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	<title>LIMINAIRE</title>
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	<description>Une palpitation, un mouvement encore immobile, un espace de sursis dans la dissolution.</description>
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		<title>LIMINAIRE</title>
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		<title>Palerme est un oignon</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Regard</dc:subject>
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		<dc:subject>Ville</dc:subject>
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		<dc:subject>Palerme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En arrivant &#224; Palerme on sent la mer sans la voir. On suppose, on devine sa pr&#233;sence mais sans r&#233;ellement la voir, jamais on ne la voit vraiment, pleinement. Elle se d&#233;robe. Depuis l'a&#233;roport, la route longe la mer sans jamais nous la laisser l'entrevoir de temps en temps, entre les hauts murs d'enceinte des propri&#233;t&#233;s comme une barri&#232;re entre la route et la mer. En ville l'impression perdure. Pr&#232;s du bord les avenues qui descendent vers la mer sont souvent interrompues par des immeubles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton2030-1a7e9.jpg?1739537021' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En arrivant &#224; Palerme on sent la mer sans la voir. On suppose, on devine sa pr&#233;sence mais sans r&#233;ellement la voir, jamais on ne la voit vraiment, pleinement. Elle se d&#233;robe. Depuis l'a&#233;roport, la route longe la mer sans jamais nous la laisser l'entrevoir de temps en temps, entre les hauts murs d'enceinte des propri&#233;t&#233;s comme une barri&#232;re entre la route et la mer. En ville l'impression perdure. Pr&#232;s du bord les avenues qui descendent vers la mer sont souvent interrompues par des immeubles construits pour nous barrer la route et couper l'horizon. L'&#233;crivain Leonardo Sciascia faisait remarquer que Palerme lui avait tourn&#233; le dos. En arrivant de l'a&#233;roport d&#233;j&#224;, en venant du nord : on peut l'entrevoir, de temps en temps, entre deux hauts murs d'enceinte des propri&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains b&#226;timents s'&#233;croulent d&#233;labr&#233;s dans l'indiff&#233;rence. La vie est ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ruelles sombres, le vrombissement des scooters chevauch&#233;s par des adolescents sans casque se m&#234;le au bruit des marteaux-piqueurs. En fond sonore, la sir&#232;ne d'une ambulance qui sillonne la ville de part en part. Au loin. L'impression qu'elle n'arr&#234;te pas de la journ&#233;e et n'arrive jamais &#224; destination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville est un chantier ciel ouvert. Un chantier abandonn&#233; depuis si longtemps qu'il part en ruines avant m&#234;me d'avoir &#233;t&#233; termin&#233;. Une ville l'abandon dans laquelle on continue de vivre. Les murs partent en lambeaux. Les chantiers et les travaux. Les nuits et les jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une femme aux traits ac&#233;r&#233;s, visages burin&#233;s par le temps et le soleil, pend son linge sur un fil tendu entre deux immeubles en discutant avec sa voisine. Leurs paroles sonnent comme des cris avec l'&#233;cho de la ruelle. Des maisons &#224; trois &#233;tages d&#233;cr&#233;pites c&#244;toient des immeubles tout juste remis &#224; neuf aux couleurs criardes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans de nombreuses rues, le d&#233;cor est contrast&#233;. Entre d&#233;labrement et friche. Par endroits le vert transparent des tissus qui voilent &#233;chafaudages et ouvriers. Ailleurs, la d&#233;cr&#233;pitude des immeubles et les monceaux d'ordures qui envahissent les trottoirs et la chauss&#233;e. Voitures abandonn&#233;es. Murs qui s'effritent, carreaux cass&#233;s, enseignes rouill&#233;es d'h&#244;tels ou de restaurants ferm&#233;s il y a d&#233;j&#224; longtemps. Les balcons &#224; nus qui ont perdu leur sol dont il ne reste que la frise de la structure m&#233;tallique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des chiens pouilleux dorment affal&#233;s au soleil, tandis qu'une cohorte de chats aux poils coll&#233;s grimpent en file indienne le long d'un muret.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe style=&#034;width: 640px; height: 480px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/sets/72157693344846912/player&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Nous habitons cette semaine dans le quartier populaire de Ballar&#242; &#224; Palerme. Le march&#233; est l'un des plus grands de la ville, il se d&#233;ploie dans le d&#233;dale de rues qui entourent l'&#233;glise du Carmine. On trouve de tout sur ses &#233;tals, &#224; des prix tr&#232;s bas. De la nourriture des produits m&#233;nagers, des &#233;pices exotiques, du linge, de la lingerie, et des DVD pirates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'odeur de la morue s&#233;ch&#233;e, des abats bouillis dans des chaudrons &#224; l'hygi&#232;ne douteuse, des olives confites, des fruits et des l&#233;gumes, se m&#234;lent au gaz d'&#233;chappement. Poissons frais, darnes d'espadon, thon s&#233;ch&#233;, petits calmars, poulpes, brocolis vert tendre, app&#233;tissants artichauts violets, c&#226;pres, anchois, agrumes, fenouil, pistaches, boutargue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vendeurs h&#232;lent les passants de leur voix de t&#233;nors, ils s'invectivent &#224; distance, et leurs chants m&#233;lodieux se font &#233;cho, tandis que les cloches des &#233;glises sonnent les heures. Les all&#233;es du march&#233; serpentent le long de l'&#233;glise du Ges&#249;, dont l'int&#233;rieur baroque croule sous les marbres color&#233;s et les angelots cisel&#233;s dans le stuc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au cours des ann&#233;es 1960-1970, la vieille ville a &#233;t&#233; d&#233;sert&#233;e, &#224; la faveur des nouveaux quartiers r&#233;sidentiels sans &#226;me voulus par le maire de l'&#233;poque, Vito Ciancimino, pour moderniser la ville et rendre service &#224; ses amis mafieux. Ainsi, le centre historique est devenu la proie des plus d&#233;munis et des immigr&#233;s. Aujourd'hui Palerme est l'une des seules grandes villes europ&#233;ennes o&#249; les pauvres vivent dans le centre-ville, et les riches en banlieue. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Palermo &#232; una cipolla (Palerme est un oignon), Roberto Alajmo, &#233;ditions Laterza&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Palermo &#232; una cipolla&lt;/i&gt; (Palerme est un oignon), Roberto Alajmo, &#233;ditions Laterza&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le cimeti&#232;re historique de Picpus</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;moire</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Information</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Mort</dc:subject>
		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>Cimeti&#232;re</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le cimeti&#232;re de Picpus, dans le 12&#232;me arrondissement, est un lieu singulier. L'un des deux seuls cimeti&#232;res priv&#233;s de la capitale n'accueille que des descendants de guillotin&#233;es lors de l'&#233;pisode le plus sanglant de la R&#233;volution : la Grande Terreur, dont la fin sera marqu&#233;e par l'ex&#233;cution de Robespierre. &lt;br class='autobr' /&gt;
1306 personnes d'origines sociales diverses, &#226;g&#233;es de 16 &#224; 85 ans, sont ex&#233;cut&#233;es du 14 juin au 27 juillet 1794, Place du Tr&#244;ne Renvers&#233;e (actuelle place de l'&#206;le de la R&#233;union). Le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/violence" rel="tag"&gt;Violence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/cimetiere" rel="tag"&gt;Cimeti&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton2018-bb3be.jpg?1739537021' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le cimeti&#232;re de Picpus, dans le 12&#232;me arrondissement, est un lieu singulier. L'un des deux seuls cimeti&#232;res priv&#233;s de la capitale n'accueille que des descendants de guillotin&#233;es lors de l'&#233;pisode le plus sanglant de la R&#233;volution : la Grande Terreur, dont la fin sera marqu&#233;e par l'ex&#233;cution de Robespierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1306 personnes d'origines sociales diverses, &#226;g&#233;es de 16 &#224; 85 ans, sont ex&#233;cut&#233;es du 14 juin au 27 juillet 1794, Place du Tr&#244;ne Renvers&#233;e (actuelle place de l'&#206;le de la R&#233;union). Le massacre ne cessera que le 27 Juillet (9 Thermidor), lorsque l'un des principaux instigateurs de ces ex&#233;cutions massives, Robespierre, est condamn&#233;, puis guillotin&#233; par ses complices, effray&#233;s d'&#234;tre eux-m&#234;mes entra&#238;n&#233;s dans cette folie meurtri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le po&#232;te Andr&#233; de Ch&#233;nier, les carm&#233;lites de Compi&#232;gne, la grand-m&#232;re, la m&#232;re et une des s&#339;urs d'Adrienne de Noailles, &#233;pouse du G&#233;n&#233;ral-Marquis de La Fayette, h&#233;ros de la Guerre d'Ind&#233;pendance Am&#233;ricaine, le Vicomte de Beauharnais (premier mari de l'Imp&#233;ratrice Jos&#233;phine), le Mar&#233;chal-Duc de Noailles-Mouchy, l'Abbesse Louise de Montmorency-Laval, sourde et aveugle, accus&#233;e d'avoir complot&#233; &#171; sourdement et aveugl&#233;ment &#187;, reposent dans ce cimeti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_232 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/jpg/41053590062_ff9bb2e8f2_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/41053590062_ff9bb2e8f2_k-6be43.jpg?1757538402' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Deux ans apr&#232;s son installation sur la place de la R&#233;volution (devenue aujourd'hui la place de la Concorde), la guillotine, avec le passage incessant des charrettes emplies de corps sanguinolents, rassemblait de nombreux m&#233;contents. Les milliers de cadavres qu'on inhume dans les fosses communes du cimeti&#232;re des Errancis (au niveau du Parc Monceau actuel) empestent l'air d'odeurs naus&#233;abondes. Devant les nombreuses plaintes, les autorit&#233;s d&#233;cident de d&#233;localiser la guillotine, d'abord sur la Place de la Bastille, puis Place du Tr&#244;ne-Renvers&#233; (actuelle place de l'&#206;le-de-la-R&#233;union). L'endroit qu'ils choisissent pour inhumer les cadavres est situ&#233; &#224; quelques centaines de m&#232;tres de la place, un enclos de 300 m&#232;tres de long sur 70 m&#232;tres de large. Cet immense domaine au c&#339;ur de la capitale a longtemps abrit&#233; un couvent, celui des Chanoinesses de Saint-Augustin de la Victoire-de-L&#233;pante. En mai 1792, les b&#226;timents et le terrain de cette communaut&#233; religieuse ont &#233;t&#233; confisqu&#233;s par les r&#233;volutionnaires. Le lieu semble tout trouv&#233;. On y creuse imm&#233;diatement deux grandes fosses pour ensevelir les centaines de cadavres, le trac&#233; d'une troisi&#232;me est r&#233;alis&#233; mais ne sera finalement pas mise en &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cadavres jet&#233;s la nuit en cachette dans les deux fosses communes au fond du jardin de l'ancien couvent r&#233;quisitionn&#233; pour l'occasion. Le lieu est gard&#233; secret. Tout sera fait pour que ces &#233;v&#233;nements funestes et sordides tombent dans l'oubli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu de temps apr&#232;s la fin de la R&#233;volution, plusieurs membres de familles de supplici&#233;s se r&#233;unissent et parviennent &#224; localiser l'emplacement des fosses o&#249; les corps avaient &#233;t&#233; enterr&#233;s. Ces familles ach&#232;tent secr&#232;tement l'enclos des fosses, puis les terrains avoisinants et font le projet d'y cr&#233;er un lieu consacr&#233; au recueillement et &#224; la pri&#232;re. C'est ainsi que ce cimeti&#232;re priv&#233; recueille les d&#233;pouilles des descendants des victimes. Les murs de la chapelle sont orn&#233;s de grandes plaques de marbre portant les noms de la totalit&#233; des personnes enterr&#233;es dans les deux fosses, d'apr&#232;s les minutes de leur proc&#232;s.&lt;/p&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;!-- .cycle-slideshow --&gt;
&lt;p&gt;La tombe du marquis de La Fayette, inhum&#233; aupr&#232;s de son &#233;pouse descendante de guillotin&#233;s, est la plus connue du cimeti&#232;re des familles. Chaque ann&#233;e, le 4 juillet, les &#201;tats-Unis lui rendent hommage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 juillet 1917, les Fran&#231;ais c&#233;l&#232;brent avec les Am&#233;ricains, tout juste entr&#233;s en guerre aux c&#244;t&#233;s de la Triple-Entente, la f&#234;te nationale des &#201;tats-Unis qui comm&#233;more leur d&#233;claration d'ind&#233;pendance du 4 juillet 1776. &#192; cette occasion se d&#233;roulent diverses c&#233;r&#233;monies (d&#233;p&#244;t de gerbes, d&#233;fil&#233; , discours, etc.) devant une foule enthousiaste compos&#233;e de civils et de militaires. Un grandiose d&#233;fil&#233; des troupes fran&#231;aises et am&#233;ricaines a lieu sur la place de la Bastille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cimeti&#232;re de Picpus, ce m&#234;me jour, devant la s&#233;pulture du marquis de La Fayette, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://centenaire.org/fr/autour-de-la-grande-guerre/qui-vraiment-dit-la-fayette-nous-voila&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les autorit&#233;s civiles et militaires prononcent des discours&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; pour c&#233;l&#233;brer la m&#233;moire du &#171; H&#233;ros des Deux Mondes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se succ&#232;dent notamment le colonel Stanton, commandant la mission militaire am&#233;ricaine, le g&#233;n&#233;ral Pershing, commandant le corps exp&#233;ditionnaire am&#233;ricain en France, Paul Painlev&#233;, ministre de la Guerre, et William Graves Sharp, ambassadeur des &#201;tats-Unis en France.&lt;/p&gt;
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&lt;div class=&#034;video-intrinsic-wrapper&#034; style='height:0;width:685px;max-width:100%;padding-bottom:67.15%;position:relative;'&gt; &lt;div class=&#034;video-wrapper&#034; style=&#034;position: absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034;&gt; &lt;video class=&#034;mejs mejs-224&#034; data-id=&#034;e1e8791d635c0cfac8daeeb4ff630874&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;pluginPath&#034;:&#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/&#034;,&#034;loop&#034;:false,&#034;videoWidth&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;videoHeight&#034;:&#034;100%&#034;}' width=&#034;100%&#034; height=&#034;100%&#034; poster=&#034;local/cache-vignettes/L640xH358/ffdaa607ab86d1e15d0f3868f34a3790-7849d.png?1739527834&#034; controls=&#034;controls&#034; preload=&#034;none&#034; &gt; &lt;source type=&#034;video/mp4&#034; src=&#034;IMG/mp4/1372256143personnalites_169ecpad.mp4&#034; /&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH280/ffdaa607ab86d1e15d0f3868f34a3790-7849d-49b05.png?1739537022' width='500' height='280' alt='Impossible de lire la video' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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		<title>L'abbaye de Hambye dans la Manche</title>
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		<dc:date>2017-08-13T09:54:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Temps</dc:subject>
		<dc:subject>Voyage</dc:subject>
		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>Information</dc:subject>
		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Traces</dc:subject>
		<dc:subject>Normandie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fond&#233;e au XIIe si&#232;cle dans un vallon encaiss&#233; &#224; la confluence de la Sienne, construite sur les terres du seigneur des lieux, Guillaume Paisnel, l'abbaye Notre-Dame de Hambye est une abbaye b&#233;n&#233;dictine du d&#233;partement de la Manche, qui a accueilli des b&#233;n&#233;dictins jusqu'&#224; la veille de la R&#233;volution. Elle a fait l'objet pendant plus d'un demi-si&#232;cle de longs travaux de restauration. &lt;br class='autobr' /&gt; L'abbaye, class&#233;e au titre des monuments historiques, compte parmi les ensembles monastiques m&#233;di&#233;vaux les plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/creation/photographie/" rel="directory"&gt;Photographie&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1968-eb409.jpg?1739537022' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fond&#233;e au XIIe si&#232;cle dans un vallon encaiss&#233; &#224; la confluence de la Sienne, construite sur les terres du seigneur des lieux, Guillaume Paisnel, l'abbaye Notre-Dame de Hambye est une abbaye b&#233;n&#233;dictine du d&#233;partement de la Manche, qui a accueilli des b&#233;n&#233;dictins jusqu'&#224; la veille de la R&#233;volution. Elle a fait l'objet pendant plus d'un demi-si&#232;cle de longs travaux de restauration. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe style=&#034;width: 600px; height: 500px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/albums/72157687525798745/player&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
L'abbaye, class&#233;e au titre des monuments historiques, compte parmi les ensembles monastiques m&#233;di&#233;vaux les plus complets de Basse-Normandie et s'int&#232;gre dans un environnement majestueux prot&#233;g&#233; au titre des espaces naturels sensibles. Le paysage de bocage et de bois, typique des vall&#233;es normandes, est &#224; l'origine du classement du site naturel et de son int&#233;gration dans les espaces naturels sensibles de la Manche.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;div style=&#034;position:relative;height:0;padding-bottom:56.25%&#034;&gt; &lt;iframe src=&#034;https://www.youtube.com/embed/5LvX0hbpq60?ecver=2&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; style=&#034;position:absolute;width:100%;height:100%;left:0&#034; allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/div&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
L'abbatiale se dresse aujourd'hui &#224; ciel ouvert, conf&#233;rant &#224; l'&#233;difice le charme et l'atmosph&#232;re des ruines romantiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Visite de l'abbaye de Hambye en vid&#233;o r&#233;alis&#233;e par Tony Rudl &#224; l'aide d'un drone : &lt;/strong&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;div style=&#034;position:relative;height:0;padding-bottom:56.25%&#034;&gt; &lt;iframe src=&#034;https://www.youtube.com/embed/YDqZUh6ht3M?ecver=2&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; style=&#034;position:absolute;width:100%;height:100%;left:0&#034; allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/div&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Toiles de Hambye, un art populaire m&#233;connu du XIXe si&#232;cle : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lit-alc&#244;ve appara&#238;t au XVIIIe si&#232;cle. Fait de bois fruitier ou de simple sapin, il est r&#233;pandu en Normandie et diff&#232;re selon les r&#233;gions. C'est &#224; cette &#233;poque que la fabrication de toiles peintes se d&#233;veloppe &#224; Hambye et &#224; Gavray. Ces toiles dont les motifs s'inspiraient des indiennes de l'&#233;poque, &#233;taient clout&#233;es sur les deux ou trois montants en bois ainsi que sur le ciel de lit. Confectionn&#233;es afin de d&#233;corer les parois des lits-alc&#244;ves, elles apportaient une touche de couleur et de gaiet&#233; dans un int&#233;rieur souvent pauvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette exposition permet de comprendre le r&#244;le de ces toiles dont il ne reste que quelques exemplaires encore visibles dans certains mus&#233;es bas-normands, comme protection et d&#233;cor des lits-alc&#244;ves et d'en appr&#233;cier la richesse iconographique.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe style=&#034;width: 600px; height: 500px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/albums/72157684915235574/player&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Extrait des actions de chemins</title>
		<link>https://liminaire.fr/creation/photographie/article/extrait-des-actions-de-chemins</link>
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		<dc:date>2017-05-30T15:58:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Regard</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
		<dc:subject>Po&#233;sie</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Voyage</dc:subject>
		<dc:subject>Num&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>Montr&#233;al</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce texte est un hommage &#224; Benoit Bordeleau et &#224; son travail de d&#233;rive dans Montr&#233;al, dont il a lu un extrait lors de la soir&#233;e de performances et de lectures de la revue bleuOrange, &#224; laquelle j'ai particip&#233; le Jeudi 25 mai 2017 &#224; la Station Ho.st, 1494 rue Ontario, &#224; Montr&#233;al. L'envers du d&#233;cor est parfois plus explicite que l'endroit lui-m&#234;me. Les Foufounes &#201;lectriques sont &#224; l'arr&#234;t. Rue de Boisbriand. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'ascension du Mont-Royal est un vrai calvaire. Au sommet il y a m&#234;me une croix (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/voyage" rel="tag"&gt;Voyage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/numerique" rel="tag"&gt;Num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/montreal" rel="tag"&gt;Montr&#233;al&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1957-ed0cc.jpg?1739537022' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce texte est un hommage &#224; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://bbordeleau.wordpress.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Benoit Bordeleau&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et &#224; son travail de &lt;i&gt;d&#233;rive&lt;/i&gt; dans Montr&#233;al, dont il a lu un extrait lors de la soir&#233;e de performances et de lectures de la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://revuebleuorange.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;revue bleuOrange&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &#224; laquelle j'ai particip&#233; le Jeudi 25 mai 2017 &#224; la &lt;i&gt;Station Ho.st&lt;/i&gt;, 1494 rue Ontario, &#224; Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'envers du d&#233;cor est parfois plus explicite que l'endroit lui-m&#234;me. &lt;i&gt;Les Foufounes &#201;lectriques&lt;/i&gt; sont &#224; l'arr&#234;t. Rue de Boisbriand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ascension du Mont-Royal est un vrai calvaire. Au sommet il y a m&#234;me une croix mais elle est recouverte d'ampoules fa&#231;on Las Vegas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu attires mon regard mais comme souvent c'est un d&#233;tail qui retiendra finalement mon attention. Caf&#233; #N&#233;v&#233;, Rue Rachel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne voit pas ce qu'elles observent avec tant d'attention pench&#233;es devant la vitrine, circulez il n'y a rien &#224; voir ! Rue Saint-Denis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenez un livre, donnez en un. Syst&#232;me de livre &#233;change, biblioth&#232;que &#224; ciel ouvert contre le mur de brique blanche rue de la Roche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les titres des spectacles &#224; l'affiche en ville reviennent en m&#233;moire : Beaucoup de belles choses pour la fin du temps. Rue Saint-Hubert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Panneau abandonn&#233; dans une friche Rue Saint-Denis, souvenir de la campagne d'Hilary Clinton en 2015 : L'amour l'emporte sur la haine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pecho s'est fait choper, la recherche est vaine, le chat ne reviendra pas et l'affichette dispara&#238;tra &#224; son tour. Rue Saint-Gr&#233;goire #d&#233;rive&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trouver par hasard dans l'all&#233;e des bouquinistes de la Grande Biblioth&#232;que le recueil de F&#233;lix Leclerc : &#171; Le calepin d'un fl&#226;neur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re se perd dans la foule. L'&#339;uvre montre la fragilit&#233; de l'esp&#232;ce sculpt&#233;e dans une motte de beurre. Avenue McGill College.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On entend encore la sonnerie retentir &#224; distance, au bout du fil et personne ne d&#233;croche, sentiment d'abandon, Rue Sainte-Catherine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sentiment d'extr&#234;me solitude r&#233;duit &#224; n&#233;ant par un promeneur de chien en laisse et la joggeuse en sueur. Sommet du parc Mont-Royal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se lib&#233;rer du jour pour l'effacer. &#192; l'abandon, dans la r&#233;p&#233;tition d'un geste inutile. Ce qui file entre les doigts. Rue Saint-Denis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement incessant au c&#339;ur du cycle naturel s'inscrit dans le temps. &lt;i&gt;Panta rei&lt;/i&gt;. Tout s'&#233;coule, rien ne reste tel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au March&#233; Jean-Talon, c'est la foule des grands jours. Tout le monde a les bras charg&#233;s de plantes et de fleurs. Des chariots !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est encore impossible de discerner visuellement l'approche de l'aube. Pixels comme tessons de lumi&#232;res. Place &#201;milie Gamelin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le temps d&#233;truit tout, le temps arrange tout. Il est bien insupportable &#224; la fin. J'imagine un pays sans lui. &#187; F&#233;lix Leclerc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop las pour imaginer. Le pr&#233;sent n'est pas une copie parfaite. Mais il ne sait plus ce qu'il doit acheter. Rue Jean-Talon Est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; la fin, les rus&#233;es tombent dans leurs propres pi&#232;ges. &#187; F&#233;lix Leclerc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le flamand rose indique le sens du vent au jardinier d&#233;boussol&#233; du quartier de la Petite Bourgogne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les passants le fixe sans bouger, &#224; l'aff&#251;t, cherchant la moindre faille, rien qu'un souffle du mannequin vivant. Rue Sainte-Catherine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les reflets modifient nos grilles de lecture. Certains font les mots crois&#233;s, d'autres marchent le nez en l'air. Square Dorchester.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bleu de la piscine est effet du carreau. Ici, c'est le trottoir qui joue avec le bleu du ciel. Refait &#224; neuf. Avenue de Gasp&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'homme rapaill&#233;&lt;/i&gt;, de Gaston #Miron : &#171; Je ne suis pas revenu pour revenir. Je suis arriv&#233; &#224; ce qui commence. &#187; Placette Villeneuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques photographies de mon s&#233;jour &#224; Montr&#233;al : &lt;/strong&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;center&gt; &lt;iframe style=&#034;width: 600px; height: 500px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/albums/72157681259311084/player&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Florence de A &#224; Z</title>
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		<dc:date>2017-04-09T17:03:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Regard</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Livre</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Voyage</dc:subject>
		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Florence</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Il existe 34 plaques de marbre &#224; Florence o&#249; sont grav&#233;s des extraits de chants (canti) de la Divine Com&#233;die de Dante (neuf citations de l'Enfer, cinq du Purgatoire et vingt du Paradis), chaque tercet faisant r&#233;f&#233;rence soit &#224; l'endroit o&#249; la plaque a &#233;t&#233; fix&#233;e, soit &#224; un &#233;v&#233;nement qui s'y d&#233;roula, soit &#224; un personnage ou &#224; une famille dont la demeure s'&#233;levait sur l'emplacement. Au n&#176;1 de la via Tornubuoni*, sur la fa&#231;ade de la tour des Gianfigliazzi, figurent les vers suivants (Enfer, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1949-c3691.jpg?1739537022' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Il existe 34 plaques de marbre &#224; Florence o&#249; sont grav&#233;s des extraits de chants (&lt;i&gt;canti&lt;/i&gt;) de la &lt;i&gt;Divine Com&#233;die&lt;/i&gt; de Dante (neuf citations de l'&lt;i&gt;Enfer&lt;/i&gt;, cinq du &lt;i&gt;Purgatoire&lt;/i&gt; et vingt du &lt;i&gt;Paradis&lt;/i&gt;), chaque tercet faisant r&#233;f&#233;rence soit &#224; l'endroit o&#249; la plaque a &#233;t&#233; fix&#233;e, soit &#224; un &#233;v&#233;nement qui s'y d&#233;roula, soit &#224; un personnage ou &#224; une famille dont la demeure s'&#233;levait sur l'emplacement. Au n&#176;1 de la via Tornubuoni*, sur la fa&#231;ade de la tour des Gianfigliazzi, figurent les vers suivants (&lt;i&gt;Enfer&lt;/i&gt;, XVII, 58-60) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;E com'io riguardando tra lor vegno, / In una borsa gialla vidi azzurro / Che d'un leone avea faccia a contengo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Et comme j'arrivais en regardant parmi eux, / Je vis, sur une besace jaune, du bleu / Qui avait la face et le port d'un lion &#187; (allusion aux armoiries des Gianfigliazzi : lion d'azur sur champ d'or).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le mot &lt;i&gt;canto&lt;/i&gt; signifie &#233;galement &#171; coin &#187; : c'est ainsi qu'on d&#233;signe, sur d'autres plaques, certains carrefours r&#233;put&#233;s, dont le surnom s'est perp&#233;tu&#233; jusqu'&#224; aujourd'hui. L'angle que forme le Corso avec la via de' Cerch s'appelle par exemple &lt;i&gt;canto di Croce Rossa&lt;/i&gt; en raison de deux plaques arborant des croix rouges, entre lesquelles se trouve un tabernacle en saillie, avec un buste du R&#233;dempteur derri&#232;re une grille. Au XIVe si&#232;cle, l'&#233;difice &#233;tait le si&#232;ge de la plus ancienne pharmacie* de Florence, la Spezieria della Croce Rossa (sans rapport avec l'organisation fond&#233;e en 1863 par Henri Dunant). &#187;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe style=&#034;width: 600px; height: 500px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/albums/72157680592848390/player&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&#171; La conjuration des Pazzi est &#224; l'origie des mesures draconiennes que prirent les M&#233;dicis pour &#233;viter les attentats et les &#233;meutes populaires : garde pr&#233;torienne, services secrets, police r&#233;pressive. Mais la plus spectaculaire est la construction que Cosme Ier commande en 1565 &#224; Giorgio Vasari : le fameux Corridor qui relie le Palais Vieux au palais Pitti, d'apr&#232;s un passage qui unissait le palais de Priam &#224; celui d'Hector dans l'antique Troie. Il permettait au futur grand-duc de Toscane de se rendre de l'un &#224; l'utre sans s'aventurer dans la rue. Il fallut seulement cinq mois &#224; Vasari pour r&#233;aliser cette galerie couverte d'un kilom&#232;tre de long qui part de la &#171; chambre verte &#187; d'&#201;l&#233;onore de Tol&#232;de, l'&#233;pouse de Cosme Ier, longe l'aile gauche des Offices et se change en passage a&#233;rien au-dessus du Ponte-Vecchio. Rive gauche, apr&#232;s avoir contourn&#233; la maison-tour des Mannelli, elle coupe la via de' Bardi, passe au-dessus du portique de l'&#233;glise Santa Felicit&#224; (les M&#233;dicis, &#224; jamais traumatis&#233;s par l'assassinat de Julien dans la cath&#233;drale, assistaient ainsi &#224; la messe sans se m&#234;ler &#224; la foule) avant de d&#233;boucher dans le palais Pitti. on a compar&#233; cette &#171; version a&#233;rienne du souterrain &#187; au trajet recouvert d'un chat de goutti&#232;re. &#192; l'image du r&#232;gne claustral et secret de Cosme Ier, souverain circonspect, entour&#233; d'espions. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; Florence, come &#224; Paris (Choderlos de Laclos en sugg&#233;ra l'id&#233;e), on a adopt&#233; le principe de num&#233;rotage dans le sens du cours du fleuve pour les rues parall&#232;les, alors que le fleuve est le point de d&#233;part pour les rues perpendiculaires. Mais le num&#233;rotage florentin a une singularit&#233;. &#192; l'origine, chaque immeuble &#233;tait num&#233;rot&#233; suivant un itin&#233;raire aussi complexe que celui de la num&#233;rotation par sextiers &#224; Venise. Certains de ces anciens num&#233;ros, grav&#233; dans le marbre, sont encore visibles, comme le 1702 piazza Pitti. Le Palais Vieux portait le num&#233;ro 1, et le dernier (8025) se trouvait Mozza, pr&#232;s de la plazza Santa Croce. Ce syst&#232;me unitaire, peu pratique, fut r&#233;form&#233; en 1865 au profit du num&#233;rotage actuel, rue par rue, place par place. Si ce n'est qu'est venue s'y superposer une num&#233;rotation &#171; professionnelle. &#187; Les num&#233;ros bleus indiquent les domiciles priv&#233;s, et les num&#233;ros rouges les &#233;difices publics et autres &#233;tablissements. Les deux s&#233;ries ne correspondent presque jamais. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dictionnaire insolite de Florence&lt;/i&gt;, Lucien d'Azay, &#233;ditions Cosmopole, 2015.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Redonner un visage aux invisibles</title>
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		<dc:date>2017-02-26T19:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Regard</dc:subject>
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		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Mort</dc:subject>
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		<dc:subject>Violence</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'exposition Mise au poing visible jusqu'au 18 mars 2017 dans l'espace d'exposition Topographie de l'art d&#233;di&#233; &#224; la cr&#233;ation contemporaine situ&#233; dans le quartier du Marais &#224; Paris, c&#233;l&#232;bre l'ouverture il y a 30 ans du premier bureau de l'ONG M&#233;decins du Monde en France. &lt;br class='autobr' /&gt; M&#233;decins du Monde a confi&#233; &#224; six photographes aux profils tr&#232;s diff&#233;rents le soin de porter un regard sensible sur les plus d&#233;munis, sans clich&#233;s ni bons sentiments. Chacun &#224; sa mani&#232;re, avec sa technique de pr&#233;dilection (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH113/arton1943-ba308.jpg?1739537022' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'exposition &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.topographiedelart.fr/medecins-du-monde.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mise au poing&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; visible jusqu'au 18 mars 2017 dans l'espace d'exposition &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.topographiedelart.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Topographie de l'art&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; d&#233;di&#233; &#224; la cr&#233;ation contemporaine situ&#233; dans le quartier du Marais &#224; Paris, c&#233;l&#232;bre l'ouverture il y a 30 ans du premier bureau de l'ONG &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.medecinsdumonde.org/fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;M&#233;decins du Monde&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; en France.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe style=&#034;width: 600px; height: 500px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/albums/72157677303279853/player&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.medecinsdumonde.org/fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;M&#233;decins du Monde&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; a confi&#233; &#224; six photographes aux profils tr&#232;s diff&#233;rents le soin de porter un regard sensible sur les plus d&#233;munis, sans clich&#233;s ni bons sentiments. Chacun &#224; sa mani&#232;re, avec sa technique de pr&#233;dilection (le documentaire pour C&#233;dric Gerbehaye et Henk Wildschut, le portrait pour Claudine Doury, Denis Rouvre et Alberto Garc&#237;a-Alix, une d&#233;marche plus plasticienne pour Val&#233;rie Jouve) a su capturer la beaut&#233; de ces mal-log&#233;s, de ces mineurs isol&#233;s, de ces migrants, nous offrant une vision d&#233;cal&#233;e du monde qui nous entoure, une po&#233;tique du monde qui en amplifie notre compr&#233;hension, en frappant nos esprits, sans appauvrissement ou caricature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.rouvre.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Denis Rouvre&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; pr&#233;sente une installation sonore, avec portraits et voix, sur le th&#232;me des blessures de la vie. &#171; J'ai travaill&#233; sur les blessures physiques qui ressurgissent sur les visages, d&#233;clare le photographe, des blessures qui viennent d'avant, de l'enfance parfois . &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vid&#233;aste &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.christopheacker.com/main&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Christophe Acker&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; a film&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
une prostitu&#233;e chinoise dans son quotidien &#224; Belleville. Une jeune femme vuln&#233;rable qui n'a pas d'autre monnaie d'&#233;change que d'offrir son corps pour survivre. Sans d&#233;voiler son visage, c'est le monde de la prostitution clandestine que le vid&#233;aste d&#233;nonce.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_135 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/jpg/claudine-doury.9f9a35013fd8ff7ecbb8a9da321b3ee1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/claudine-doury.9f9a35013fd8ff7ecbb8a9da321b3ee1-35981.jpg?1739537022' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;center&gt;Claudine Doury, Un logement du camp de Montmagny&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;La photographe &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.claudinedoury.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Claudine Doury&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; a suivi le quotidien d'une mineure roumaine dans la banlieue parisienne, jusqu'&#224; la disparition soudaine de la jeune fille qui sera &lt;i&gt;expuls&#233;e&lt;/i&gt;. &#171; Je m'&#233;tais imagin&#233;e pouvoir rendre compte de son quotidien, raconte Claudine Doury en parlant de Sara, mais le quotidien n'existe pas pour elle, rien n'est r&#233;gl&#233;, rien n'est fixe. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Espagnol &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.albertogarciaalix.com/en/works/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Alberto Garcia-Alix&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui aime se pr&#233;senter comme un photographe marginal, a saisi cette urgence avec de jeunes adolescents aux regards fiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.agencevu.com/photographers/photographer.php?id=214&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;C&#233;dric Gerbehaye&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; a trait&#233; des &#171; mineurs sans papiers &#187;, montrant, en noir et blanc, leur errance dans les rues et les lieux les plus improbables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le N&#233;erlandais &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.henkwildschut.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Henk Wildschut&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; capte la fuite des migrants &#224; la ville-fronti&#232;re de Vintimille en Italie. &#171; La fronti&#232;re se ressent partout, fait remarquer le photographe, elle repr&#233;sente l'&#233;cart entre notre r&#233;alit&#233; et la r&#233;alit&#233; des sans-papiers. Ils ne font pas partie du syst&#232;me. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_134 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/jpg/valerie-jouve.9f9a35013fd8ff7ecbb8a9da321b3ee1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH394/valerie-jouve.9f9a35013fd8ff7ecbb8a9da321b3ee1-6230e.jpg?1739537022' width='500' height='394' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;center&gt;Val&#233;rie Jouve, Sans titre, s&#233;rie &lt;i&gt;Les personnages avec Flavie Pinat&#233;i, 2016-2017&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Val&#233;rie Jouve, pour sa part, ne photographie que des personnes qui ont pos&#233; pour elle, y compris des volontaires de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.medecinsdumonde.org/fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;M&#233;decins du Monde&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des textes sont associ&#233;s aux images, chaque mode d'expression joue son r&#244;le, les mots n'illustrent pas les images, les images n'illustrent pas les mots. &#171; Les r&#233;cits peuvent nous amener &#224; comprendre, comme le rappelait Susan Sontag. Les photographies font autre chose : elles nous hantent. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Temps suspendu : exploration urbaine</title>
		<link>https://liminaire.fr/creation/photographie/article/temps-suspendu-exploration-urbaine</link>
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		<dc:date>2016-10-08T20:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Absence</dc:subject>
		<dc:subject>Temps</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;moire</dc:subject>
		<dc:subject>Regard</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Traces</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Mus&#233;e de La Poste propose l'exposition de photographies &#171; Temps suspendu &#8211; exploration urbaine &#187; du 17 septembre 2016 au 18 d&#233;cembre 2016 &#224; l'Espace Niemeyer, &#224; Paris dans le 19&#232;me. L'exposition r&#233;unit soixante-quinze &#339;uvres de trois photographes passionn&#233;s d'exploration urbaine : Romain Veillon, Sylvain Margaine et Henk Van Rensbergen, qui nous font d&#233;couvrir des sites abandonn&#233;s, des lieux d&#233;saffect&#233;s, tenus secrets, rest&#233;s cach&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
H&#244;pital, usine, &#233;cole, prison ou &#233;glise&#8230; des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/creation/photographie/" rel="directory"&gt;Photographie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/absence" rel="tag"&gt;Absence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/temps" rel="tag"&gt;Temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/memoire" rel="tag"&gt;M&#233;moire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/regard" rel="tag"&gt;Regard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/architecture" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/traces" rel="tag"&gt;Traces&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1911-c4f70.jpg?1739537022' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ladressemuseedelaposte.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mus&#233;e de La Poste&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; propose l'exposition de photographies &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ladressemuseedelaposte.fr/TEMPS-SUSPENDU-Exploration-urbaine-79#article2785&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Temps suspendu &#8211; exploration urbaine &#187;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; du 17 septembre 2016 au 18 d&#233;cembre 2016 &#224; l'Espace Niemeyer, &#224; Paris dans le 19&#232;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'exposition r&#233;unit soixante-quinze &#339;uvres de trois photographes passionn&#233;s d'exploration urbaine : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://romainveillon.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Romain Veillon&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.forbidden-places.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sylvain Margaine&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.henkvanrensbergen.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Henk Van Rensbergen&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui nous font d&#233;couvrir des sites abandonn&#233;s, des lieux d&#233;saffect&#233;s, tenus secrets, rest&#233;s cach&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_163 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/jpg/29814304990_ed22fa0201_o.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/29814304990_ed22fa0201_o-de4d2.jpg?1739537022' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;H&#244;pital, usine, &#233;cole, prison ou &#233;glise&#8230; des endroits aujourd'hui d&#233;laiss&#233;s par l'homme o&#249; le silence r&#232;gne en ma&#238;tre. La peinture s'effrite, les murs se fissurent et les rayons de lumi&#232;re filtrent par les fen&#234;tres cass&#233;es. La nature reprend doucement ses droits, le temps para&#238;t alors suspendu. Ces lieux, abandonn&#233;s par l'homme depuis seulement quelques d&#233;cennies, sont immortalis&#233;s par ces photographes. Ceux-ci parcourent le monde en qu&#234;te de ces ruines contemporaines, vestiges d'une vie pass&#233;e.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le documentaire &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.urbanescape.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Urban Escape&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; r&#233;alis&#233; par &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.davidderueda.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;David de Rueda&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://wickedscope.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;M&#233;lanie de Groot van Embden&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, en 2014, est projet&#233; dans l'espace d'exposition.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/EHeIptu27MU?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
La ruine est depuis la Renaissance un spectre qui hante l'architecture occidentale. Elle est, selon les &#233;poques, objet de d&#233;ni n&#233;glig&#233; comme un &lt;i&gt;reste&lt;/i&gt; superflu, ou source d'inspiration pour les architectes sous ses trois principales figures, deux que l'on peut qualifier de &lt;i&gt;classiques&lt;/i&gt; : la ruine de guerre et la ruine du temps., une troisi&#232;me figure apparue plus r&#233;cemment, la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/au-lieu-de-se-souvenir-16/article/le-monde-deforme-esthetique-de-la&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ruine de catastrophe&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, d'origine climatique ou technologique, voire les deux &#224; la fois, comme &#224; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/palimpseste/article/entre-risque-et-danger&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fukushima&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_164 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/jpg/29994993472_a5edba062a_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/29994993472_a5edba062a_k-de9f0.jpg?1739537022' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; On a tous des souvenirs de b&#226;timents abandonn&#233;s&#8230; explique Romain Veillon sur le &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://ladresseip.w&lt;br class='autobr' /&gt;
ordpress.com/2016/10/05/expo-temps-suspendu-pour-le-photographe-et-explorateur-urbain-romain-veillon-apres-le-soulagement-cest-lemerveillement/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;blog de L'Adresse I.P.&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Moi, &#231;a vient de ma grand-m&#232;re paternelle, d'une vieille entreprise de transport familiale, d'entrep&#244;ts d&#233;sert&#233;s, un terrain de jeux d'abord, et le d&#233;marrage d'une passion qui ne m'a plus quitt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/photographie-2/article/il-ne-faut-pas-desesperer&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Des anciennes usines Renault de Boulogne-Billancourt&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; aussi. C'est parti de l&#224;. On commence &#224; explorer, on d&#233;couvre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis la photo s'est greff&#233;e l&#224;-dessus. Au d&#233;part pour des souvenirs, des petits reportages. Je pensais que l'on n'&#233;tait pas nombreux, mais avec Internet, Facebook, j'ai vu ce que d'autres faisaient dans ce domaine, j'avais d&#233;j&#224; l'envie et l&#224; je me suis vraiment lanc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aime autant les lieux pour leur po&#233;sie, leur esth&#233;tique, que pour ce qu'ils me disent de la vie qui s &#8216;y d&#233;roulait. En fait, j'associe les voyages et les photos d'exploration urbaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;paration est capitale, essentielle, via des recherches, des contacts&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand on arrive sur place, le premier sentiment, c'est le soulagement : on peut rentrer, tout est encore l&#224;&#8230; Apr&#232;s, c'est l'&#233;merveillement&#8230; &#187;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe style=&#034;width: 600px; height: 500px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/albums/72157671409626954/player&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&#171; La ruine, &#233;crivent Olivier Schefer et Miguel Ega&#241;a&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Esth&#233;tique des ruines, Miguel Ega&#241;a et Olivier Schefer (dir.) Presses (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, constitue tout &#224; la fois un marqueur concret particuli&#232;rement fort du temps disparu et un point de rencontre entre le pass&#233; et le pr&#233;sent. Assur&#233;ment, la ruine est un reste, le legs d'un pass&#233; souvent fort ancien, qui permet aux arch&#233;ologues ou aux pal&#233;ontologues de partir sur les traces de temps &#233;loign&#233;s, voire imm&#233;moriaux (vases bris&#233;s, temples effondr&#233;s, outils &#233;br&#233;ch&#233;s). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_165 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/jpg/29995047272_4f18ba3cfb_k.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/29995047272_4f18ba3cfb_k-c8558.jpg?1739537023' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Survivance d'une esth&#233;tique romantique du chaos et du sublime ou recherche dans les d&#233;combres des restes perdus de l'Histoire, d'un temps mis entre parenth&#232;ses, d'un &lt;i&gt;temps suspendu&lt;/i&gt;. Dans tous les cas, difficile de se soustraire &#224; l'effet de fascination qu'exerce sur nous les ruines.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Esth&#233;tique des ruines&lt;/i&gt;, Miguel Ega&#241;a et Olivier Schefer (dir.) Presses universitaires de Rennes, 2015&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Promenons-nous dans les bois...</title>
		<link>https://liminaire.fr/creation/photographie/article/promenons-nous-dans-les-bois</link>
		<guid isPermaLink="true">https://liminaire.fr/creation/photographie/article/promenons-nous-dans-les-bois</guid>
		<dc:date>2016-05-01T13:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Regard</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Nature</dc:subject>
		<dc:subject>Louvre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#339;uvre de l'artiste Eva Jospin est pr&#233;sent&#233;e jusqu'au 28 ao&#251;t 2016 au c&#339;ur de la Cour carr&#233;e du Louvre. Ce panorama est h&#233;berg&#233; dans un pavillon con&#231;u comme une architecture artistique : les fa&#231;ades majestueuses du Mus&#233;e du Louvre se refl&#232;tent dans l'habillement &#224; pans coup&#233;s de la surface du pavillon. &lt;br class='autobr' /&gt; L'&#339;uvre d'Eva Jospin qui travaille le carton de r&#233;cup&#233;ration pour concevoir volume et perspective, pr&#233;sente une for&#234;t dense et myst&#233;rieuse, d&#233;licate, d&#233;coup&#233;e, cisel&#233;e au cutter, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/creation/photographie/" rel="directory"&gt;Photographie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/architecture" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/nature" rel="tag"&gt;Nature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/louvre" rel="tag"&gt;Louvre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1884-91ea9.jpg?1739537023' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#339;uvre de l'artiste Eva Jospin est pr&#233;sent&#233;e jusqu'au 28 ao&#251;t 2016 au c&#339;ur de la Cour carr&#233;e du Louvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce panorama est h&#233;berg&#233; dans un pavillon con&#231;u comme une architecture artistique : les fa&#231;ades majestueuses du &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.louvre.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mus&#233;e du Louvre&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; se refl&#232;tent dans l'habillement &#224; pans coup&#233;s de la surface du pavillon.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe style=&#034;width: 640px; height: 480px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/sets/72157667793769505/player&#034;&gt; &lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
L'&#339;uvre d'Eva Jospin qui travaille le carton de r&#233;cup&#233;ration pour concevoir volume et perspective, pr&#233;sente une for&#234;t dense et myst&#233;rieuse, d&#233;licate, d&#233;coup&#233;e, cisel&#233;e au cutter, troncs et branches dans un jeu de strates superpos&#233;es, denses et vivants, r&#226;peux comme l'&#233;corce et enchev&#234;tr&#233;s comme les feuilles. L'artiste taille, d&#233;coupe, assemble et superpose les couches de carton qui s'agr&#232;gent les unes aux autres dans des bas-reliefs &#233;vocateur afin de cr&#233;er une grotte en trompe-l'&#339;il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La for&#234;t est &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Walden_ou_la_vie_dans_les_bois/Fabulet&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le symbole de la nature &#224; l'&#233;tat sauvage&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, dans les r&#233;cits traditionnels elle incarne l'espace de l'&#233;preuve ou du rite initiatique. Le lieu de la rencontre avec soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La for&#234;t, c'est un peu comme un film d'amour au cin&#233;ma. Cela parle &#224; tout le monde. C'est un sujet fort, un sujet vaste. Chacun en garde un souvenir : un lieu, une histoire, sa propre histoire, etc. Parler de for&#234;t a une dimension g&#233;n&#233;rale, voire universelle dans le monde europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les contes, on s'y perd, on s'y retrouve. Il en est ainsi aussi dans la vie. Les for&#234;ts des mythologies nordiques si importantes auparavant ont disparu. Il s'y joue tr&#232;s souvent, voire surtout, un rapport &#224; l'enfance. La for&#234;t est donc marqu&#233;e par la nostalgie. Pour moi, c'est un marqueur, une r&#233;f&#233;rence qui imm&#233;diatement parle &#224; chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le travail de perspective que nous a l&#233;gu&#233; la Renaissance, on parle de ligne de fuite des paysages. Dans la for&#234;t, c'est totalement diff&#233;rent, on n'a ni horizon ni rep&#232;re. En regardant devant ou derri&#232;re soi, tout est cach&#233;. Le monde est autre &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entretien avec Eva Jospin, Dans l'entre-deux de la peinture et de la sculpture&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le visiteur est invit&#233; &#224; entrer dans cette grotte, il ralentit &#224; cause de la p&#233;nombre, l'espace qui se r&#233;duit, pour s'attarder &#224; l'int&#233;rieur du pavillon qui ne peut accepter qu'une douzaine de personnes &#224; chaque visite, entrant &#224; l'int&#233;rieur comme l'enfant dans les contes qui n'en per&#231;oit qu'une partie, un d&#233;tail, celui d'une for&#234;t qui nous montre l'arbre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'origine du mat&#233;riau utilis&#233; par l'artiste tient pr&#233;cis&#233;ment dans l'unique sujet de ses &#339;uvres : la for&#234;t et son bois. Le carton ondul&#233;, objet pauvre, sans qualit&#233; esth&#233;tique intrins&#232;que, mat&#233;riau banal, de r&#233;cup&#233;ration, produit final du travail de la trituration du bois, qui devient insolite une fois sculpt&#233;, coll&#233;, d&#233;chir&#233;, car il d&#233;voile ainsi sa surface et ses cannelures, sa couleur et sa profondeur, tout en ombre et lumi&#232;re, comme si la mati&#232;re avait une m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La beaut&#233; et le myst&#232;re de ce &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Panorama_%28peinture%29&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;panorama&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &#233;ph&#233;m&#232;re et ambivalent, nous invitent &#224; nous perdre, au del&#224; de l'enchantement, dans les profondeurs de notre imaginaire. Son caract&#232;re &#233;ph&#233;m&#232;re et ambivalent nous am&#232;ne &#224; nous interroger sur notre condition humaine et notre place dans ce monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.voir-et-dire.net/?Dans-l-entre-deux-de-la-peinture&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Entretien avec Eva Jospin, &lt;i&gt;Dans l'entre-deux de la peinture et de la sculpture&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Projection de la ville dans la chambre noire</title>
		<link>https://liminaire.fr/creation/photographie/article/projection-de-la-ville-dans-la-chambre-noire</link>
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		<dc:date>2015-05-26T15:52:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Ciel</dc:subject>
		<dc:subject>Lisbonne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Castelo de S&#227;o Jorge &#224; Lisbonne est situ&#233; dans la partie noble de l'ancienne citadelle m&#233;di&#233;vale comprenant le ch&#226;teau fort, et les vestiges de l'ancien palais royal. Sa position dominante sur la colline la plus haute du centre historique, offre aux visiteurs une des plus belles vues sur la ville et l'estuaire du Tage. &lt;br class='autobr' /&gt;
La chambre noire, instrument d'optique form&#233; de lentilles et de miroirs, &#224; travers lesquels se refl&#232;te sur un &#233;cran blanc et concave, utilis&#233; comme une sorte de table, ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1815-5ac69.jpg?1739537023' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Saint-Georges_%28Lisbonne%29&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Castelo de S&#227;o Jorge &#224; Lisbonne&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est situ&#233; dans la partie noble de l'ancienne citadelle m&#233;di&#233;vale comprenant le ch&#226;teau fort, et les vestiges de l'ancien palais royal. Sa position dominante sur la colline la plus haute du centre historique, offre aux visiteurs une des plus belles vues sur la ville et l'estuaire du Tage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://phymain.unisciel.fr/la-chambre-noire/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;chambre noire&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, instrument d'optique form&#233; de lentilles et de miroirs, &#224; travers lesquels se refl&#232;te sur un &#233;cran blanc et concave, utilis&#233; comme une sorte de table, ce qui se passe &#224; l'ext&#233;rieur de la tour du ch&#226;teau au m&#234;me moment, permet d'observer minutieusement la ville en temps r&#233;el, ses mouvements et ses quartiers les plus embl&#233;matiques, le fleuve, les toits de la ville, ses &#233;glises blanches et les trou&#233;es de ses places, en un regard qui la parcourt &#224; 360&#176;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre guide inventorie &#224; la h&#226;te, en portugais et en anglais, &#224; la vingtaine de personnes r&#233;unies dans le noir, les monuments et l'histoire de Lisbonne, en faisant tourner l'instrument optique qui offre ainsi un parcours unique &#224; travers la ville, visible dans ses moindres d&#233;tails.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle actionne le dispositif m&#233;canique de l'&#233;cran qui monte et descend, en tirant sur des cordes, afin de pouvoir faire des mises au point. Les images de la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/derives/article/la-nostalgie-de-l-infini&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chambre Noire&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; peuvent tourner en avant et en arri&#232;re pour nous faire voir les diff&#233;rentes parties du paysage. On voit assez loin au-dessus de l'horizon et on peut observer des d&#233;tails tr&#232;s pr&#233;cis juste en dessous de la tour, dans l'enceinte m&#234;me du ch&#226;teau. Ce qui fascine le plus est d'observer une image de la ville qui para&#238;t photographique, et de d&#233;couvrir le mouvement dans cette image fixe : un camion qui file sur le pont du 25 avril, des lisbo&#232;tes qui discutent au soleil sur la terrasse sur leur toits, un drapeau qui fr&#233;mit au vent, un oiseau qui traverse le ciel. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe style=&#034;width: 640px; height: 480px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/sets/72177720304319909/player&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un lieu de recueillement</title>
		<link>https://liminaire.fr/creation/photographie/article/un-lieu-de-recueillement</link>
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		<dc:date>2015-04-27T17:13:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;moire</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Biographie</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Ciel</dc:subject>
		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Mort</dc:subject>
		<dc:subject>Normandie</dc:subject>
		<dc:subject>Nature</dc:subject>
		<dc:subject>Fant&#244;me</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous nous sommes retrouv&#233;s ce week-end en famille &#224; Carolles, en Normandie, pour r&#233;aliser le dernier v&#339;ux de Jacques, le beau-p&#232;re de Caroline. Il souhaitait que ses enfants jettent ses cendres dans la Vall&#233;e du Lude, &#224; Carolles. Tous les ans depuis quelques ann&#233;es nous revenons r&#233;guli&#232;rement en famille &#224; &#201;denville, avenue de la plage &#224; Carolles o&#249; Caroline a v&#233;cu lorsqu'elle &#233;tait enfant. Elle y retrouve tous les &#233;t&#233;s et ses souvenirs d'enfants, et les enfants devenus adultes qu'elle y (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH113/arton1805-97760.jpg?1739537023' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous nous sommes retrouv&#233;s ce week-end en famille &#224; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ville-carolles.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Carolles&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, en Normandie, pour r&#233;aliser le dernier v&#339;ux de Jacques, le beau-p&#232;re de Caroline. Il souhaitait que ses enfants jettent ses cendres dans la Vall&#233;e du Lude, &#224; Carolles. Tous les ans depuis quelques ann&#233;es nous revenons r&#233;guli&#232;rement en famille &#224; &#201;denville, avenue de la plage &#224; Carolles o&#249; Caroline a v&#233;cu lorsqu'elle &#233;tait enfant. Elle y retrouve tous les &#233;t&#233;s et ses souvenirs d'enfants, et les enfants devenus adultes qu'elle y c&#244;toyait, la maison de son enfance, &lt;i&gt;L'il&#244;t&lt;/i&gt;, et la plage et la dune de son enfance. La r&#233;gion est si plaisante que nos filles nous poussent &#224; y revenir chaque &#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi, nous &#233;tions donc une douzaine parmi ses proches, ses filles, leurs maris et leurs enfants, le temps avait &#233;t&#233; gris toute a matin&#233;e, lorsque nous sommes arriv&#233;s sur place le ciel s'est &#233;clairci d'un c&#244;t&#233;, laissant appara&#238;tre sa voile bleu, et de l'autre plus contrast&#233; avec un rideau gris anthracite qui mena&#231;ait sur la c&#244;te. Les versants de la vall&#233;e nous pr&#233;sentaient leur beau profil creus&#233; en V dans le massif de Carolles. Nous sommes all&#233;s tous ensemble en voiture jusqu'au bout de la rue des des Fontenelles, puis nous sommes descendus en suivant le chemin qui longe le petit ru au fond de la vall&#233;e qui porte son nom, dissimul&#233; par la v&#233;g&#233;tation verdoyante, son roulis de fontaine nous accompagnant tout le chemin, et qui serpente entre les gen&#234;ts et les ajoncs avant de se jeter dans la mer au milieu d'un &#233;boulis de rochers et de galets qui forme ce qu'on appelle le &lt;i&gt;Port du Lude&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La l&#233;gende pr&#233;tend que la vall&#233;e a &#233;t&#233; ouverte d'un coup d'&#233;p&#233;e de l'archange Saint-Michel dans sa lutte contre Satan, retranch&#233; sur le Rocher du Sard, appel&#233; aussi Chaire du Diable. Je l'avais lu quelques jours auparavant dans une brochure locale, je n'ai pas r&#233;sist&#233; &#224; le raconter &#224; mon jeune neveu qui, arm&#233; d'un large baton, frayait le chemin en agitant &#224; la h&#226;te son artillerie improvis&#233;e &#224; droite &#224; gauche, luttant &#224; armes in&#233;gales contre les ronces et orties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ruisseau s'appelle &lt;i&gt;Le Lude&lt;/i&gt; (son nom v&#233;ritable est &lt;i&gt;Le Crapot&lt;/i&gt; mais il est tomb&#233; dans l'oubli, peut-&#234;tre pour ne pas le confondre avec son voisin, &lt;i&gt;Le Crapeu&lt;/i&gt;, ruisseau arrosant en contrebas &lt;i&gt;la Vall&#233;e des Peintres&lt;/i&gt;, les deux noms aux consonances approchantes ayant vraisemblablement la m&#234;me origine), na&#238;t &#224; Saint-Michel-des-Loups et parcourt 4,5 km avant de se jeter dans la mer. Il &#233;pouse le parcours d'une faille terrestre.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe style=&#034;width: 640px; height: 460px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/sets/72157710728264716/player&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Chaque ann&#233;e nous passons &#224; cet endroit en nous rendant &#224; la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/maps/place/Carolles/@48.743752,-1.569359,3a,75y,63.36h,82.28t/data=!3m5!1e1!3m3!1sFTN447WmVPcAAAQIuAiYnA!2e0!3e11!4m2!3m1!1s0x480c032aec2318eb:0x40c14484fc70a90&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cabane Vauban&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, nous faisons cette promenade depuis Carolles-Plage, au pied du Pignon Butor. La randonn&#233;e d&#233;bute par des escaliers assez raides, espac&#233;s de plusieurs points de vue sur la plage et la Baie de Granville. Une table d'orientation &#224; la fin de la mont&#233;e permet de se rep&#233;rer. Nous continuons ensuite le long des falaises en suivant le balisage du GR. Il y a &#233;galement un panneau indiquant la direction de la Cabane Vauban et de la vall&#233;e du Lude. Au petit pont sur le Lude, un panneau indique la Cabane Vauban. Avec le recul, je me rends compte aujourd'hui qu'il forme dans le paysage une croix de fortune. Le sentier remonte en haut des falaises par un nouvel escalier. Depuis la Cabane Vauban, on aper&#231;oit le Mont Saint Michel et l'&#238;lot de Tombelaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En suivant le sentier sinueux de la vall&#233;e du Lude, on descend jusqu'&#224; la plage qui offre un bel aper&#231;u du pied des falaises et du Lude se jetant dans la mer. Ce lieu &#233;tait d&#233;j&#224; pour nous, de longue date, le lieu d'une secr&#232;te attirance, pour sa beaut&#233; et sa situation isol&#233;e, en soi comme un souvenir inoubliable (une fois l&#224; en effet on r&#234;ve d'ailleurs, d'un lointain horizon qui nous attire irr&#233;sistiblement et nous laisse r&#234;veur), o&#249; la mer s'&#233;crase sur les galets gris. &#171; Quand le flot pouss&#233; par le vent, &#224; mar&#233;e haute, s'engouffre dans le Port du Lud avec un bruit effrayant, brisant ses vagues sur les rochers et les couvrant d'&#233;cume &#224; une hauteur prodigieuse, le spectacle est d'une beaut&#233; incomparable, et l'impression est d'autant plus forte qu'on la ressent en pleine campagne, dans une sorte de d&#233;sert au milieu des rochers.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Eug&#232;ne de Beaurepaire, Normandie Monumentale&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d&#233;sormais devenu pour nous, un lieu de recueillement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cendres se sont d&#233;pos&#233;es d&#233;licatement sur le sol de galets tout au fond du cours d'eau claire, mais en s'accumulant le tas qu'elles ont form&#233; un temps m'a fait penser &#224; un sablier renvers&#233; dont la paroi de verre aurait disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement de l'eau emportait d&#233;licatement les parcelles de cendres les plus l&#233;g&#232;res sans qu'elles s'envolent dans l'air humide, vers la mer dont on entendait le ressac toute proche, se gravant ainsi dans nos m&#233;moires, cette &#233;motion hors du temps, mais s'inscrivant durablement dans ce lieu, cet espace, ce paysage qu'il avait toujours aim&#233;, et qui nous reliait intimement &#224; lui, et par &#233;cho et par extension dans tous les lieux qu'il avait pu visiter, r&#234;ver ou vivre, dans tous les moments de sa vie et ceux qu'il avait partag&#233;s avec sa famille, ses amis, non aux moyens d'une construction faite de concessions fa&#231;on derni&#232;re demeure en marbres dispendieux et plaque grav&#233;e dor&#233;e &#224; l'or fin, assortie d'une &#233;pitaphe &#224; la sentence d&#233;finitive, mais en s'&#233;crivant avec les &#233;l&#233;ments, dans le cadre de cet endroit attachant. L'eau du ruisseau finissant son parcours de la vall&#233;e pour se jeter dans la mer, les herbes ondoyant au vent comme pour le saluer une derni&#232;re fois, et les cristaux de cendres colorant de leur teinte grise celle des galets, ton sur ton, une mani&#232;re de dispara&#238;tre avec l'&#233;l&#233;gance et la l&#233;g&#232;ret&#233; du sable qui glisse entre nos doigts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Eug&#232;ne de Beaurepaire, &lt;i&gt;Normandie Monumentale&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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