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	<title>LIMINAIRE</title>
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	<description>Une palpitation, un mouvement encore immobile, un espace de sursis dans la dissolution.</description>
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		<title>LIMINAIRE</title>
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		<title>Qu'est-ce que je regarde ?</title>
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		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


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		<dc:subject>Jeu</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;David Solomons, Marble Arch Subway, 2008 &lt;br class='autobr' /&gt;
David Solomons est un photographe anglais, n&#233; le 31 d&#233;cembre 1965. Il a &#233;tudi&#233; la photographie documentaire &#224; Newport entre 1993 et 1996. Pendant cette p&#233;riode, il est pass&#233; de la photographie en noir et blanc &#224; la couleur. Sa premi&#232;re s&#233;rie photographique, Underground, a &#233;t&#233; achev&#233;e lors de ses &#233;tudes &#224; Newport. Il y explore le m&#233;tro de Londres en utilisant la lumi&#232;re artificielle. Il photographie les rues de Londres et ses habitants. Il &#233;dite des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1889-862a0-c15d7.jpg?1782630299' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;David Solomons, &lt;i&gt;Marble Arch Subway&lt;/i&gt;, 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://bumpbooks.com/davidsolomons&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;David Solomons&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est un photographe anglais, n&#233; le 31 d&#233;cembre 1965. Il a &#233;tudi&#233; la photographie documentaire &#224; Newport entre 1993 et 1996. Pendant cette p&#233;riode, il est pass&#233; de la photographie en noir et blanc &#224; la couleur. Sa premi&#232;re s&#233;rie photographique, &lt;i&gt;Underground&lt;/i&gt;, a &#233;t&#233; achev&#233;e lors de ses &#233;tudes &#224; Newport. Il y explore le m&#233;tro de Londres en utilisant la lumi&#232;re artificielle. Il photographie les rues de Londres et ses habitants. Il &#233;dite des zines photos chez &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://bumpbooks.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bump Books&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ses photos du m&#233;tro, David Solomons s'est lanc&#233; dans un projet sur Londres ax&#233; sur la vie urbaine. Londres &#233;tait une ville trop vaste pour pouvoir, selon lui, r&#233;ussir son projet. En 2001, il a r&#233;alis&#233; que le West End &#233;tait g&#233;n&#233;ralement son lieu de pr&#233;dilection pour prendre des photos, et l'expression &#171; &#224; l'Ouest &#187; s'est impos&#233;e &#224; lui. Pendant 12 ans, il a arpent&#233; les quartiers commer&#231;ants anim&#233;s d'Oxford Street et de Covent Garden. Il avoue avoir bu des verres dans presque tous les pubs de Soho et &#234;tre tomb&#233; par hasard sur des dizaines de manifestations, d'&#233;v&#233;nements, de f&#234;tes de rue et de festivals culturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai d&#233;couvert son travail sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/davidsolomons/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Instagram&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. J'ai &#233;crit &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/qu-est-ce-que-tu-regardes&#034;&gt;plusieurs courts textes &#224; partir de ses photographies&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui figurent dans son livre &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://bumpbooks.com/davidsolomons/upwest&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Up West&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, pour mon projet des &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://liminaire.fr/mot/les-lignes-de-desir-25&#034;&gt;Lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. J'ai achet&#233; le tirage d'une de ses photographies qui se trouve d&#233;sormais expos&#233;e sur les &#233;tag&#232;res de ma biblioth&#232;que. C'est une photographie prise en 2008 &#224; l'ext&#233;rieur de la station de m&#233;tro de Marble Arch, &#224; Londres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la plupart de ses photographies, le cadrage dynamique, les lignes de force tr&#232;s marqu&#233;es, retiennent l'attention, dans la vivacit&#233; des mouvements, des positions entre les personnes photographi&#233;es, les espaces qui les r&#233;unissent dans un m&#234;me temps, leurs situations, leurs expressions, leurs relations sautent aux yeux. L'image se donne &#224; voir avec la m&#234;me &#233;vidence que le photographe a r&#233;ussi &#224; saisir l'effervescence de la vie en milieu urbain : les jeux de regards, les gestes esquiss&#233;s. Dans l'image de ce jeune gar&#231;on qui jongle avec son ballon de foot, c'est tout le contraire. Sa solitude nous intrigue, dans le vide de ce lieu, laiss&#233; &#224; l'abandon, que le gar&#231;on utilise comme terrain de jeu, &#224; l'abri des regards, libre de jouer comme il le veut, sans g&#234;ner personne. C'est le temps suspendu de cette sc&#232;ne anodine qu'offre la photographie. Dans ce temps qui nous permet de saisir ce qui est en jeu dans cette image. Ce qui est &#233;crit sur les murs qu'on a vainement tent&#233; d'effacer. La cam&#233;ra de surveillance hors service, ne tenant plus qu'&#224; un fil. Un tag de Bansky sur le mur de b&#233;ton gris qui vient ironiquement en interroger le sens : Qu'est-ce que tu regardes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les murs s'effritent avec le temps, et ce qui a &#233;t&#233; &#233;crit dessus, lointaine revendication, s'efface parfois ou perd son sens plus vite que ces publicit&#233;s qui envahissent nos villes. Ici, c'est l'absurdit&#233; du syst&#232;me s&#233;curitaire, un temps d&#233;nonc&#233; sur ce mur gris et nu qu'une cam&#233;ra de surveillance cadrait, on se demande bien pourquoi, peut-&#234;tre pour surprendre ceux qui venaient peindre leurs graffitis interdits. La cam&#233;ra ne fonctionne plus depuis longtemps, pendant &#224; son c&#226;ble &#233;lectrique, inutile. Un jeune gar&#231;on s'est empar&#233; de l'endroit pour y jouer au ballon, le bruit des rebonds l'amuse, lui emplit la t&#234;te. Adroit, il jongle avec sa balle de football qu'il ne quitte pas des yeux, elle tournoie au-dessus de sa t&#234;te, &#224; chaque fois qu'il tape dedans, la balle monte un peu plus haut, toujours plus haut, et la voil&#224; soudain qui s'immobilise en l'air, et se fige, comme ces &#233;toiles qui, la nuit, nous fascinent tant, car elles nous racontent avec leur lumi&#232;re l'histoire de leur disparition.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je regarde ce qui arr&#234;te un temps mon regard sans jamais le fixer, libre de circuler dans ce lieu &#224; l'&#233;cart, cet espace r&#233;duit, d&#233;sol&#233;, dans un angle mort de la ville, attrapant au vol le geste de cet enfant qui r&#233;v&#232;le tous les signes que je n'aurais sans doute pas remarqu&#233;s sans cela, sur les murs qui l'entourent, l'emprisonnent, alors qu'il ne quitte pas des yeux son ballon tournoyant dans l'air, pour mieux le relancer &#224; sa retomb&#233;e. Dans l'ambre du pr&#233;nom AMBER, &#233;crit en lettres capitales, la r&#233;sine fossile s&#233;cr&#233;t&#233;e il y a des millions d'ann&#233;es par des conif&#232;res ou des plantes &#224; fleurs, je retrouve le jaune mordor&#233; des lampes rest&#233;es allum&#233;es en plein jour. Je pense au nom du syst&#232;me d'alerte en cas d'enl&#232;vement d'enfants, AMBER Alert. Le gar&#231;on est seul, sans aucune surveillance. La cam&#233;ra ne fonctionne plus depuis longtemps. Nous le regardons jouer, t&#234;te en l'air, &#224; la fois insouciant et concentr&#233;. La photographie suspend le temps pour nous permettre de circuler &#224; l'int&#233;rieur, de comprendre le sens de ce qui nous entoure, dans le mouvement d'une &#233;criture qui exige l'attention de la lecture. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Une travers&#233;e des apparences est une s&#233;rie de textes sur les photographies qui nous accompagnent, fragment d'un monde, arrach&#233; au temps et &#224; l'espace.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Que voit-on vraiment de l&#224; o&#249; l'on est ?</title>
		<link>https://liminaire.fr/ecriture/palimpseste/article/que-voit-on-vraiment-de-la-ou-l-on-est</link>
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		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Zoe Leonard, Drop Off A.M. Pick Up P.M. 1999/2000 &lt;br class='autobr' /&gt;
Devant la vitrine d'un pressing, deux vieilles chaises d&#233;pareill&#233;es, assises, dossiers en bois et pieds m&#233;talliques. Une chaise d'architecte, une chaise d'&#233;colier. Personne sur la photo. On sent pourtant une pr&#233;sence &#224; l'image. Une pr&#233;sence fantomatique. On se demande s'il y a quelqu'un derri&#232;re la vitre. Peut-&#234;tre est-ce &#224; cause des reflets qui dansent &#224; la surface ? &#192; moins que cela provienne de ces deux vieilles chaises, us&#233;es, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/societe" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/ebe1d09ed9ae9c5d71d1289fcfbde978_1_-b5492.jpg?1782025360' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Zoe Leonard, &lt;i&gt;Drop Off A.M. Pick Up P.M.&lt;/i&gt; 1999/2000&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant la vitrine d'un pressing, deux vieilles chaises d&#233;pareill&#233;es, assises, dossiers en bois et pieds m&#233;talliques. Une chaise d'architecte, une chaise d'&#233;colier. Personne sur la photo. On sent pourtant une pr&#233;sence &#224; l'image. Une pr&#233;sence fantomatique. On se demande s'il y a quelqu'un derri&#232;re la vitre. Peut-&#234;tre est-ce &#224; cause des reflets qui dansent &#224; la surface ? &#192; moins que cela provienne de ces deux vieilles chaises, us&#233;es, chancelantes, laiss&#233;es &#224; disposition sur le trottoir, toute la journ&#233;e dehors devant la boutique. Depuis si longtemps. Un large panneau blanc, l&#233;g&#232;rement bancal, est accroch&#233; au-dessus des deux chaises. On dirait qu'elles le maintiennent en &#233;quilibre. Il indique le fonctionnement de la laverie automatique et l'heure du dernier service. C'est &#233;crit en toutes lettres. Noir sur fond blanc. On d&#233;pose le linge le matin, il est pr&#234;t dans l'apr&#232;s-midi. Tout est l&#224;, dans ce message. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette photographie fait partie d'une s&#233;rie de Zoe Leonard qui s'intitule &lt;i&gt;Analogue&lt;/i&gt;. Un projet compos&#233; de 412 photographies r&#233;alis&#233;es sur une dizaine d'ann&#233;es, entre 1994 et 2006. Ces photographies de vitrines traditionnelles, de devantures de magasins, ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es avec un vieux Rolleiflex. Un appareil des ann&#233;es 1940, &#171; vestige de l'&#232;re m&#233;canique &#187;, comme le pr&#233;cise Leonard, associ&#233; aux proc&#233;d&#233;s d'impression &#224; la g&#233;latine d'argent et chromog&#233;niques qui entrent en r&#233;sonance avec ce qu'elle photographie, tous ces magasins en voie de disparition. L'ensemble s'inscrit dans la lign&#233;e des grandes archives visuelles, comme les s&#233;ries d'Eug&#232;ne Atget, d'August Sander, ou de Bernd et Hilla Becher. &lt;br class='autobr' /&gt;
Son projet d&#233;passe le cadre de son quartier, le Lower East Side de Manhattan &#224; New York, pour suivre le circuit des marchandises recycl&#233;es &#8212; v&#234;tements d'occasion, publicit&#233;s jet&#233;es et mat&#233;riel photographique obsol&#232;te des magasins Kodak. Il nous fait percevoir une texture temporelle, celle de la vie urbaine du XX&#7497; si&#232;cle, au moment o&#249; les commerces de quartier commencent &#224; dispara&#238;tre au profit d'une mondialisation de l'industrie et des &#233;changes commerciaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Signes graphiques, lettrages et typographies recouvrent la plupart des lieux photographi&#233;s. Avec le temps, leurs couleurs s'estompent, la peinture s'&#233;caille &#224; la surface, la mati&#232;re se craqu&#232;le, les lignes se superposent, se confondent. Si certains messages restent encore identifiables, leur signification intrigue, renforc&#233;e par le d&#233;calage entre l'utilit&#233; initiale du lieu et les imp&#233;ratifs &#233;conomiques et commerciaux actuels, qui rappelle les trac&#233;s en creux des lettres qui se sont estomp&#233;es avec le temps &#224; la surface des marbres, ou ces rituels dont le caract&#232;re sacr&#233; nous &#233;chappe d&#233;sormais.&lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re fois que j'ai vu cette photographie, c'&#233;tait en l'an 2000, un tirage &#233;tait offert par le magazine Beaux-arts dans le cadre d'une coproduction avec le festival photographique du &lt;i&gt;Printemps de Cahors&lt;/i&gt; qui f&#234;tait ses dix ans. Le tirage est un peu diff&#233;rent de celui qui a &#233;t&#233; expos&#233; plusieurs fois (au &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.moma.org/calendar/exhibitions/1477&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Moma&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; comme &#224; la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://villa-arson.fr/programmation/expositions/zoe-leonard-analogue/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Villa Arson&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;), son cadrage est plus resserr&#233; que la photographie originale, reproduite dans le livre publi&#233; chez MIT Press, en 2007. Toute la partie droite avec le mur blanc recouvert de graffitis a &#233;t&#233; supprim&#233;e, recentrant l'image sur les deux chaises de guingois. Les signes graphiques de l'image, tr&#232;s nombreux dans l'int&#233;gralit&#233; de la s&#233;rie, me rappellent le travail sur la typographie vernaculaire d'Ed Fella. &lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233; en 1938 &#224; D&#233;troit, Edward Fella est un designer graphique am&#233;ricain qui a consacr&#233; une partie de sa vie &#224; la typographie vernaculaire. Comme nombre de cr&#233;ateurs avant l'av&#232;nement du num&#233;rique, l'artiste collectionne visuels, affiches, d&#233;pliants, flyers, publicit&#233;s. Le polaroid est pour lui permet d'enregistrer le vocabulaire alphab&#233;tique urbain et commercial. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ed Fella a eu la gentillesse d'accepter de participer en mars 2009 au &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://liminaire.fr/chronique/entre-les-lignes/article/ed-fella-documents-in-the-street&#034;&gt;deuxi&#232;me num&#233;ro de la revue d'ici l&#224; &#233;dit&#233;e par Publie.net&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Myst&#233;rieux travail d'un &#233;cart qui s'imprime&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette mat&#233;rialit&#233; d&#233;su&#232;te de la photographie de Zoe Leonard est ce qui m'attire dans cette image. Elle parvient &#224; saisir ce qui a cess&#233;, avec le temps, d'&#234;tre en usage, qui est devenu surann&#233;, qui demeure &lt;i&gt;dans son jus&lt;/i&gt;. Zoe Leonard privil&#233;gie depuis ses d&#233;buts le support argentique. Frapp&#233; d'obsolescence au regard de l'essor des nouvelles technologies, l'argentique traduit chez l'artiste une forme de r&#233;sistance, un travail de m&#233;moire, et un attachement &#224; la mat&#233;rialit&#233; de l'image. Pour elle, le m&#233;dium photographique est aussi l'objet d'une exp&#233;rience sur le point de vue. Que voit-on vraiment de l&#224; o&#249; l'on est ? &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;i&gt;Une travers&#233;e des apparences&lt;/i&gt; est une s&#233;rie de textes sur les photographies qui nous accompagnent, fragment d'un monde, arrach&#233; au temps et &#224; l'espace.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C'est un nouveau d&#233;part</title>
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		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


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		<dc:subject>Danse</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
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		<dc:subject>Corps</dc:subject>
		<dc:subject>Jeu</dc:subject>
		<dc:subject>Sensation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une fiction danse &#224; travers lui, qui n'est pas son corps ou un corps second qui n'a pas ses bras, ses jambes. &#192; peine plus grand, le v&#234;tement est premier (l'autre &#224; l'int&#233;rieur). &#201;vocation d'une musique peut-&#234;tre faite des parcelles de son corps &#224; lui, ou bien des n&#339;uds d'un corps &#224; sa mesure. &lt;br class='autobr' /&gt;
Marie de Quatrebarbes, Les vivres, 2021 &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un nouveau d&#233;part &lt;br class='autobr' /&gt;
Une invitation &#224; la danse, sur une piste qui est celle du monde tout entier, du secret des choses les plus simples comme des plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/capture_d_e_cran_2025-07-20_a_22.56_37-c11af.png?1756364637' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une fiction danse &#224; travers lui, qui n'est pas son corps ou un corps second qui n'a pas ses bras, ses jambes. &#192; peine plus grand, le v&#234;tement est premier (l'autre &#224; l'int&#233;rieur). &#201;vocation d'une musique peut-&#234;tre faite des parcelles de son corps &#224; lui, ou bien des n&#339;uds d'un corps &#224; sa mesure.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie de Quatrebarbes, &lt;i&gt;Les vivres&lt;/i&gt;, 2021&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;760&#034; height=&#034;515&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/m-k461slias&#034; title=&#034;&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est un nouveau d&#233;part&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une invitation &#224; la danse, sur une piste qui est celle du monde tout entier, du secret des choses les plus simples comme des plus rares. Ce qui nous double nous d&#233;passe. Ce qui nous transporte nous transfigure. Notre beaut&#233; les fait trembler. Comme un g&#233;n&#233;ral sans arm&#233;e. Comme un d&#233;m&#233;nageur qui a oubli&#233; son diable. Comme un touriste sans argent. On descend dans ce qui nous remue en profondeur. On br&#251;le. On fond. On hurle. Il y a des mouvements clairs, ce sont ces blancs et quelques mouvements noirs qui donnent &#224; l'image sa luminosit&#233;. Quelqu'un dont le regard serait tourn&#233; vers l'int&#233;rieur, plut&#244;t que vers l'ext&#233;rieur. &#199;a se bouscule sans rel&#226;che. Sueur et coudes se frottent contre nous. Est-ce notre corps (la puissance, le myst&#232;re, la pr&#233;cision, l'enchev&#234;trement int&#233;rieur parfait) qui nous leurre telle une machine ? L'intensit&#233;, quand &#231;a va vite et que c'est risqu&#233;, comme on a envie d'y retourner. Imprudent, sans voir le danger d'un sol qui &#233;clate sous mon corps. Quelque chose entre nous. C'est la v&#233;rit&#233; mais &#231;a ne suffit pas. La chaleur du jour qui s'&#233;chappe. Dans l'enchev&#234;trement des lucioles. Comme si, en r&#233;alit&#233;, il n'y avait l&#224; que l'id&#233;e de quelqu'un. L&#224;-bas arrive &#224; nouveau. C'est un nouveau d&#233;part. Des gestes, des mouvements. Toujours un peu de son propre imaginaire. Des boucles dans la lumi&#232;re. Une musique qui ne nous quitte plus. Une respiration rapide et irr&#233;guli&#232;re. Sur sc&#232;ne, chacun a jou&#233; son r&#244;le. J'imagine &#224; quoi on ressemble vu de l'espace. Il y a des sas qui sont des petits exils. Il fait nuit quand on rentre. Debout, h&#233;ro&#239;ques, puisque seule la foi dans sa lumi&#232;re peut nous rendre capables de marcher sur le ressac infini des jours sombres. Mes doigts se ramifient, mes orteils s'enfoncent dans le sol et forment des racines, je reste assis dans mon ombre, le temps passe. C'est le temps de la danse. La nuit nous garde sous les lumi&#232;res. C&#244;toyer l'insolite, &#234;tre l&#224; o&#249; l'on n'a pas &#224; &#234;tre, d&#233;couvrir l'envers d'un monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le souvenir au pr&#233;sent</title>
		<link>https://liminaire.fr/ecriture/palimpseste/article/le-souvenir-au-present</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Art</dc:subject>
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		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
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		<dc:subject>Ciel</dc:subject>
		<dc:subject>Nature</dc:subject>
		<dc:subject>Temps</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;moire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un po&#232;me suscit&#233; par le passage d'un nuage, et un autre suscit&#233; par le photo d'un nuage &#8212; les deux nuages sont de forme et de taille identiques, et les ciels au fond d'un bleu identique, mais avec le second, il me faut retirer des couches et des couches de m&#233;ditations esth&#233;tiques pr&#233;&#233;xistantes, toutes les influences du photographes, ses intentions, ambitions, etc. tandis qu'avec le premier, il n'y a que le probl&#232;me de l'infini du ciel, et donc d'o&#249; commencer et o&#249; finir, et une fois le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/images_de_l_instant_pre_sent_1_1_-64c20.png?1752736058' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un po&#232;me suscit&#233; par le passage d'un nuage, et un autre suscit&#233; par le photo d'un nuage &#8212; les deux nuages sont de forme et de taille identiques, et les ciels au fond d'un bleu identique, mais avec le second, il me faut retirer des couches et des couches de m&#233;ditations esth&#233;tiques pr&#233;&#233;xistantes, toutes les influences du photographes, ses intentions, ambitions, etc. tandis qu'avec le premier, il n'y a que le probl&#232;me de l'infini du ciel, et donc d'o&#249; commencer et o&#249; finir, et une fois le probl&#232;me r&#233;solu, le nuage a disparu.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cole Swensen (traduction Ma&#239;treyi &amp; Nicolas Pesqu&#232;s) &lt;i&gt;Et et et&lt;/i&gt;, 2025&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;760&#034; height=&#034;515&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/qRZ3N4IoZ-E&#034; title=&#034;&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le souvenir au pr&#233;sent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un monde o&#249; l'on peut &#234;tre &#224; la fois pr&#233;sent et absent. La source d'un &#233;cho. En apparence, oui, mais en apparence seulement. C'&#233;tait encore la m&#234;me alt&#233;ration des souffles, la m&#234;me raideur de tous. Vient le silence. Puis, le c&#339;ur tout en palpitations. Et cette fois encore on ne dit plus rien. Jusqu'&#224; ce qu'un mot soit prononc&#233;. Un seul mot, inattendu dans le flux de tous les mots convenus. Alors les tremblements commencent. Dans cette pi&#232;ce qui n'existe que dans ma t&#234;te. C'est &#233;trange les rues juste apr&#232;s, quand c'est fini. Le calme. Je revois dans ma t&#234;te ce qu'on a fait. De la main jusqu'au c&#339;ur, il n'y a qu'un pas. Je laisse &#224; d'autres le soin d'interpr&#233;ter le monde. Les accidents c'est toujours &#224; cause de quelque chose qui se trouve au milieu du chemin d'un autre quelque chose. Les gens ici sont devenus ceux qu'ils pr&#233;tendent &#234;tre. Ce serait dr&#244;le si ce n'&#233;tait pas si grotesque. Quelque chose de beaucoup plus trouble, de beaucoup plus inqui&#233;tant et &#233;tranger, profond&#233;ment &#233;tranger et pourtant d&#233;cisif : un paradoxe. Celui-ci s'accorde au fur et &#224; mesure de l'histoire &#224; notre mani&#232;re de la jouer. Chaque mot prononc&#233; est un morceau d'ambre dans lequel on trouvera tout ce qui fait cette vie pr&#233;cis&#233;ment. Apercevoir un visage familier. Rien n'est plus en moi que l'absence. Voir les images dans le noir pour voir si elles brillent, pour les rendre plus lumineuses encore. Un fil, infiniment fragile, s'est mat&#233;rialis&#233; de nulle part. Un minuscule rayon de soleil o&#249; tourbillonne une poussi&#232;re &#233;paisse. Un prolongement une r&#233;ponse une riposte une ode un hommage un contre-pied. On perd de la vitesse, on perd tout, on ne peut plus se parler. Un trait pour chaque jour. Et rien que l'ombre d'un souvenir aujourd'hui. On ne sait jamais ce qu'il peut arriver avec les fant&#244;mes. Comme regarder des paysages compliqu&#233;s par des fen&#234;tres qui changent &#224; chaque fois. J'ai regard&#233; les images. Le souvenir au pr&#233;sent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le vertige de la mani&#232;re de voir</title>
		<link>https://liminaire.fr/ecriture/palimpseste/article/le-vertige-de-la-maniere-de-voir</link>
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		<dc:date>2025-06-25T07:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Livre</dc:subject>
		<dc:subject>Langage</dc:subject>
		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
		<dc:subject>Num&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>Peinture</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Regard</dc:subject>
		<dc:subject>Visage</dc:subject>
		<dc:subject>Corps</dc:subject>
		<dc:subject>Sens</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 1971, John Berger con&#231;oit, en collaboration avec le producteur Michael Dibb, une s&#233;rie t&#233;l&#233;vis&#233;e intitul&#233;e Ways of Seeing, diffus&#233;e sur la BBC. L'&#233;mission conna&#238;t un accueil enthousiaste. L'ann&#233;e suivante para&#238;t un ouvrage du m&#234;me nom, co&#233;crit avec Dibb, Chris Fox, l'artiste Sven Blomberg et le designer graphique Richard Hollis. La rigueur et l'inventivit&#233; de la mise en page sign&#233;e Hollis contribueront &#224; faire de ce livre une r&#233;f&#233;rence incontournable dans le monde du design visuel. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH81/capture_d_e_cran_2025-05-15_a_00.38_36-73aec.png?1750835271' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='81' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/capture_d_e_cran_2025-05-15_a_00.37_08.png?1747262476&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1971, John Berger con&#231;oit, en collaboration avec le producteur Michael Dibb, une s&#233;rie t&#233;l&#233;vis&#233;e intitul&#233;e &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ways-of-seeing.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ways of Seeing&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, diffus&#233;e sur la BBC. L'&#233;mission conna&#238;t un accueil enthousiaste. L'ann&#233;e suivante para&#238;t un ouvrage du m&#234;me nom, co&#233;crit avec Dibb, Chris Fox, l'artiste Sven Blomberg et le designer graphique Richard Hollis. La rigueur et l'inventivit&#233; de la mise en page sign&#233;e Hollis contribueront &#224; faire de ce livre une r&#233;f&#233;rence incontournable dans le monde du design visuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers sept textes critiques, Berger retrace les conditions de production des &#339;uvres picturales de la Renaissance et met en lumi&#232;re les rapports de pouvoir qu'elles r&#233;v&#232;lent. Il &#233;tablit un lien direct entre ces logiques de commande et l'&#233;mergence, dans les soci&#233;t&#233;s capitalistes modernes, d'un langage visuel standardis&#233; : celui de la publicit&#233;. Il invite ainsi le lecteur-spectateur &#224; adopter une posture active et critique face aux images qui composent son environnement quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Berger explore la repr&#233;sentation du corps f&#233;minin dans l'histoire de l'art, tout en interrogeant nos rapports aux objets, &#224; l'autorit&#233; et &#224; la possession.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8333 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/png/capture_d_e_cran_2025-05-02_a_23.11_29.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH323/capture_d_e_cran_2025-05-02_a_23.11_29-340c8.png?1750835271' width='500' height='323' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://tallerestampa.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Estampa&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est un collectif de programmeurs, producteurs et chercheurs travaillant dans les domaines de l'audiovisuel et des environnements num&#233;riques, dont on peut voir une de leurs &#339;uvres dans &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://jeudepaume.org/evenement/exposition-le-monde-selon-ia/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'exposition &lt;i&gt;Le monde selon l'IA&lt;/i&gt; au Mus&#233;e du Jeu de Paume &#224; Paris&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Leur pratique est bas&#233;e sur une approche critique et arch&#233;ologique des technologies audiovisuelles, sur la recherche d'outils et d'id&#233;ologies d'intelligence artificielle et sur les ressources de l'animation exp&#233;rimentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Estampa explore l'utilisation de l'IA pour r&#233;interpr&#233;ter le film &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://liminaire.fr/ecriture/derives/article/vertigo-a-san-francisco&#034;&gt;Vertigo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; d'Alfred Hitchcock, en m&#233;langeant son image avec les voix de la c&#233;l&#232;bre s&#233;rie de la BBC dans laquelle John Berger diss&#232;que le regard artistique. La perspicacit&#233; dans la recherche d'&#233;l&#233;ments o&#249; les deux propositions s'int&#232;grent et la capacit&#233; de la technologie elle-m&#234;me, toujours en danger, &#224; cr&#233;er des situations humoristiques nous am&#232;nent &#224; l'IA d'un point de vue plus amical pour le secteur artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Scottie lit &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://editions-b42.com/produit/voir-le-voir/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Voir le voir&lt;/i&gt; de John Berger&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et commence &#224; se poser des questions tandis que Judy reste silencieuse.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe title=&#034;vimeo-player&#034; src=&#034;https://player.vimeo.com/video/753923867?h=a8777234dd&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Le processus de vision des peintures, ou de toute autre chose. Une grande partie de la vision d&#233;pend de l'habitude et des conventions. La perspective centre tout sur l'&#339;il de celui qui regarde. C'est comme le faisceau d'un phare. Seulement, au lieu que la lumi&#232;re se d&#233;place vers l'ext&#233;rieur, les apparences se d&#233;placent vers l'int&#233;rieur. Et notre tradition artistique appelle ces apparitions. Les apparences peuvent voyager &#224; travers le monde. Elles peuvent &#234;tre vues dans un million d'endroits diff&#233;rents en m&#234;me temps. Lorsque vous les regardez sur votre &#233;cran. Vous les voyez dans le contexte de votre propre vie. Au m&#234;me moment, elles sont sur de nombreux autres &#233;crans, entour&#233;es d'objets diff&#233;rents, de couleurs diff&#233;rentes, de sons diff&#233;rents. Tout comme l'image de moi, ici dans le studio, voyage jusqu'&#224; vous et appara&#238;t sur votre &#233;cran. Maintenant, elle n'appartient &#224; aucun endroit.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8394 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/png/capture_d_e_cran_2025-06-24_a_21.57_53.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH270/capture_d_e_cran_2025-06-24_a_21.57_53-3ecb1.png?1750835272' width='500' height='270' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Les images viennent &#224; vous, vous n'allez pas &#224; elles.&lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_8395 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/png/capture_d_e_cran_2025-06-24_a_21.59_12.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH271/capture_d_e_cran_2025-06-24_a_21.59_12-74121.png?1750835272' width='500' height='271' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;C'est l'image qui voyage maintenant.&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Elle est venue &#224; vous. Elle est devenue une sorte d'information. Si nous d&#233;couvrons pourquoi il en est ainsi, nous devrions &#233;galement d&#233;couvrir quelque chose sur nous-m&#234;mes. Nous devrions &#233;galement d&#233;couvrir quelque chose sur nous-m&#234;mes et sur la situation dans laquelle nous vivons. Les hommes r&#234;vent des femmes. Les femmes r&#234;vent d'&#234;tre r&#234;v&#233;es. Les hommes regardent les femmes. Les femmes se regardent regarder. Les femmes croisent constamment des regards qui agissent comme des miroirs, leur rappelant leur apparence ou celle qu'elles devraient avoir. Derri&#232;re chaque regard se cache un jugement. Parfois, le regard qu'elles rencontrent est le leur, refl&#233;t&#233; par un vrai miroir. Une femme est toujours accompagn&#233;e, sauf lorsqu'elle est seule. Et peut-&#234;tre m&#234;me, dans ce cas, par l'image qu'elle se fait d'elle-m&#234;me. Lorsqu'elle traverse une pi&#232;ce ou pleure la mort de son p&#232;re, elle ne peut s'emp&#234;cher de s'imaginer en train de marcher ou de pleurer. Depuis sa plus tendre enfance, on lui dit et on la persuade de se sonder continuellement. Nous cherchons. Nous achetons. C'est &#224; nous. &#192; nous de le consommer, de le revendre, peut-&#234;tre de l'offrir. Le plus souvent, nous le gardons. Peindre une chose et la mettre sur une toile n'est pas diff&#233;rent de l'acheter et de l'installer dans sa maison. Les objets &#224; l'int&#233;rieur du tableau semblent souvent aussi tangibles que ceux qui se trouvent &#224; l'ext&#233;rieur. Si vous achetez une peinture, vous achetez aussi l'aspect de la chose qu'elle repr&#233;sente. Que sont ces peintures ? Avant d'&#234;tre quoi que ce soit d'autre, ce sont des objets qui peuvent &#234;tre achet&#233;s et poss&#233;d&#233;s. C'est comme s'il vivait dans une maison construite en tableaux. Quel est leur avantage par rapport aux murs de pierre ou de bois ? Ils lui offrent des vues. La peinture &#224; l'huile europ&#233;enne, contrairement &#224; l'art d'autres civilisations et d'autres &#233;poques, met l'accent sur la tangibilit&#233;, la solidit&#233;, la texture, le poids, la saisissabilit&#233; de ce qui est repr&#233;sent&#233;. Mais l'accent mis sur la solidit&#233; du r&#233;el, sur ce sur quoi on peut mettre la main, est devenu tout aussi &#233;troitement li&#233; &#224; un sentiment de propri&#233;t&#233;. Dans d'autres cultures et &#224; d'autres &#233;poques, de nombreuses &#339;uvres d'art ont c&#233;l&#233;br&#233; la richesse et le pouvoir. Les dieux, les princes et les dynasties &#233;taient v&#233;n&#233;r&#233;s. Mais ces &#339;uvres &#233;taient statiques, hi&#233;rarchiques, symboliques. Elles c&#233;l&#233;braient un ordre social ou divin. La peinture &#224; l'huile europ&#233;enne sert un autre type de richesse. Elle ne glorifie pas un ordre statique des choses, mais la possibilit&#233; d'acheter, de meubler et de poss&#233;der. Un certain type de peinture &#224; l'huile a c&#233;l&#233;br&#233; la marchandise comme jamais auparavant dans l'histoire de l'art. La marchandise est devenue le sujet principal de ces &#339;uvres. Ces peintures ne c&#233;l&#232;brent pas directement ce qui est achetable. Elles t&#233;moignaient de la confiance de ceux &#224; qui la propri&#233;t&#233; apportait la confiance. L'amour de l'art semble automatiquement propos&#233; comme une exp&#233;rience humaine sublime. C'est pourquoi nous devrions peut-&#234;tre nous m&#233;fier quelque peu de l'amour de l'art. L'amour de l'art n'explique rien dans l'histoire, pas m&#234;me dans l'histoire de l'art.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un secret derri&#232;re le secret</title>
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		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Le seul &#171; pr&#233;sent vivant &#187; possible est non exprim&#233;, il se passe d'expression et n'en a pas besoin. Il est devenu l'impossible. Cette impossibilit&#233; est ce que travaille la po&#233;sie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nicolas Pesqu&#232;s, La face nord de Juliau, dix-sept, dix-huit, 2020 &lt;br class='autobr' /&gt;
Un secret derri&#232;re le secret &lt;br class='autobr' /&gt;
Le lien entre le par et le pour est discret. Dans une for&#234;t, clairsem&#233;e de bouleaux, de ch&#234;nes, d'&#233;rables, de petits arbres au g&#233;nome compact, de plantes herbac&#233;es et de mousses. On se perd dans les chiffres, ou (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/design_sans_titre_7_1_-cb861.png?1749711629' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le seul &#171; pr&#233;sent vivant &#187; possible est non exprim&#233;, il se passe d'expression et n'en a pas besoin. Il est devenu l'impossible. Cette impossibilit&#233; est ce que travaille la po&#233;sie.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Pesqu&#232;s, &lt;i&gt;La face nord de Juliau, dix-sept, dix-huit&lt;/i&gt;, 2020&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;760&#034; height=&#034;515&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/dzPwixzyHn4&#034; title=&#034;&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un secret derri&#232;re le secret&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lien entre le par et le pour est discret. Dans une for&#234;t, clairsem&#233;e de bouleaux, de ch&#234;nes, d'&#233;rables, de petits arbres au g&#233;nome compact, de plantes herbac&#233;es et de mousses. On se perd dans les chiffres, ou plut&#244;t on ne se perd pas ; on se rep&#232;re. Je vois que &#231;a a faire. L'arbre ne suppose aucun d&#233;passement de soi, seulement une attente inconfortable. Surtout ne rien laisser entrevoir qui susciterait des r&#233;cits controvers&#233;s. Le vent souffle dans les arbres. Une menace diffuse, la perception d'un rugissement r&#233;prim&#233;, d'un feu qui attendait son moment pour s'abattre du ciel. Ce n'est pas facile d'exister entre deux mondes. Le temps, la banalit&#233; m&#234;me. Celui dont le destin s'&#233;crit au futur, comme tout destin, mais aussi au pr&#233;sent. Alors, pourquoi les faire durer le plus longtemps possible ? Je n'ai jamais eu un tel pressentiment, une telle certitude devant l'invisible. Mais de quoi la foug&#232;re devrait-elle avoir peur ? Dans ce territoire neuf. M&#234;mes roches, m&#234;me v&#233;g&#233;tation, m&#234;mes odeurs. Dans un mouvement qui ne va nulle part. Des boucles et des ombres. Nul, d'ailleurs, ne peut dessiner la boucle de mon souffle : le dessin ne dure qu'un instant quand de mon c&#244;t&#233; je dilate, je fais durer l'instant. J'ai appris que pourquoi n'&#233;tait pas une bonne question : qu'il fallait plut&#244;t demander comment. Il n'y avait rien &#224; faire de plus. C'&#233;tait peut-&#234;tre pr&#233;cis&#233;ment &#224; quoi ressemblait un arbre. Faire semblant, c'est comme mentir, une question d'habitude. Pas de quoi vous rendre m&#233;lancolique. Sans reconnaissance envers la chance. Il y a toujours un secret derri&#232;re le secret. Pourvu que &#231;a dure et pourvu que &#231;a ne dure pas. Dans une autre lumi&#232;re. Dans un autre lieu aussi. Mais n'anticipons pas. Comme si dessous, c'&#233;tait br&#251;l&#233; par des cendres. Le bruit de la brise dans les feuilles qui bourdonne comme un bruit de ruisseau ou de ressac. Une multitude de petits &#233;l&#233;ments s'ajoutant les uns aux autres. Un joyeux m&#233;lange de trilles, de sifflements et de p&#233;piements. Une immense joie, un sentiment clandestin d'appartenance au monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ce moment de la rencontre</title>
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&lt;p&gt;Derri&#232;re chaque visage, il y a des visages qui passent comme les silhouettes passent derri&#232;re un &#233;cran, avec le temps qui court, au galop, &#233;chevel&#233; d'effroi, puis ces visages se d&#233;ploient les uns au-dessus des autres, les yeux en creux, synonymes d'incandescence ou parfois d'absence. &lt;br class='autobr' /&gt;
Virginie Poitrasson, Tant&#244;t, tant&#244;t, tant&#244;t, 2023 &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce moment de la rencontre &lt;br class='autobr' /&gt;
On n'a rien trouv&#233; de mieux pour l'instant. Je ne sens pas la pr&#233;sence du fant&#244;me. Cette transaction impalpable du secret. La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/capture_d_e_cran_2025-05-05_a_13.41_11_1_-bbfcd.png?1746514853' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Derri&#232;re chaque visage, il y a des visages qui passent comme les silhouettes passent derri&#232;re un &#233;cran, avec le temps qui court, au galop, &#233;chevel&#233; d'effroi, puis ces visages se d&#233;ploient les uns au-dessus des autres, les yeux en creux, synonymes d'incandescence ou parfois d'absence.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Virginie Poitrasson, &lt;i&gt;Tant&#244;t, tant&#244;t, tant&#244;t&lt;/i&gt;, 2023&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;760&#034; height=&#034;515&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/eEV_g21ubvw&#034; title=&#034;&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce moment de la rencontre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'a rien trouv&#233; de mieux pour l'instant. Je ne sens pas la pr&#233;sence du fant&#244;me. Cette transaction impalpable du secret. La route serait longue et sem&#233;e d'emb&#251;ches. Toute reconstitution implique quelque chose que l'on gagne et quelque chose que l'on perd. Avec un seul mot d'ordre, ne pas la perdre. Dans les particules de poussi&#232;re. Il y a un tressaillement, l'ombre d'une crainte, une m&#233;fiance irraisonn&#233;e. &#192; la fin, il s'agirait de savoir quel est ce spectre qui nous hante ? Tout ce qu'on fait, tout ce qu'on d&#233;fait. Tout ce qu'on laisse d&#233;faire. J'esp&#232;re au moins dans le clair-obscur. Sinon, dans l'obscurit&#233;. Le silence et le murmure des aliz&#233;s dans les branches. C'est sans doute ici l'intersection du temps avec le temps lui-m&#234;me. Vous vous doutez bien qu'aucun d&#233;tail n'a &#233;t&#233; n&#233;glig&#233;. Ce n'&#233;tait plus que dans les profondeurs qu'il paraissait battre avec sa cadence de toujours. C'&#233;tait hier, c'&#233;tait si r&#233;el, et &#231;a semble aujourd'hui si loin, tellement irr&#233;el. Ce moment de la rencontre o&#249; la curiosit&#233; l'emporte sur la peur. Mais j'avais assez peur de l'int&#233;rieur pour oser affronter l'ext&#233;rieur. Il faudrait un mot pour &#231;a, genre entre traverser et transpercer, pour dire &#8220;te rendre transparent&#8221; &#224; mesure de passer en toi. Il suffisait de trouver les bons mots. Il y avait comme un parfum d'adieu. Une limite avec le monde ext&#233;rieur, protectrice et joyeuse jusqu'&#224; l'exc&#232;s. Mais quelque chose est en train de changer. On a peur comme on respire, comme on vit. Il y a un monde cach&#233; du monde. Comme s'il n'y avait pas &#224; regarder hors de soi pour laisser faire le temps. Mais chaque chose en son temps. Parmi toutes ces ombres, il y en a une &#233;trange, mouvante, inaccoutum&#233;e. Imaginer nager jusque l&#224;-bas. Avant de plonger dans une &#233;tendue d'eau remuante qui absorbait tout l'espace, r&#233;duisant le ciel &#224; une simple ligne. Dans ce pr&#233;cipice humide. On s'arrache &#224; une chose et on les emporte toutes avec soi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La solution dans la continuit&#233;</title>
		<link>https://liminaire.fr/ecriture/palimpseste/article/la-solution-dans-la-continuite</link>
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		<dc:date>2025-04-17T07:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Langage</dc:subject>
		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
		<dc:subject>Po&#233;sie</dc:subject>
		<dc:subject>Voix</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Mon beau souci</dc:subject>
		<dc:subject>Nature</dc:subject>
		<dc:subject>Traces</dc:subject>
		<dc:subject>Sensation</dc:subject>
		<dc:subject>Temps</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tu as le temps encore toi le temps de vivre le temps de t'arr&#234;ter sur le temps de le laisser prendre toute la place du moment ? &lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;verine Daucourt, Poudreuse, 2025 &lt;br class='autobr' /&gt;
La solution dans la continuit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand on revient de voyage, m&#234;me s'il n'a pas &#233;t&#233; long, &#231;a ne va jamais tout seul. Des situations o&#249; tout bascule, tout &#224; coup. Sur son visage, cette m&#234;me expression ind&#233;chiffrable. Toujours &#224; sauver les apparences d'une mani&#232;re ou d'une autre. Ce n'est pas d&#233;sagr&#233;able d'&#234;tre ici. Le mot fait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/design_sans_titre_3_1_-3236f.png?1744873325' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Tu as le temps encore toi le temps de vivre le temps de t'arr&#234;ter sur le temps de le laisser prendre toute la place du moment ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;verine Daucourt, &lt;i&gt;Poudreuse&lt;/i&gt;, 2025&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La solution dans la continuit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on revient de voyage, m&#234;me s'il n'a pas &#233;t&#233; long, &#231;a ne va jamais tout seul. Des situations o&#249; tout bascule, tout &#224; coup. Sur son visage, cette m&#234;me expression ind&#233;chiffrable. Toujours &#224; sauver les apparences d'une mani&#232;re ou d'une autre. Ce n'est pas d&#233;sagr&#233;able d'&#234;tre ici. Le mot fait advenir le sens. La solution dans la continuit&#233;. Ils scintillent, &#224; chaque instant ils manquent se d&#233;sint&#233;grer sous vos yeux, sont d&#233;j&#224; des silhouettes sur leur pellicule. Quelque chose d'&#233;norme va advenir, sans que l'on sache quand, ni o&#249;, ni m&#234;me comment. Quelque chose d'&#233;norme et de terriblement banal. La musique et les lumi&#232;res, comme une barque en plein r&#234;ve, envelopp&#233;s, tous ensemble, et sans oser en descendre. Dans la m&#234;me d&#233;ferlante d'&#233;motions que moi, la m&#234;me attente, la m&#234;me excitation, la m&#234;me surprise, le m&#234;me soulagement. Un visage intense du temps pass&#233;, intense, &#233;trange, aux yeux pleins de tristesse. Il dit que ma tristesse n'est pas un reproche. La distance des ann&#233;es serait-elle aussi puissante que &#231;a ? En un sens, un contour et un blanc. Tel est le myst&#232;re. Je cherche et je ne trouve pas. Il est presque devenu impossible de sentir et de d&#233;sirer par soi-m&#234;me. Il y a toutes ces bribes de souvenirs qui me reviennent dans les circonstances les plus improbables. Envie d'&#234;tre ailleurs, mais o&#249; ? Pour faire quoi ? Pas dans ses caches habituelles, pas plus dans les biblioth&#232;ques qu'entre les mains d'un de ses amis. Remis dans le droit sens des phrases, soudain je m'affale. Plus perdu que jamais. Dans la situation d'une partition sans musique. Mais on peut raconter les choses autrement. Sans respecter l'attente, le temps long des preuves et de l'affection partag&#233;e. Voir cette inqui&#233;tude refl&#233;t&#233;e dans les voix et les regards. L&#224; o&#249; s'est arr&#234;t&#233; le temps, l&#224; o&#249; il nous manque pour avancer. Il semblerait qu'on ne soit plus press&#233; de rien lorsqu'on est. Capable de lire dans les blancs et les trous du texte, entre les lignes, dans le silence, ses aveuglements. Les entrailles, le reflet du cosmos, l'origine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Entre la pr&#233;sence et l'absence</title>
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		<dc:date>2025-03-20T08:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


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		<dc:subject>Temps</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'errance des particules sugg&#232;re la pr&#233;sence de chocs invisibles. L'espace vide bouge, ne cesse de c&#233;der. Quelque chose se joue dans sa trajectoire sans verdict. &lt;br class='autobr' /&gt;
Olivia Tapiero, Un carr&#233; de poussi&#232;re, 2025 &lt;br class='autobr' /&gt;
Entre la pr&#233;sence et l'absence &lt;br class='autobr' /&gt;
En attendant, nous voici tenus d'improviser. Une violence qui affleure sous l'humilit&#233;. Mais il n'y a vraiment rien qu'on puisse faire ? On d&#233;marre de nulle part et, au bout d'un certain temps, on se retrouve dans un lieu nouveau. Mais dans les r&#234;ves, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/result_design_sans_titre_2_-159bc.png?1742457677' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'errance des particules sugg&#232;re la pr&#233;sence de chocs invisibles. L'espace vide bouge, ne cesse de c&#233;der. Quelque chose se joue dans sa trajectoire sans verdict.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivia Tapiero, &lt;i&gt;Un carr&#233; de poussi&#232;re&lt;/i&gt;, 2025&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;760&#034; height=&#034;515&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/oUW7-TreINo&#034; title=&#034;&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre la pr&#233;sence et l'absence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, nous voici tenus d'improviser. Une violence qui affleure sous l'humilit&#233;. Mais il n'y a vraiment rien qu'on puisse faire ? On d&#233;marre de nulle part et, au bout d'un certain temps, on se retrouve dans un lieu nouveau. Mais dans les r&#234;ves, on voit tout. Comment s'extraire vivant du vivre ? L'image nous enveloppe, l'image nous tient le corps, nous tenons &#224; nous-m&#234;mes par les images. On peut raconter sa vie. J'empile les images, je creuse les m&#233;taphores, mais ce que je trouve est artificiel. En secret, des fragments de nuits, des tractations sans fin avec les autres. Sans savoir si l'on revient, si l'on s'&#233;gare. Plus ou moins visible, jamais bien loin. Il y aura toujours la fum&#233;e, une sacoche de verbes en d&#233;route. C'est un vrai labyrinthe ici. Alors qu'il n'y a plus rien &#224; voir, alors que maintenant tout est vide. Tout &#231;a, c'est du pass&#233;. Le sujet de tout r&#233;cit vacille. Il est d'ailleurs temps de changer d'air. Le lien d&#233;chir&#233;, la d&#233;chirure du lien, la com&#233;die de l'abandon. Sur le point de rompre, comme perp&#233;tuellement tiraill&#233; entre le doute et l'amour. Il y a de la culpabilit&#233;, de la col&#232;re. Ce qui est trop, ce qui est trop peu. Pourquoi sommes-nous toujours tenus, maintenus au secret ? Une fois de plus, la carte &#233;pouse le territoire ; et elle est vague. Et tout, toujours, &#224; revisiter. &#192; pr&#233;sent dans l'espace aveugle avec plus de force que jamais. Sur un fil tendu entre la pr&#233;sence et l'absence. Qui existe en m&#234;me temps que nous ? Toujours cette sensation qu'il y avait plus &#224; prendre. Oui, soudain, et contre toute attente. Le langage des reliefs, la vibration des couleurs, la gravit&#233; des formes. Le silence creuse les absences. La m&#233;moire empile les ombres, la rumeur du monde, les sons diffus se m&#234;lent sans logique apparente. La lumi&#232;re change, mais ce qui reste s'efface lentement. Attention, la fin n'est pas synonyme de cl&#244;ture ou de r&#233;solution ou de boucle ou de r&#233;v&#233;lation, heureusement que d'autres fins sont possibles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chaque fois la fin du monde</title>
		<link>https://liminaire.fr/ecriture/palimpseste/article/chaque-fois-la-fin-du-monde</link>
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		<dc:date>2025-02-19T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Po&#233;sie</dc:subject>
		<dc:subject>Voix</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Nuit</dc:subject>
		<dc:subject>Sensation</dc:subject>
		<dc:subject>Temps</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Mon beau souci</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le r&#233;el jaillit &#224; la moindre commotion du dehors avec notre horizon int&#233;rieur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pierre Cendors, L'horizon d'un instant, 2023 &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque fois la fin du monde &lt;br class='autobr' /&gt;
Longtemps, je ne me suis souvenu de rien. Dans le miroir, un autre miroir, un lustre et une fen&#234;tre. Quelque chose d'install&#233;, d'immobile, de permanent, avant de partir encore. En passant dans le devenir, dans une autre fl&#232;che du temps, on change de sens. Il faut prendre le temps de comprendre. Pour le dire autrement, si les douleurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/temps" rel="tag"&gt;Temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/mon-beau-souci" rel="tag"&gt;Mon beau souci&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton2619-1fd1f.png?1739952056' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le r&#233;el jaillit &#224; la moindre commotion du dehors avec notre horizon int&#233;rieur.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Cendors, &lt;i&gt;L'horizon d'un instant&lt;/i&gt;, 2023&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;760&#034; height=&#034;515&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/Dd7fTGgOIIg&#034; title=&#034;&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chaque fois la fin du monde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longtemps, je ne me suis souvenu de rien. Dans le miroir, un autre miroir, un lustre et une fen&#234;tre. Quelque chose d'install&#233;, d'immobile, de permanent, avant de partir encore. En passant dans le devenir, dans une autre fl&#232;che du temps, on change de sens. Il faut prendre le temps de comprendre. Pour le dire autrement, si les douleurs sont floues, c'est que la violence est rus&#233;e. Une envie distante, incapable d'atteindre ce moment o&#249; les sentiments s'emparent du corps et en font ce qu'ils veulent. Soudain on se retrouve dans un monde autre. Le temps d'un r&#234;ve, un silence mutuel, avec le bruit du vent nocturne dans un seul arbre de la steppe, pareil &#224; un chuchotement. L'impression de rien avoir en commun avec celui-ci. Devan&#231;ant l'ultime chaos. La sensation d'&#234;tre &#224; la bonne distance du monde. Un rapport de simple spectateur. Un jeu de dupes un autre temps, chaque fois la fin du monde. La fen&#234;tre devient une porte. Il n'en restait plus en surface qu'une trace. C'est difficile de d&#233;m&#234;ler les remords des regrets. On ne peut pas tout dire ou tout montrer, souvent on oublie que l'ombre est aussi essentielle &#224; la vie que la lumi&#232;re. Mais d&#233;j&#224;, le cours de la lumi&#232;re s'inverse. Il faut mettre des parenth&#232;ses. Il faut prendre le temps de comprendre. Le probl&#232;me de cette mise &#224; distance, cette d&#233;coupe du r&#233;el de nos corps, c'est que &#231;a va rester en nous, comme petite habitude de la dissociation. Comme une mati&#232;re obscure, comme les trous noirs de l'espace, il y a aussi un lieu qui attire des possibilit&#233;s qui ne se reproduiront plus. Il y a des contradictions qu'on accepte. Plus jamais de chasse au tr&#233;sor. De ce sentiment &#233;prouv&#233; dans l'instant de la d&#233;couverte. L'essentiel n'existe qu'&#224; peine. Je referme la porte derri&#232;re moi. Comme un appel lanc&#233; dans le brouillard par un voyageur &#233;gar&#233;. Au dehors le jour semble la nuit incognito l'un peut passer pour l'autre. Ce que nous voyons surgit de la masse noire. C'est une &#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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