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Vases communicants


Vases communicants : Jérôme Denis. En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes écrits à cette occasion depuis le début de l’opération.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route, il n’y a pas de représenté pas de représentant. Il y a un monde de signes et de marques qui organisent la rencontre entre nos yeux et le ciel, les arbres, l’air. La rencontre qui, seule, fait paysage à admirer, chemin à suivre, regard. Une multitude de moments toujours recommencés, de micro-événements toujours réinventés. De ces signes, certains sont seuls. Plantés dans la terre, accrochés en l’air, appliqués sur le goudron, ou goudron lui-même. Ils configurent les sites. Instaurent des virages dangereux, façonnent des zones à vitesse calibrée, dessinent des choix entre destinations, séparent des flux. D’autres ne valent qu’entre eux, pris dans une vaste toile ou simplement associé deux à deux. Ils se répondent alors, se contredisent, se complètent ou se répètent tout simplement. Rien de tel pour le plaisir d’un peu de poésie que de prendre les seconds pour les premiers. C’est encore plus facile à l’étranger. La fin, sur les routes québécoise que seule la couleur orange raccroche aux panneaux homologues qui indiquent des travaux, peut ainsi produire chaque fois de nouvelles histoires. Inquiétante après les minutes passées à se demander si l’on est bien où l’on croit qu’on est. Hypnotique aperçue du siège arrière l’espace d’un clin d’œil involontaire ponctuant un sommeil trop léger. Fantastique suivie quelques mètres plus tard par la mutation de la route goudronnée en piste poussiéreuse. Une seule chose est sûre. Jamais elle ne marquera la limite de l’amour que l’on porte à ce pays.

À lire sur le site Scriptopolis (de Jérôme Denis, David Pontille et Philippe Artières) mon texte sur Detroit : Verre feuilleté.

4 commentaires
  • Sur la route, de Jérôme Denis 3 février 2012 14:12, par Dominique Hasselmann

    En voyant le panneau « Fin », je me suis tout de suite demandé si c’était un montage ! Mais non, il fallait le voir pour le croire : montagne, en fait.

    Indication surprenante, que vous avez su saisir « à l’étranger », comme si finalement vous étiez allé dans un autre monde - mais vous en êtes revenu ! Les lignes droites ou les virages aboutissent parfois à l’inattendu indiqué.

    Voir en ligne : Le Tourne-à-gauche

  • Sur la route, de Jérôme Denis 3 février 2012 20:56, par F

    oui, c’est très beau, ce panneau rajouté avec Photoshop

    en fait le mot « fin » était écrit sur le monde lui-même, il l’a juste transféré

    quand est-ce qu’on arrivera à échapper à ça ?

    Voir en ligne : TL

    • Sur la route, de Jérôme Denis 4 février 2012 23:14, par Jérôme

      Photoshop n’y est pour rien, ça n’est pas exactement le genre de la maison. Mais merci pour la métaphore.

      Voir en ligne : http://www.scriptopolis

      • Sur la route, de Jérôme Denis 4 février 2012 23:19, par Jérôme

        Ah mince, c’est monsieur Bon qui fait la blague. N’avais même pas vu et allais rajouter « allez au Québec vous les croiserez » à un plus amoureux que moi encore du pays. Mes excuses !

Sur la route, de Jérôme Denis
Publié le 3 février 2012
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