitais pas te rendre à cette soirée, j’ai insisté pour que tu acceptes. Il y avait beaucoup de monde, chacun était venu accompagné de ses amis et ses connaissances, le nombre des convives bien trop grand pour permettre à chacun de discuter et d’échanger avec les autres. Le volume de la musique monté au maximum empêchant toute discussion. Bien (...)
Club du sourire contre ville des suicides
Une série de suicides tragiques survient à Budapest, entre la Première et la Seconde Guerre mondiale, de nombreux habitants se seraient jetés dans les eaux sombres du Danube obligeant les autorités à mettre en place des patrouilles afin de surveiller les quais et les ponts et de protéger ainsi les accès au fleuve. À l’époque certains ont cru que ce (...)
Portrait parlé
Je croyais avoir totalement oublié ce jeu puéril que l’on trouvait dans certains magazines que l’on achetait aux enfants pour les distraire pendant un long trajet en train, au moment des départs en vacances ; plus tard ce serait un livre d’Agatha Christie, dans la collection Le Masque à la couverture jaune si particulière ; ce jeu qui consistait à (...)
Ombres urbaines
Ce texte a été écrit à partir de la série photographique d’Agathe Lippa : Ombres urbaines. C’est comme cela que nous nous sommes rencontrés, dans ces circonstances précises, sur un quai de métro, je marchais derrière toi à quelques mètres en retrait, à bonne distance pour te voir et en même temps ne pas être visible, je n’étais pas sûr de t’avoir (...)
La tête dans les nuages
Dans L’Énergie spirituelle, Henri Bergson expose l’hypothèse selon laquelle c’est par une paréidolie, à partir des phosphènes naturels qui apparaissent lorsqu’on ferme les yeux, que sont élaborées les images des rêves. Cloud Face (détail), de Shinseungback Kimyonghun Je t’ai souvent raconté qu’enfant je passais mon temps allongé dans l’herbe à (...)
Nuage de fumée
Tu allumes une cigarette, tu ne fumes pas souvent mais lorsqu’il y a des amis à la maison, au restaurant après un agréable repas accompagné de bons vins, un café appelle une cigarette, à chaque fois que tu en allumes une je suis surpris, je n’ai pas l’habitude car je ne fume pas, ce geste me paraît toujours incongru, artificiel, un geste (...)
Le Jeu des probabilités
« On n’osait pas, au début de la photographie, regarder trop longtemps les visages des personnes fixés sur la plaque. On croyait que ces visages étaient eux-mêmes capables de nous voir » écrit Walter Benjamin. L’image, la vie. Le parallèle entre les deux. Face à nous-mêmes. Que valent nos souvenirs ? que valons-nous ? s’ils s’effacent et disparaissent ? (...)
Portrait dans un miroir
La lumière brûle tes cheveux, en blanchit abrasive les boucles blondes. Sur la pointe des pieds, tu tentes de t’approcher du miroir, te penches pour observer un détail de ton visage, le grain de ta peau, une rougeur peut-être, la clarté du soleil te surprend et suspend ton regard, en t’éblouissant. Tu fermes les yeux pour ne pas t’aveugler. Paupières (...)
L’autoroute du Sud ou le grand embouteillage
« Au début, la jeune fille de la Dauphine aurait bien voulu compter les heures, mais l’ingénieur de la 404 n’en voyait pas l’intérêt. tout le monde pouvait regarder sa montre mais c’était comme si ce temps attaché au poignet ou le bip bip bip de la radio mesurait autre chose, par exemple le temps de ceux qui n’avaient pas fait la bêtise de vouloir (...)
Des journées dans les arbres
Le photographie ne travaille pas dans le présent mais dans le futur antérieur, permettant de découvrir plus tard ce qui a été vu, une fois lʼimage révélée. Vivre le présent de son expérience comme le passé dʼun futur. Mais ne garder que l’essentiel, selon le principe des contacts successifs. Deux photos choisies de manière arbitraire selon leur numéro (...)
Deux temps de son histoire
Le photographie ne travaille pas dans le présent mais dans le futur antérieur, permettant de découvrir plus tard ce qui a été vu, une fois lʼimage révélée. Vivre le présent de son expérience comme le passé dʼun futur. Mais ne garder que l’essentiel, selon le principe des contacts successifs. Deux photos choisies de manière arbitraire selon leur numéro (...)
Images de rêve
En famille, dans un endroit de Paris que je ne crois pas connaître, nous traversons une gare, nous remontons le quai jusqu’à la partie la plus sombre de la gare, là où les voies sont les moins utilisées, peu de trains partant de là, voie de garage, surpris d’y trouver ce qui ressemble aux restes d’une fête en train de se terminer, d’une célébration de (...)
Un point invisible de l’espace
Le photographie ne travaille pas dans le présent mais dans le futur antérieur, permettant de découvrir plus tard ce qui a été vu, une fois lʼimage révélée. [33] Contacts successifs, de Pierre Ménard : IMG_4357 Chaque photographie, comme dans une spirale, porte en elle le souvenir de celles qui la précèdent. Rue d’Alsace-Lorraine, Paris 19e, le 29 (...)
La montée des circonstances
Le photographie ne travaille pas dans le présent mais dans le futur antérieur, permettant de découvrir plus tard ce qui a été vu, une fois lʼimage révélée. Vivre le présent de son expérience comme le passé dʼun futur. Mais ne garder que l’essentiel, selon le principe des contacts successifs. Deux photos choisies de manière arbitraire selon leur numéro (...)
Se perdre à côté de chez soi
J’ai relu en début de semaine quelques passages du livre Le poids du monde de Peter Handke, la force de cet ouvrage est telle qu’elle a changé le cours de ma semaine, celle-ci transformant les menus faits du quotidien par le regard et l’attention posés sur eux, contrairement à l’habitude, qui nous empêche de les voir au quotidien. « Ce livre (...)
Une émotion de cinéma
Pour son dernier numéro, le numéro 700 des Cahiers du cinéma, la revue a invité des réalisateurs, des auteurs, des acteurs, et leur a demandé de raconter une émotion de cinéma, un moment qui les hante, afin que ce n° 700 ressemble à un cahier d’émotions intimes, comme une grande tapisserie ou une bande d’images, un film rêvé. Hier, sur Facebook, (...)
Lit de mousse
Ce matin je suis sorti me promener le long du canal de l’Ourcq là où avec Pierre nous avions l’habitude d’aller courir tous les deux, tous les dimanches, jusqu’à Pantin, poussant dans nos meilleurs jours jusqu’aux Magasins généraux des douanes abandonnés dont j’ai visité le bâtiment cette année avant sa restructuration. Et comme je l’avais souligné à (...)
écrire dit vivre
« offrandes et libations miel pain fleurs et eau fraiche vers qui invite splendeur émouvante de se sentir appelée ça chante pinsons et merles ça s’agite abeilles et papillons ça pique en bouquet d’ortie à moi la vivance de la langue à moi les grandes bêtes venez à la visite ça crie dedans avec livrées sauvages ça cavale muscles et (...)
Les couleurs de la ville
Avancer dans le noir. Le bleu, le rouge, le jaune. Pour la plupart d’entre eux c’est un travail en bordure. Il suffit d’avancer. Le noir se détache du noir. Le chemin s’arrête dans le regard. La couleur participe pleinement à construire la ville, car elle permet en effet de travailler à réaliser de la diversité, de la singularité, mais aussi des (...)
La logique ne provoque que des nuits blanches
Cet été j’ai lu la presse tous les jours, en allant acheter le pain ma femme me rapportait le journal. J’ai lu dans Libération, vendredi 16 août, l’annonce de la mort de Sławomir Mrożek. Le dramaturge, écrivain et dessinateur franco-polonais Slawomir Mrozek est mort hier matin à Nice, à 83 ans. Né en Pologne, il s’est installé en France après avoir (...)
Abécédaire des prépositions
En avril 2008, Yves Bonnefoy proposait un bel éloge de l’abécédaire, dans le Magazine littéraire : « Un abécédaire ? Ce mot me fait remarquer que les livres d’apprentissage de la lecture, où les mots du parler quotidien s’accompagnent de la représentation simplifiée, naïvement archétypale, de la chose dites par eux, se conforment le plus souvent à l’ordre (...)
Mon très lent paysage
Toujours changeant, demeurant pourtant le même homme dans son mouvement, ce parcours qu’il découvre en marchant, cette ville qu’il invente à chaque trajet, chaque promenade, cette ville qui s’invite à lui, se projetant en avant, avançant vers ce qu’il était, ce qu’il est et dans le même temps ce qu’il sera, tous ces instants réunis, regroupés en un même (...)
La ville est sous mes pas
Pour marcher dans le vide, il faut se construire un chemin. J’aime laisser faire les choses et j’ai toujours peur de peser. Comme tout passe, cela passera aussi. La vie, comme elle jaillit et nous éclabousse. Je crois, mais ma mémoire est défaillante. Sentiment cruel d’avoir perdu mon temps, de l’avoir utilisé à mauvais escient, de l’avoir consumé en (...)
Qu’est-ce que tu regardes ?
Elle est sortie fumer une cigarette dans la rue, dans les bureaux, c’est interdit désormais, il faut sortir, prendre un moment dans sa journée pour descendre les escaliers, affronter le froid comme en cette journée de printemps un peu fraîche. Elle attend peut-être quelqu’un, sans paraître impatiente, pressée de le voir. Elle fume. Les passants (...)
Book Machine
Je ne viens plus guère dans cet endroit, mais je me souviens qu’à l’époque lointaine où j’ai travaillé à la bibliothèque, et chaque fois c’est la même impression, je suis ému, troublé. Dans le hall, beaucoup de monde, de bruits, de discussions, la foule des grands jours, beaucoup d’hésitation, de fatigue aussi, de lassitude sur les visages et d’excitation (...)
En chantier : un état des lieux
Depuis quelques années j’anime de nombreux ateliers d’écriture et de création numérique : Vitry-sur-Seine (École d’ingénieurs ESIEA), Melun (Médiathèque de l’Astrolabe), Enghien-les-bains (Médiathèque George Sand), Deauville (Festival littéraire), Nilvange (Médiathèque), Valence (Beaux-Arts), Pau (Collège Marguerite de Navarre), Poitiers (Sciences Po et (...)
Objets trouvés du temps perdu
Nicolas Gary vient de publier l’information de la prochaine transformation de rames du métro de Buenos Aires en bibliothèques sur le site Actualité : « Les autorités locales ont pour projet d’offrir la première fournée de livres qui constitueront le stock mis à la disposition du public. Par la suite, ce sera aux usagers eux-mêmes de partager et (...)
MUR ou Le Voyageur exténué, de Raymond Bozier
La première fois que j’ai lu un livre de Raymond Bozier, c’était Abattoir 26, trouvé sur les rayonnages de la médiathèque de l’Astrolabe. Ce livre, tout d’abord publié chez Pauvert en 1999, a depuis été réédité, et c’est tant mieux chez Publie.net. J’ai proposé deux ateliers d’écriture autour de ses textes. Le premier autour de son livre Bords de mer , (...)
Le Rayon Vert
Le Rayon vert, film réalisé par Éric Rohmer en 1986, cinquième de la série « Comédies et Proverbes », illustre les vers extraits du poème « Chanson de la plus haute tour » d’Arthur Rimbaud : « Ah ! que le temps vienne / Où les cœurs s’éprennent ». Ce film, tourné en 16 mm et couronné par le Lion d’or au Festival de Venise, reprend, d’un ton plus léger (...)
Celle qui écrit et celui qui lit
 C’est le lieu que j’ai d’abord remarqué, eux je ne les ai vus qu’ensuite, le couple qu’ils formaient de part et d’autre de la colonne. Cet endroit c’est la première fois que j’y viens, longtemps que je ne passe plus par là, que je ne travaille plus dans ce quartier. Ce jour-là, les grandes portes à battants verts étaient ouvertes. Au milieu de la (...)
Monostique paysager, par Jacques Jouet
Jacques Jouet, né en 1947 à Viry-Châtillon, a été dix ans animateur culturel en MJC, avant de consacrer sa vie à l’écriture à partir de 1979. Il a écrit de nombreux livres : théâtre, poésie, romans… Il est membre de l’Oulipo depuis 1983. Il est en résidence d’écrivain au Parc de Rentilly. Situé à une trentaine de kilomètres à l’est de Paris, en zone (...)
Ed Fella : Documents / In the Street
Ed Fella - Documents / In the Street Vernissage - projections, au centre international de poésie de Marseille, le vendredi 25 novembre 2011, à 18h30 In the Street, soirée de cinéma dédiée à la rue new-yorkaise, à travers le regard d’artistes, auteurs et photographes, précédée du vernissage de l’exposition consacrée à Edward (Ed) Fella. Fotokino (...)
Décorum
Musique composée par Rodolphe Gissinger et Philippe Zulaica excepté le morceau n°04 composé par Aurore Dudevant et Philippe Zulaica. sur l’écran souvent le film je ne le vois plus distrait par le son, les bruits me portent loin de l’image je ne vois plus rien à l’écran que la bande originale. le contraire est vrai souvent. une bande son c’est un (...)
Jean-Luc Godard
À l’occasion des 80 ans de Jean-Luc Godard, le metteur en scène Franco-Suisse est né le 3 décembre 1930, je vous propose de voir et d’écouter un montage d’extraits de certains de ses films. Jean-Luc Godard est l’un des plus importants cinéastes vivants, il n’a jamais cessé de renouveler le cinéma (fer de lance de la nouvelle vague, expériences inédites de (...)
Claude Favre
En présentant le premier ouvrage de Claude Favre diffusé sur Publie.net, Des os et de l’oubli, François Bon écrivait : « Parce qu’il y a une urgence à mettre ici ces mots, qu’il peut y avoir urgence aussi à dire à l’auteur qu’on les entend, qu’on les partage. Qu’on s’y mette nombreux. » Oui, il y a urgence, et particulièrement en ce moment où Claude (...)
Nous l’aimions tant que ça, Glenda ?
Tu revois ce moine des ordres mendiants, qui ne voulait ni mourir ni vivre. La paix était sur son visage, débordant et excluant, insondablement, tous les attributs, toutes les voies... Tu pressentais comme une rivière que descendraient des barques de grenat et de noir, des feux entre les rocs, saveur de pain, toucher de doigt, licorne, narval, (...)
propositions d’activités
42 Qui s’y colle au sac du supermarché ? Les modifier permet d’utiliser les lieux à l’issue desquels se déroule l’autoroute au passage d’un camion, ce qui pour ton canapé fait quatre mètres de haut, d’accord pour activer le suivi ? Un peu austères, des productions constituent leur objet en même temps qu’elles le propagent, se brise sur le tranchant des (...)
GNOSES
Ébauche qui ne tend qu’à ce qu’elle renvoie, les pas dans la nuit, l’avance énigmatique du chat, le vent qui bat aux vitres comme si, entre pardon et éveil, tu nous avais une dernière fois revus... Légiférer contre les oukases du monde, de l’Un fustigeant ses voilements et ses remords, enfin voué à l’éblouissement qui le comble, s’en allant vers le (...)
L’identité obscure, de Jacques Ancet
C’est comme, minuscule à peine, une effervescence avec les mêmes images, leur même lumière, le chêne, son tronc obscur, le chat sur la fenêtre, le silence soudain de l’heure, on ne sait plus trop pourquoi maintenant, plutôt que demain ou qu’hier, pourquoi ici, mais ici, maintenant, c’est partout, c’est le monde qu’on n’entend que quand il se retire (...)
VOYAGES II (1970)
HALD (Jutland) Tu es cette heure d’exil, ouverte à l’enfance des gestes. Au silence des galets, à leur avidité, lisse, aveugle. Au trop plein d’herbes minutieuses. Qui te dira pourquoi est-elle revenue, la chance que tu ne guettais plus, trace mouvante du partage ? Tu te tais, tu te cognes, de partout tailladé, avec un sourire de (...)
Comme en des forêts
qui peut comprendre qu’on soit parfois dans les villes comme en des forêts où chaque arbre vous ressemble où chaque mouvement est vôtre où chaque cri chaque regard se perdent dans la touffeur de l’air où les craquements des choses étouffent les battements du cœur où l’odeur même du sol est celle de votre corps planté là sur une dalle en béton (...)
VOYAGES
SAN GIMINIANO, Toscana (1972) Du temps où nous dispersions la lumière neutre, t’en souviens-tu, sur l’une ou l’autre de ces crêtes grises, l’aveu de la chose à venir, déni, grain levé, grappe, rafale, strie... Il t’a fallu dénaître, depuis, renvoyer la verte indifférence, réconcilier l’intelligence de la brume et la première imprécision des hymnes... Tes (...)
THERE ARE MORE THINGS... (1974)
Pas plus de traces que de preuves : seule, l’indue gratuité des passages. Ô les gestes de craie, le périple des souffles sur le dernier promontoire – ces enfants aplatis, déguisés, dedans l’assèchement qui n’accueille pas. (Non pas un quelconque but, mais le BOUT : car il ne se peut pas qu’un homme se soit autant plongé dans la dévastation sans (...)
FREVO RECIFENSE
Arracher tout horizon comme toute assise, sans jamais les punir tels qu’à l’heure du Retour ils t’effacent. Contre les préjugés du global, les mépris qu’ils engendrent, les déracinements qu’ils gèrent, sachons ne jamais oublier que, oui, il y a, il y aura toujours des territoires, des appartenances, des paysages, des langues, des espaces pétris de (...)
LIMES (fragments)
Qu’on te rende le vacarme multiplié de l’affût, l’archer et ses amulettes, là où rien n’avilit, mais accompagne, saisie de l’araignée dans sa transparence... Tu pouvais désormais t’éloigner sans dévoyer ou trahir des rites, te souvenir sans soumission de tout, la fraîcheur sombre, le pli déclos lovéen ces temps enfin à part, une distance creuse, (...)
ZEN
J’ai su que je ne savais rien de rien sur rien le jour où j’ai rencontré ces quelques lignes lentes et fermes, m’éclairant avec douceur et ironie du fond des âges : « Avant d’étudier le Zen, je croyais que les fleuves étaient des fleuves et les montagnes des montagnes. Tandis que j’étudiais le Zen, j’ai su que les fleuves n’étaient pas des fleuves (...)
Écrire
Ce monde est éclaté (ou absent) ; ce langage lui ressemble, qui l’épouse en creux. Et si nous le jouons, son impassible ténacité nous joue, elle aussi : « reflet » d’une tension, certes, mais reflet qui se refuse, immuable au centre de la dislocation, qui se perd en s’assumant pour PRODUIRE et non pas pour REFAIRE. Langage qui nous parle jusqu’aux (...)
FILIATION
D’être qui tu es, le délire en bout de piste ne suffit plus. Ni le temps, cette vieille fille. Ni cette banquise à détisser. Pas même un beau lâcher de faucons. Depuis que la dialectique a loupé la dernière marche, un sommeil narquois , en attente de vide...Ou alors débris d’un paysage, cuir des nuits rutilant dans la coulisse, à l’orée aplanie des (...)
TÉMOINS
Nazim HIKMET : Teindre les miroirs, enjamber la tonsure de l’hiver, à l’approche de cette brusque giclée de lumières. Pari sur l’avènement de la bataille d’aujourd’hui, pas sur l’issue de celles à venir. Ton pli, ton joug, ta chance.... Octavio PAZ : La fenaison vénale te requiert. Qu’importe si la nuit aztèque exhibe ses pluriels, si le temps joue à (...)
De la critique...
Il nous semble qu’avant même de poser et de se poser les questions que immanquablement surgiront, il conviendrait de définir avec plus de précision la notion même de « critique littéraire ». Nous lisions récemment sur le [site de Fabula|http://www.fabula.org/] un article sur le livre que Dominique Viart a consacré à l’œuvre de François Bon ; après (...)
L’APPEL
A Lacan ses lacunes (MissTic, la belle graffiteuse) C’est là, sur l’autre scène, que se dénoue ce jeu à la fois opaque et cohérent, celui dont le secret, naguère signe vide, se remplit et se reconnaît : lente reconquête sans noyau ni contour, où les deux se rejoignent dans le sillage de cette main d’ombre jusqu’au nœud de son inaltérable effacement. Ni (...)
RIMBAUD, LE FILS
À Pierre Michon, à ce qu’il fut, à ce qu’il est, où qu’il soit Frêle noyau, livrant ses choix aux vents, aux carrefours, aux brins d’herbe, pierres gisantes où ne demeure que ce qui devient deux, s’innocente, s’incurve, s’abaisse à ses propres poussières... Ici le lieu n’est plus enclos ni territoire, don d’emblée saisi, lest de chance, dépouille des (...)
SÃO LUIS DO MARANHÃO, BRASIL
Toison, moelle des feux, frayeur du lieu qu’ils peuvent enfin trouer et teinter pour en détisser la rumeur, faces se mirant en creux comme pour y remonter l’Autre, fils des vents, derviche du côté des lumières, qui s’écarte, se laisse porter, glisse où la houle l’entraîne - lui qui n’a connu ni le baiser qui parjure, ni la main qui berce et délie... (...)
Parages...
« On n’aime pas parce que, mais malgré ; non pour les qualités mais malgré les défauts. » William Faulkner « Celui qui est incapable de faire un mauvais tableau ne mérite pas d’en réussir un bon. » Max Ernst « Un temps long avait passé, aussi peu racontable que l’oubli. Vous le savez : N’existe que ce qu’on dit. Ni vous ni moi ni personne n’existons sans (...)
Désigner
Nommer. Ce qui en vient appartient déjà à l’oubli, au bris, au ressac, aux fêlures... Tout nom, tien ou d’autrui, est chose inguérissable ; c’est d’un biais plus dru que toute lame qu’il te faut l’évider en ce jour de traversée vers la « pure contradiction », cette « joie de n’être le sommeil de personne » dont Rilke nous voulait les silencieux témoins... (...)
Ellipse et laps
8h45 Une femme traînant une valise m’accoste alors que je suis en train de retirer de l’argent au distributeur automatique de billets. Mon bon monsieur, moi je suis une chaude, j’aime le sexe. Mais n’allez pas le dire au voisin, là dans la rue. 11h32 Un petit garçon emprunte un livre à la médiathèque. J’ai pas envie de le rendre de (...)
Les états du désert
Certainement, il n’y a pas un art aussi intelligent que celui d’aujourd’hui. Il n’y a même que ça : de l’art intelligent, c’est bien le problème. Le problaiaime ! mais pourquoi un problème ? Parce que justement, il n’y a plus d’art, il n’y a plus que de l’art intelligent, c’est à dire, autant qu’il y a d’artistes, autant d’idées de l’art. Les artistes ne (...)
Corps célestes sans concession
La justice chinoise a interdit la vente de parcelles de la Lune, jugeant que les corps célestes n’étaient la propriété de personne, rapportent samedi des médias chinois. La cour d’appel de Pékin avait été saisie par une société, l’Ambassade de la Lune en Chine, qui vendait des concessions lunaires au prix de 600 yuans l’hectare. En trois jours, écrit (...)
l’enfance de la question
Les étoiles c’est des morceaux de soleil. ’’Comment Jésus peut-il faire le soleil ?’’ Avec des morceaux de lune. ’’Qu’est-ce que c’est que la lune ?’’ C’est quand il fait noir. ’’Mais qu’est-ce que c’est ?’’ C’est une boule. ’’Elle est grande ?’’ Oui comme le soleil. ’’Il y a plusieurs lunes ?’’ Oui. ’’Combien ?’’ Il peut y en avoir deux. ’’Pourquoi (...)
Mars
Je commençais à soupçonner que me manquait la faculté de reconnaître, chez les gens, la méchanceté ou la bêtise ; en d’autres termes : peu à peu je me rendais compte que chacun savait à quoi s’en tenir sur le bien et le mal mais que, contrairement à tous les autres, je ne savais pas ce qui était bien et ce qui était mal, je ne savais que ce qui était « (...)
car
Je vis mais sans vivre en moi-même tant j’espère une vie meilleure, et je me meurs car je ne meurs. Thérèse D’Avila
sommeil
Dormir ce n’est pas seulement allumer le capiteux lumignon rouge dans la chambre obscure pour que le corps inconscient puisse vaguer à son aise en lui-même ou s’il prend l’idée d’aller au cinoche du cerveau être chauffé à blanc par les stridences supportrices de sa conscience rêveuse, laquelle se trouve intéressante et voudrait bien se mettre en scène. (...)
ce qui se donne à lire se donne à lire par citations
Pour ceux toutefois qui ne considèreraient pas gl comme une réponse satisfaisante - pour en avoir d’abord attendu une réponse -, ceux à qui gl ne dit rien - pour avoir d’abord cru que gl ne disait pas rien - et qui, on se demande pour quel repas, continueraient à baver sur place, suggérons que la question théorique, élaborée, sûrement (métalangue - (...)
afin de désobéir encore
Il n’y a jamais eu autant de mythes, concurrences de mythes durant l’histoire humaine, que maintenant : Femme divinisée. Mort adorée. Démocratie plus violente et plus inégalitaire qu’au temps de Périclès. Guerre du sujet contre lui-même dans la névrose qui n’est que le récit secret de l’assujetissement. Fétichisme technicien. Jeunisme grégaire sauvage. Pis (...)
fureur en ut
Quand la fureur utérine surprenait la duchesse de Villadarias, rien ne pouvait la retenir. Elle s’emparait de l’homme qui lui excitait l’instinct, et il devait la satisfaire. Cela lui était arrivé plusieurs fois dans les assemblées publiques, d’où les assistants avaient dû se sauver. Casanova, Histoire de ma vie, vol.11 page (...)
où va
Puisque nous tournons en gardant pour centre le jour, son revers et notre repos doivent alors se superposer, à l’heure où une séquence de mots ne peut parvenir qu’en essaim de voix, enveloppant dans une étoffe douce mon corps qui filtre de moins en moins, la porte fermée, les yeux clos, au moment de glisser dans le sommeil la source de lumière où (...)
bleu
L’aurore boréale se présente la plupart du temps comme un phénomène lumineux d’un bleu foncé, bleu gris ou bleu vert. Nous savons que ce sont là les couleurs qui accompagnent en général les réactions de l’énergie d’orgone. Elles peuvent être facilement observées dans les protozoaires, les cellules cancéreuses, les bions de toutes sortes, les enveloppes des (...)
l’étoile
La mort, la venue vers soi de la mort, c’est aussi ce souvenir. C’est comme le présent. C’est entièrement là, comme le souvenir de ce qui est arrivé, comme de celui qui va arriver, les printemps des années passées, amoncelées, et celui qui vient, une feuille à la fois, au bord d’être là, avec nous. C’est, de même, l’explosion de cette étoile qui s’est (...)
Le voyage que, tous, nous essayons de faire
Nous sommes, en réalité, appelés par des quantités d’endroits, par des côtés lumineux, par des soleils, par des rayons, et aussi par le côté noir. Mais c’est le côté noir que nous préférons. Si j’ai décrit Hélène belle, seule, sensuelle, une magnifique jeune fille qui pouvait tout attendre de la vie, et si je lui ai fait préférer le trou noir dans lequel elle a (...)
Tu es bien portant et tu vas te perdre
Il aurait bien voulu l’aimer dans sa langue, et par sa langue à lui ; or, au lieu de cela, il se mit à la regarder fixement, d’un air de menace. Après le premier instant d’étonnement elle se mit à avoir peur et pas seulement pour lui faire plaisir. Il jouait avec la pensée de la tuer, ou du moins de lui voler ou de lui détruire quelque chose ; personne (...)
Au milieu de la ville
La femme et l’enfant sortirent de l’immeuble sur une rue tranquille où, éblouis par la lumière grêle de l’après-midi d’hiver, ils fermèrent les yeux. Ils allèrent vers le centre de la ville par une rue où roulaient beaucoup de voitures, avec des banques à droite et à gauche, l’une se reflétant dans l’autre. A un feu rouge l’enfant imita le personnage du feu (...)
De l’affirmation
L’Occident, c’est cette civilisation qui a survécu à toutes les prophéties sur son effondrement par un singulier stratagème. Comme la bourgeoisie a dû se nier en tant que classe pour permettre l’embourgeoisement de la société, de l’ouvrier au baron. Comme la capital a dû se sacrifier en tant que rapport salarial pour s’imposer comme rapport social, (...)
Hallali sur l’hanami
Le chef de la météorologie nationale nippone a dû faire des excuses publiques mercredi après avoir annoncé prématurément l’ouverture de la saison des cerisiers en fleurs, rituel printanier célébré chaque année par le Japonais. La saison annuelle du « hanami » (« regarder les fleurs » en japonais), qui dure souvent moins d’une semaine, draine des millions de (...)
Univers, univers
Elle sait qu’elle fait partie de l’espèce, d’un troupeau immense planétaire. Elle jette son temps avec mépris, à sa mort personne ne pourra jamais la soupçonner d’avoir fait quelque chose pour quelqu’un, elle n’aura participé à rien d’autre qu’au roulis hagard du quotidien. Elle pense qu’ailleurs rien ne se produit, elle ne respecte pas la souffrance, elle (...)
Cicatrice
Nous étions sans sommeil : couchés dans les roues d’horloge de la mélancolie, et nous courbions les aiguilles comme des férules, et elles jaillissaient en arrière et elles fouettaient le temps jusqu’au sang, et tu parlais à des crépuscule grandis, et par douze fois j’ai dit « tu » à la nuit de tes mots, et elle s’est ouverte, et elle est restée ouverte, (...)
L’évènement
Il semble que notre problème, en cours de route, ait tout à fait changé. Nous demandions quelle était la nature des compatibilités et des incompatibilités alogiques entre les évènements. Mais, dans la mesure où la divergence est affirmée, où la disjonction devient synthèse positive, il semble que tous les évènements même contraires soient compatibles (...)
La raison vide de vraie pensée
« ...Et nous pensons que depuis quatre cents ans la conscience européenne vit sur une immense erreur de fait. Ce fait est la conception rationaliste du monde qui dans son application à notre vie de tous les jours dans le monde donne ce que j’appellerai « la conscience séparée. » Vous allez tout de suite comprendre ce que je veux dire. Vous (...)
Spéléologues
Des spéléologues, c’est ainsi qu’on appelle ces gens qui ont voué leur vie explorer des grottes, et qui suscitent toujours le plus vif intérêt surtout chez les citadins lecteurs d’illustrés, ont récemment exploré une grotte située entre Taxenbach et Schwarzach, qui tait jusqu’ici reste complétement inexplorée, comme nous l’avons appris par le journal. A (...)
NYC
Dans le baiser de qui la langue est dans la bouche de qui ; deux langues sont dans deux bouches, une et une langue est dans une et une bouche, deux langues sont le baiser. Ainsi la lumière dans l’avenue, l’avenue dans la lumière, la lumière dans la pluie et la pluie dans la lumière selon une incessante alternance. Heureusement sinon comment le (...)
Ma langue va mourir
Ma langue va mourir. On le dit, et sans doute en va-t-il des langues comme des civilisations, des religions. Ma langue va naître puisque j’écris, puisque nous l’écrivons, la parlons. Il faut à cette jeunesse toujours commençante le support d’une insondable vieillesse. Qui parle de décadence ? Les moribonds seulement, les muets, les traitres, les (...)
Discordante bande son
23 novembre New Orleans Amour en poudre, en cendre, en pleurs. Le monde me redevient opaque et ordinaire. Poulet au chocolat. Sandwich de dinde aux huitres frites. Je tire un rideau de larmes sur le Mississipi. Assise en tailleur dans l’herbe, béate et souriante, une femme me masse la plante des pieds avec une bouteille de Coca. L’Amérique (...)
vider le cache
Le livre est un vague amas de brouillons contradictoires. Je l’ai examiné une fois : au troisième chapitre le héros meurt, au quatrième il est vivant. c’est à cause du nom vous savez, un nom c’est juste quelques lettres il pouvait changer de nom chaque chapitre la mort du héros, c’est pour semblant J’écris sans imagination, par manque (...)
TROUBLEtrouble
une façon de se sentir épars éparpillé, papillon paille et papille pas pire mais pille pile poil la fois [tre] important de cette chose coupe te pose de soi cette importance là à côté de soi, comme une autre personne mais personne autre que soi, [celle] n’a plus qu’une feuille d’importance mince où à glisser entre soi et toi un soir une façon de se (...)
ne pas
ne pas mieux dire pour un rappel. Courir en arrière Couvrir Ce qui existe titre d’apparence sous titre d’appartenance quelque chose ou quelqu’un marque ce qui concerne quelque chose ou quelqu’un / d’autres lieux. un Dpt d’autre Un [ ] Passage Au plus pur [L’accent est mis, dansant sur Tout un domaine, rez de (...)
...........t.r..u.s................
il y a forcement un trou trouver sous ( l’herbe a gagné les vêtements, couvre la peau, le sol, trou du trouble tisse un trou d’œil en clin m’incline m’y mi-penche le corps au mur une porte d e s mouches une porte bassement dispose, renfrogne du couloir une boucle, faut glisser par dessous, (...)
Physionomies des caractères combinatoires
[............................................................. A.pproche de ... Le paysage se traduit par une modification imperceptible, comporte certains signes, lettres ou figures gravés entraînant des zones de grande amplitude jusqu’aux jours du grand dialogue compos. B.alisage des corps ... En particulier, dans ce cas, Il est nécessaire (...)
le champ d’une réponse se situe à mi-course
attendu qu’il y soit ... mais pas plus que ou est-ce la facilité encore ? felicit elle dit d’humeur, et moi j’appelerai d’un nom indéfini imprononçable je dirai : c’est ton nom. et sur ce nom viendra la couleur. nous aurions su préparer sa venue, une place. part. part du lieu, un espace, (...)
CO-INCIDENCE 3
ça pourrait paraître suspect je m’étendrais volontiers sur une foule de petits n’importe quoi (un peu plus loin : assise répète (la foule) : n’importe quoi n’importe quoi n’importe quoi n’importe quoi n’importe quoi n’importe quoi ... n’importe quel petit n’importe quoi fera figure de suspect pourvu qu’on s’y tende. v o u s l’ a t t e n d r e z (...)
flanc sur champ
je ne prépare rien, rien du tout un tout que je laisse m’écraser l’ombre jusqu’à s’asseoir sur ses genoux un tout que j’avale en faisant comme si l’air tait d’air et non pas le lieu du vertige je ne prépare rien, rien devant Je laisse faire le vide, se faire vide est la chose la plus difficile que je connaisse, (...)
d’ailleurs sur elle
j’ai perdu l’impatience ne me demandez pas comment, ç a c’est fait seul, dans le fond la photo tant attendue ne change rien ç notre affaire ce qui fait que ça change c’est le fait du passage à une autre perception. imperceptible. cette sorte de décor des choses on y évolue en croyants les arbres tordus sont tordus, les maisons casses casses les (...)
________finira par arriver / quelque chose finira par
c’est mettre les mains dans la terre, et les mains entraînent d’autres penses ou à penser à autre chose ce qui est presque pareil, sauf que là les penses naissent des mains et peut-être même de la terre qui les transmet aux mains, des penses de terre. on pourrait croire que ce sont des penses de rien tant elles sont différentes de celles précises, (...)
chambre d’espacement 2
ça vous tombe dessus d’un coup BLANC comme vide, vide la chambre lu mire cligne l’œil ébloui où ? est où dit-il de l’œil qui cligne , devrait-il soulever voilure pour mer haute ? ou rester amarré bas plus bas, on gagne en air, l’air de rien permet d’tre la foule permet du dos rond l’anonyme silhouette furtive, ne plus savoir si oui ou non ne (...)
________________________________en retour
plus ou moins demander ce que, se demander comme en retour plutôt retourné vers soi ce retour un boomerang au trajet lent implacable une rengaine aux cordes inusables moulin mouline remettant ritournelle sur le tapis les pas dans les pas plutôt plus que moins et toujours en accumulation de ces fameuses poussières qui nous attendent au (...)
HA billage 3 [ au sec]
montage et habillage face [3] des montures ne m’étaient étrangers ni lui ni sa monture de divers composants : une devanture, deux côtés, une arrière cour et un fond vitré. [l’intérieur ayant une capacité évidente démolir l’extérieur] NOTICE 1. Quand on souhaite que visage et à côtés soient posés perpendiculairement au sol seulement une surface (...)
HA billage 2 -
je debout sur la chaise la mère plus basse accroupie l’œil froncé sur je doit rester droite ... reste droite dit la mère accroupie tourne un peu sa tête à droite puis à gauche, elle veut dire, mais les épingles dans sa bouche les épingles si plantes ... elle en tire une doucement et pique sec hop avec l’autre l’autre main comme ça , (...)
HA billage 1 -
est-ce toi qui me / me tu /me touches tu trop /si tu me touches me touches l /appuie fort rien n’empêche l’orientation c’est toi qui me / tu touches ce que tu et je / insiste voir sur ce qui touche n’est pas plus bas que ce qui ne pas / mais toi où ? / de moi cavale / dans quoi exactement est-ce toi qui me vraiment ? /touches tu ou appuies (...)
M_O_U_V_e_M_E_N_T_S ____un deux troits
simple jardin déroule lumière de course... solanum dulcamara ... solanum nigrum ... perce persiennes à petite échelle marque dessin au mur dessin changeant ou est-ce le mur ? décolle, lève toi veux-tu lavabo eau et eau, eau et rires, corps --- elles s’enduisent plusieurs couches, le matin visage de crème lisse ----. similairement (...)
POSTES AVANCÉS
X—elle assise -------------- et elle assise plus loin --------X ---------------------lui parl,e----------------------------------------- elle assise regarde elle assise plus loin écouter/voir-------------------------- lui par,le----------------------------------------------------------------- elle assise plus loin se laisse mouiller par les (...)
entre peaux entre côtes entre mises entre vous : nous
une fenêtre devant / une fenêtre derrière nous et yvonne suit la course à ne pas s’y noter, ne pas s’étrangler la gorge entre baillante saute la perche yvonne, crache cache (se souvient encore vivement de leur première rencontre, et de qui présenta yvonne à l’achat, adoption immédiate, remerciements écrits) se penche la première fenêtre sentant si (...)
état des lieux >> qques pistes mêmes
sur le mur trois taches blanches trois portraits : même taille, même lieu, même regard [] [] [] elle pense : c’est lui, c’est lui, sûrement. pas au même âge, mais ici, toujours ici, assis sur le même banc, le banc prend de l’âge en même temps que lui il s’écaille par endroit et il devient plus clair, un Véronèse presque tendre, (...)
un couloir/une porte /une porte/porte un
à pieds joints, les mains tissent, porte à porte La pièce est encore nue, la pièce est encore vide je suis nue je suis vide je suis pièce /une/ à pile et face pile ou face profil : la pièce est blanche. /tu arrives d’A par le pont/ tu traverses/ il y a cette petite place, tu t’en souviens ? /deux bancs, une fontaine, deux grands (...)
La zone
« La zone est peut-être un système très complexe de pièges... Je ne sais pas ce qui s’y passe en l’absence de l’homme, mais à peine arrive quelqu’un que tout se met en branle... La zone est exactement comme nous l’avons créée nous-mêmes, comme notre état d’âme... Je ne sais pas ce qui se passe, ça ne dépend pas de la zone, ça dépend de nous. » Stalker (...)
La forme d’une ville
« La forme d’une ville change plus vite, on le sait, que le cœur d’un mortel. Mais avant de le laisser derrière elle en proie à ses souvenirs - saisie qu’elle est, comme le sont toutes les villes, par le vertige de la métamorphose qui est la marque de la seconde moitié de notre siècle -, il arrive aussi, il arrive plus d’une fois que, ce cœur, elle (...)
MORDRE ET RÊVER
des extraits choisis de conversations volées ne peuvent être reconnus contre moi que mes écrits des séances de media training pour apprendre aux magistrats à communiquer avec la presse et à contrôler l’information La parole est au procureur cet avis tient lieu de faire-part comment ai-je pu dire un truc pareil ? car il ne s’agit pas de se faire (...)
LA COULEUR D’UN MONOLOGUE
certains persistent à confondre colère sourde et atonie rage froide et somnolence on ne partage rien ou si peu... l’épreuve de force est inévitable nous sommes allés au maximum de ce que nous pouvons faire compte tenu des contraintes qui pèsent sur nous le maximum dans la limite du raisonnable l’épreuve de force est raisonnable la diversité est (...)
L’intermédiaire
Chassé du pays, il se replie vers ce qui sera selon l’expression d’un enquêteur son “sanctuaire affectif.” Il vit en état de prostration, incapable de communiquer autrement que par écrit. Leur intimité n’est pas un secret pour lui. Pendant plus de quinze ans, il règne en maître sur sa propriété. “Un type froid et méprisant. Un vrai con”, déclare le (...)
Créateur d’intérêt
C’est votre personnalité qui compte pour nous. Des projets qui nous rapprochent. Négociateurs de créances. Recherchons des candidats sachant convaincre. Recrutement immédiat. Entrez dans la vie active en poursuivant vos études. Excellence des goûts, qualité de l’accueil. Goûtez au plaisir d’entreprendre. Rapide progression de carrière possible. (...)
BLEU TRES NOIR
on dit que les bords de côte regorgent de requins Les gens d’Aceh ne veulent plus manger de poisson du ciel ce ne sont plus que de vastes et innombrables langues de terre vierges D’un bleu très noir Plus âme qui vive Plus de traces Que la mémoire de ce qui fut Les personnes interrogées y voient l’assurance d’une belle vie et plein de vacances (...)
La scène
La peinture est déjà là. Avant que tout commence. C’est par là que tout commence. C’est une toile tendue. On ne voit qu’elle en patientant dans la salle, en attendant que se lève un rideau qui n’existe plus depuis longtemps. Les acteurs entrent en scène, dans le noir. Comme par mégarde. La salle chuchote. Ca commence, murmure qui se tait comme une (...)
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