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	<title>LIMINAIRE</title>
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	<description>Une palpitation, un mouvement encore immobile, un espace de sursis dans la dissolution.</description>
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		<title>LIMINAIRE</title>
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		<title>Entr&#233;es fictives, rues pi&#232;ges et lieu-dit fant&#244;me</title>
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		<dc:date>2017-09-03T08:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>Wim Wenders</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je me souviens de Paris, Texas, cette ville qui dans l'ombre de la capitale tente de trouver leur place, mais ce n'est pas tant l'existence de la ville elle-m&#234;me qu'on ne voit pas du reste dans le film de Wim Wenders, c'est cette terre, ce terrain poss&#233;d&#233; par Travis, achet&#233; l&#224;-bas sans que personne ne le sache, un bout de terrain pour y construire une maison pour sa famille mais qui ne verra jamais le jour. Cette ville dans l'ombre, cette maison fant&#244;me, tout tient dans la main de Travis &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/ecriture/au-lieu-de-se-souvenir/" rel="directory"&gt;Au lieu de se souvenir&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/etats-unis" rel="tag"&gt;&#201;tats-Unis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/wim-wenders" rel="tag"&gt;Wim Wenders&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1971-126f5.jpg?1752753668' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je me souviens de &lt;i&gt;Paris, Texas&lt;/i&gt;, cette ville qui dans l'ombre de la capitale tente de trouver leur place, mais ce n'est pas tant l'existence de la ville elle-m&#234;me qu'on ne voit pas du reste dans le film de Wim Wenders, c'est cette terre, ce terrain poss&#233;d&#233; par Travis, achet&#233; l&#224;-bas sans que personne ne le sache, un bout de terrain pour y construire une maison pour sa famille mais qui ne verra jamais le jour. Cette ville dans l'ombre, cette maison fant&#244;me, tout tient dans la main de Travis &#224; la recherche d'une identit&#233; et de sens, entre ses doigts : la photographie d'un lieu d&#233;sert avec seulement un panneau &lt;i&gt;&#224; vendre&lt;/i&gt;, plant&#233; au milieu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_93 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;61&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/jpg/ac990d2c7e78aa25b39f7508b8c06106.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH409/ac990d2c7e78aa25b39f7508b8c06106-2520c.jpg?1752753668' width='500' height='409' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Photographie de r&#233;p&#233;rage du fil &lt;i&gt;Paris, Texas&lt;/i&gt; de Wim Wenders
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un endroit qui n'existe pas, un lieu fictif. Des villes sans r&#233;alit&#233;, des villes imagin&#233;es, r&#234;v&#233;es, fantasm&#233;es, il en existe beaucoup &#224; travers la litt&#233;rature, l'architecture, le design, le cin&#233;ma, la bande dessin&#233;e, de la litt&#233;rature, l'art ou le num&#233;rique, des lieux invent&#233;s, certains de ces lieux on en reconna&#238;t l'inspiration, d'autres c'est plus abstrait, lointain mais ils laissent tous une grande place pour la projection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4D City, Aegea, Alaxis Alphaville, Amity, Aquila, Arcology, Arcosanti, Arkham, Armilla, Arrakeen, Astro City, Atlantide, AVL-Ville, Babel, Babylone, Balbec, Bensalem, Bottle City, Bree, Broadacre City, Brusel, Butua, Caithris, Calvani, Capital City, Central City, Chaux, Cit&#233; administrative, Cit&#233; Barnum, Cit&#233; chimique, Cit&#233; des demi sph&#232;res, Cit&#233; de Dieu, Cit&#233; des enfants perdus, Cit&#233; dans l'espace, Cit&#233; des femmes, Cit&#233; flottante, Cit&#233; Id&#233;ale, Cit&#233; imaginaire, Cit&#233; Industrielle, Cit&#233; Intra, Cit&#233; lin&#233;aire, Cit&#233; du livre, Cit&#233; marine, Cit&#233; mondiale, Cit&#233;s d'Or, Cit&#233; du Soleil, Cit&#233; des superbes demeures, City Air Ocean Town, Cloud City, Coal City, Combray, Computer City, Container City, Cyberpolis, Cyth&#233;r&#233;e, Dead City, Dogville, &#201;copolis, Edge City, Edoras, Eldorado, Enoch, EPCOT, Experimental Prototype of City Of Tomorrow, &#201;quateur City, Falcon City, Fondcombe, France-Ville, Futurapolis, Galatograd, Garden City, Gattaca, Giant City, Gotham City, Harmonie, Helix city, Hill Valley, Hygeia, Icarie, Inner City, Instant City, Intrapolis, Isidora, Jerimadeth, Kandor, Khazad-d&#251;m, King City, La Moria, Leisure City, Libertalia, Lillypad, Liquid City, Living City, Lonely City, Marine city, Mega-City, Mesa CityM&#233;tropolis, M&#233;tapolis, Microutopia, Milliard-City, Minas Ithil, Minas Morgul, Minas Tirith, Il Monumento Continuo, Mylos, New-Jamestown, New-Lanark, New New York, Nouvelle Babylone, NO Stop City, Nouvelle Atlantide, Oc&#233;ana, Oniropolis, Non, P&#226;hry, Paris 1900, Petitecave, Pos&#233;idon, Plug-in-City, Quirm, R'lyeh, RMB City, Samaris, Sin City, Sion, Slave City, Smallville, Stahlstadt, Synchronie, Tamo&#233;, Terra Toulouse, Thalassa, Tharbad, Th&#233;l&#232;me, Tirion, Toonville, Twin Peaks, Urbicande, Utopia, Valmar, Vaux, Vernii, Ville de 2000 tonnes, Ville conique, Ville contemporaine de trois millions d'habitants, Ville continent, Ville flottante, Ville future, Ville de Gay France, Ville haute, Ville lima&#231;on, Ville-loisir, Ville lunaire, Ville machine, Villemolle, Ville nuage, Ville Oblique, Ville-Pont pour Alger, Ville-Pont pour Londres, Ville-Pont pour Monaco, Ville-Pont pour Shanga&#239;, Ville-Pont sur la Manche, Ville priv&#233;e, Ville Radieuse, Ville r&#233;seau, Ville Spatiale, Ville Totale, Ville usine, Ville en X, Vinyamar, Virtuapolis, Walking City, Wadesdah, Yahoo, Zion, Zoo City.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Entr%C3%A9e_fictive&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;entr&#233;es fictives&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; sont nombreuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un auteur ajoute un passage qui n'a aucun sens dans un de ses livres, juste pour voir si un lecteur s'en rend compte et savoir ainsi s'il est lu. Mais quand il se rend compte que personne ne s'en aper&#231;oit il est encore plus d&#233;pit&#233;, le probl&#232;me ce n'est pas qu'il est mal lu, mais en fait il n'est pas lu du tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ailleurs, c'est un petit point sur une carte. Un d&#233;tail anodin apparemment sans importance. Une ville indiqu&#233;e sur une carte depuis des ann&#233;es, mais voil&#224; cette ville n'existe pas, elle n'a jamais exist&#233;. C'est un leurre, un mirage, une illusion. Une erreur ? On peut dire cela mais une erreur volontaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce point sur la carte, cette ville qui n'existe pas vraiment, sur aucune autre carte, ni aucun plan, imprim&#233; ou num&#233;rique, est un pi&#232;ge. Mais il suffirait d'y habiter pour qu'elle existe r&#233;ellement, prenne forme et d&#233;tourner sa fausse repr&#233;sentation sur la carte en la faisant correspondre &#224; la r&#233;alit&#233; du terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jeune stagiaire qui travaille dans une entreprise de topographie charg&#233;e de mettre &#224; jour les plans d'une grande ville dans son &#233;volution constante. Un soir, il rend service &#224; une jeune femme en la raccompagnant chez elle avec la voiture de son entreprise, mais elle y oublie deux cl&#233;s USB dans un petit &#233;tui. Comme son nom et son num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone sont inscrits &#224; l'int&#233;rieur, il t&#233;l&#233;phone &#224; ce num&#233;ro pour le lui rendre, mais un homme vient au rendez-vous &#224; sa place. Le jeune homme d&#233;couvre alors que la rue o&#249; la fille s'est rendue n'existe ni sur le plan de la ville, ni sur les GPS et qu'une soci&#233;t&#233; myst&#233;rieuse dont on ne saura jamais r&#233;ellement les activit&#233;s, y a son si&#232;ge.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/-_o5XsS6fpo&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Les &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Trap_street&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;rues pi&#232;ges&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; comme celle du film &lt;i&gt;Trap Street&lt;/i&gt; de Vivian Qu existent mais en sens inverse : les cartographes les dessinent sur leurs plans alors qu'elles n'ont aucune r&#233;alit&#233;, afin qu'elles servent de &lt;i&gt;copyright&lt;/i&gt; &#224; leur travail, un peu comme les tatouages num&#233;riques qui apparaissant en filigrane pour les photos. rap street (que l'on peut traduire par &#171; rue-pi&#232;ge &#187;) est un terme anglais pour d&#233;signer un &#233;l&#233;ment graphique fautif dessin&#233; sur une carte routi&#232;re dans le but de d&#233;couvrir les violations de droit d'auteur. Si la carte d'un concurrent comprend cet &#233;l&#233;ment, l'ayant-droit peut esp&#233;rer facilement d&#233;montrer que sa carte a &#233;t&#233; recopi&#233;e. Toutes les cartes se pr&#234;tent &#224; des modifications d&#233;lib&#233;r&#233;es qui ne causent le plus souvent qu'un d&#233;sagr&#233;ment mineur chez le consommateur. Cet ensemble de modifications est plus g&#233;n&#233;ralement qualifi&#233; de copyright trap1.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_94 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/jpg/85127.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/85127-a0041.jpg?1752753668' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Agloe, dans l'&#201;tat de New York
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qui s'est pass&#233; &#224; Agloe. Agloe est une ville de l'Etat de New York, invent&#233;e de toutes pi&#232;ces par deux cr&#233;ateurs de cartes de la &lt;i&gt;General Draft Company&lt;/i&gt; dans les ann&#233;es 1930, Otto Gustave Lindberg et Ernest Alpers. Le nom &lt;i&gt;Agloe&lt;/i&gt; est d'ailleurs l'anagramme de leurs initiales.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_5051 spip_document spip_documents spip_document_video spip_documents_center spip_document_center&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;video-intrinsic-wrapper&#034; style='height:0;width:640px;max-width:100%;padding-bottom:56.25%;position:relative;'&gt; &lt;div class=&#034;video-wrapper&#034; style=&#034;position: absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034;&gt; &lt;video class=&#034;mejs mejs-5051&#034; data-id=&#034;ac338facb616ade8b843f633141d9839&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;pluginPath&#034;:&#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/&#034;,&#034;loop&#034;:false,&#034;videoWidth&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;videoHeight&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;duration&#034;:880}' width=&#034;100%&#034; height=&#034;100%&#034; poster=&#034;local/cache-vignettes/L640xH360/en_lisant_en_e_crivant-16-f137a.png?1739529132&#034; controls=&#034;controls&#034; preload=&#034;none&#034; &gt; &lt;source type=&#034;video/mp4&#034; src=&#034;IMG/mp4/he_tre_rouge_kim_de_l_horizon.mp4&#034; /&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/en_lisant_en_e_crivant-16-f137a-59e7d.png?1752753668' width='500' height='281' alt='Impossible de lire la video' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;base64javascript19458531276a27959d5f9839.04548493&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyNzk1ODQwJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI3OTU4NDAnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ce que d&#233;crit &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://neocarto.hypotheses.org/3182&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nicolas Rambert sur son blog&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; : &#171; Quelques ann&#233;es plus tard, on retrouve effectivement la ville d'Agloe sur une carte concurrente, celle de Rand McNally. Le plagiat semble donc act&#233; et un proc&#232;s a lieu. Mais, ce n'est pas si simple, et c'est l&#224; que l'histoire devient amusante. Car entre temps, dans les ann&#233;es 50, en lieu et place du point indiqu&#233; sur le carte, a ouvert un commerce intitul&#233; &#171; Agloe General Store &#187;. Cons&#233;quence de quoi, pouvant prouver l'existence r&#233;elle et mat&#233;rielle de ce lieu, McNally se defend et gagne le proc&#232;s. Patatras ! Plus tard, et m&#234;me si le magasin fini par fermer, on retrouvera encore la ville d'Agloe sur les cartes &lt;i&gt;Google Maps&lt;/i&gt; et dans diff&#233;rentes bases de donn&#233;es am&#233;ricaines. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aimerai bien un jour me rendre sur place &#224; &lt;i&gt;Paris, Texas&lt;/i&gt;, et d&#233;couvrir peut-&#234;tre que sur le terrain qu'on aper&#231;oit sur la photographie du film de Wim Wenders, avec sa pancarte &lt;i&gt;For Sale&lt;/i&gt;, une maison y a &#233;t&#233; b&#226;tie, une famille y vit aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La profondeur se cache &#224; la surface</title>
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		<dc:subject>Ville</dc:subject>
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		<dc:subject>Tokyo</dc:subject>

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&lt;p&gt;En r&#233;action &#224; mon article sur le son dans le cin&#233;ma de John Smith, Ne pas croire les mots sur parole et le travail sonore d'Aki Onda Gabriel Franck me signale en &#233;cho le film Caf&#233; lumi&#232;re de Hou Hsiao-hsien. &#171; On arrive en train, comme souvent chez Hou Hsiao-hsien, &#233;crit Fran&#231;ois Gorin dans T&#233;l&#233;rama. On est au Japon, comme &#224; la fin du nocturne et flashant Millennium Mambo, son film pr&#233;c&#233;dent. On est avec Yoko, une jeune femme qui partage sa vie entre Taipei et Tokyo - comme le cin&#233;aste (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH96/arton1855-d0ad6.jpg?1752753668' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='96' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En r&#233;action &#224; mon article sur le son dans le cin&#233;ma de John Smith, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/derives/article/ne-pas-croire-les-mots-sur-parole&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ne pas croire les mots sur parole&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.akionda.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le travail sonore d'Aki Onda&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://gabrielsf.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gabriel Franck&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; me signale en &#233;cho le film &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cineclubdecaen.com/realisat/houhsiaohsien/cafelumiere.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Caf&#233; lumi&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Hou_Hsiao-hsien&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Hou Hsiao-hsien&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On arrive en train, comme souvent chez Hou Hsiao-hsien, &#233;crit &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.telerama.fr/cinema/films/cafe-lumiere,196325.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fran&#231;ois Gorin dans T&#233;l&#233;rama&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. On est au Japon, comme &#224; la fin du nocturne et flashant &lt;i&gt;Millennium Mambo&lt;/i&gt;, son film pr&#233;c&#233;dent. On est avec Yoko, une jeune femme qui partage sa vie entre Taipei et Tokyo - comme le cin&#233;aste lui-m&#234;me, ces derniers temps. Deux villes &#224; la fois lointaines et proches, Ta&#239;wan fut jadis colonie japonaise. Journaliste, Yoko pr&#233;pare un documentaire sur un musicien aujourd'hui disparu, Jiang Wenye - quelques notes entendues le situeront entre Satie et Debussy. Elle a fix&#233; un but quasi mystique &#224; ce qui devient une qu&#234;te - non plus une simple enqu&#234;te : le caf&#233; que le ma&#238;tre obscur fr&#233;quentait assid&#251;ment. Caf&#233; Lumi&#232;re, tout un programme. Qu'y cherche-t-elle, au juste ? Pas le caf&#233;, elle ne boit que du lait. La lumi&#232;re, alors, comme Hou Hsiao-hsien est all&#233; retrouver celle d'Ozu, dont le pr&#233;sent film &#233;tait cens&#233; f&#234;ter le centenaire (en 2003) ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1648 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/jpg/6a00d8341c562c53ef014e8967c8f2970d-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/6a00d8341c562c53ef014e8967c8f2970d-2-5c5a4.jpg?1752753669' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Yoko traverse Tokyo en train&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Command&#233; pour le centenaire de la naissance de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Yasujir%C5%8D_Ozu&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Yasujir&#333; Ozu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Caf&#233; Lumi&#232;re&lt;/i&gt; de Hou Hsiao-hsien s'ouvre sur un train traversant la lumi&#232;re du petit matin. Ce n'est pas la premi&#232;re fois que le metteur en sc&#232;ne commence ainsi un film avec l'image d'un train. Cette s&#233;quence rappelle une sc&#232;ne plus ancienne et primitive du cin&#233;ma, qui a d&#233;but&#233; par une projection dans un caf&#233;, avec un train similaire, et avec ce nom particuli&#232;rement faste, Lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yoko (Yo Hitoto) et son ami Hajime (Tadanobu Asano), recherchent dans les librairies et les caf&#233;s des informations sur le compositeur d'origine ta&#239;wanaise &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/Jiang_Wen-Ye&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jiang Wenye&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui a v&#233;cu une partie de sa vie &#224; Tokyo au Japon. Ils partent sur les traces d'un Tokyo plus ancien, en partie disparu et dont les derniers souvenirs semblent s'effacer &#224; mesure que les cartes en modifient le trac&#233; et la repr&#233;sentation, dissimul&#233; derri&#232;re de nouvelles constructions. Comme les clivages g&#233;n&#233;rationnels si caract&#233;ristiques des films d'Ozu, le Tokyo ancien semble absent de la ville actuelle, non par m&#233;pris, mais plut&#244;t par n&#233;gligence. &lt;br class='autobr' /&gt;
Hou Hsiao-hsien a voyag&#233; en dehors de son pays natal, Taiwan, pour &#233;crire et r&#233;aliser ce film, et comme en 2007, pour &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Voyage_du_ballon_rouge&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Voyage du ballon rouge&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, son s&#233;jour &#224; l'&#233;tranger s'inspire d'une r&#233;f&#233;rence cin&#233;matographique, dans le cas pr&#233;sent un classique du cin&#233;ma japonais, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Voyage_%C3%A0_Tokyo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Voyage &#224; Tokyo&lt;/i&gt; d'Ozu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui suit un couple de personnes &#226;g&#233;es tandis qu'ils se rendent &#224; Tokyo pour rendre visite &#224; leurs enfants devenus des adultes. Et tandis que son film partage avec celui de son pr&#233;d&#233;cesseur les m&#234;mes clivages et liens familiaux, &lt;i&gt;Caf&#233; Lumi&#232;re&lt;/i&gt; est avant tout un film sur la ville. Lorsque Hou Hsiao-hsien a commenc&#233; &#224; travailler &#224; l'&#233;criture du sc&#233;nario de son film, il s'est rendu &#224; Tokyo avec une carte de chemin de fer, tra&#231;ant les itin&#233;raires de ses personnages selon leurs arr&#234;ts en gare. Bien que le film tourne autour du personnage de Yoko, qui est retourn&#233; au Japon apr&#232;s un voyage &#224; Taiwan (&#224; l'inverse du r&#233;alisateur), son errance &#224; travers la ville semble &#234;tre une condition de son environnement urbain, envelopp&#233;e par le mouvement de la ville, elle se glisse dans son flux incessant. La tension nerveuse d'un film comme &lt;i&gt;Millennium Mambo&lt;/i&gt; est absent de &lt;i&gt;Caf&#233; Lumi&#232;re&lt;/i&gt; qui est un film plus doux, voire flou, m&#234;me si dans la chaleur de l'&#233;t&#233; Tokyo reste encore impr&#233;gn&#233;e de son agitation si particuli&#232;re. La cam&#233;ra mobile de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Mark_Lee_Ping-Bin&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mark Lee Ping-bin&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, loin des plans fixes d'Ozu, capture les transformations inattendues et voluptueuses de la ville, et le film sugg&#232;re que ces vues changeantes sont autant l'exp&#233;rience de l'&#233;tranger d&#233;couvrant cette ville qu'une caract&#233;ristique intrins&#232;que &#224; la ville elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1649 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/jpg/tumblr_mkwo2hlos81rs3i49o1_r1_1280.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/tumblr_mkwo2hlos81rs3i49o1_r1_1280-f60a7.jpg?1752753669' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Hajime enregistre les sons de trains et des m&#233;tros de Tokyo&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Dans des films comme &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.liminaire.fr/SONS/SOUNDANDVISION/s_v_tokyo.mp3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voyage &#224; Tokyo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, Ozu a fr&#233;quemment utilis&#233; des images de trains traversant le paysage pour ponctuer ses drames domestiques. Les trains repr&#233;sentaient alors le symbole d'une nation se modernisant &#224; grande vitesse. Avec &lt;i&gt;Caf&#233; Lumi&#232;re&lt;/i&gt; cependant, les trains n'agissent plus comme m&#233;taphore, ils deviennent le concept central du film. Hajime, par exemple, monte dans les trains pour enregistrer des sons ferroviaires, son oreille est &#224; l'&#233;coute des rythmes des wagon du m&#233;tro, &#224; l'aff&#251;t de la voix des speakers, des moindres bruits de la gare. Et tous les personnages passent beaucoup de temps dans les trains, comme pour sugg&#233;rer qu'&#234;tre dans la ville c'est avant tout se d&#233;placer &#224; travers elle. &lt;i&gt;Caf&#233; Lumi&#232;re&lt;/i&gt; s'attache &#224; la fa&#231;on dont les gens apprennent o&#249; ils vont, et ce qui se passe dans ces moments de transition. L'espace de la ville ne se compose pas de pi&#232;ces ferm&#233;es dans les maisons et les immeubles, mais s'inscrit dans les connexions interstitielles du train, les rencontres fugaces qu'il provoque, et les possibilit&#233;s de croisements qui d&#233;coulent de la proximit&#233; des habitants dans ce territoire dense.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1650 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/69dbc1d719a5de5fb813e3fe6c7a16bf-2-c1947.jpg?1752753669' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Tokyo Story &lt;/i&gt; (Voyage &#224; Tokyo), de Yasujir&#333; Ozu&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Il y a une sc&#232;ne dans &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cineclubdecaen.com/realisat/ozu/voyageatokyo.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voyage &#224; Tokyo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; o&#249; le couple de retrait&#233;s observe la vaste &#233;tendue de la ville, avouent leur crainte qu'une fois s&#233;par&#233;s, ils ne soient plus jamais en mesure de se retrouver &#224; nouveau. Cinquante ans plus tard, dans le Tokyo de Hou Hsiao-hsien, les gens vivent d&#233;sormais isol&#233;s, mais ils parviennent &#224; trouver inopin&#233;ment de rares moments de connexion. Dans la sc&#232;ne la plus remarquable du film, Yoko est dans le m&#233;tro, appuy&#233;e contre la porte vitr&#233;e lorsqu'un autre train passe. &#192; travers le flux scintillant des fen&#234;tres, Hajime appara&#238;t de l'autre c&#244;t&#233;, le bras lev&#233; avec un microphone &#224; la main. Il para&#238;t d&#233;river &#224; l'int&#233;rieur comme un fant&#244;me. Pendant un court instant, il semble presque en mesure d'apercevoir la jeune femme, m&#234;me si elle semble de son c&#244;t&#233; compl&#232;tement ailleurs, distraite. La chor&#233;graphie complexe de cette sc&#232;ne est un petit miracle, preuve de la pr&#233;cision minutieuse de la mise-en-sc&#232;ne de Hou Hsiao-hsien, qui pour cette seule prise de vue en continu a d&#251; tourner pendant deux semaines.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/ZihrM7yLpYw?si=clDRdwlMWF9bC203&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Apr&#232;s avoir vu le film, j'ai cherch&#233; longuement la s&#233;quence d'un film qui m'ent&#234;te depuis fort longtemps, une sc&#232;ne de trains proche de celle de &lt;i&gt;Caf&#233; lumi&#232;re&lt;/i&gt;, sur le coup impossible &#224; retrouver, avec cette certitude cependant, dont il faut parfois se m&#233;fier car elle peut &#234;tre trompeuse, qu'il s'agissait d'un film de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.wim-wenders.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wim Wenders&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Une s&#233;quence en partie rejou&#233;e lors de notre r&#233;cent s&#233;jour au Japon, lorsque dans un train entrant dans une gare pr&#232;s d'Osaka, notre train s'est mis &#224; longer un autre train et que j'ai pu le filmer. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/OWPLKOhnlyY?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
La r&#233;cente &#233;vocation des sc&#232;nes de train que le montage de Luc Lagier, cette collection d'images au pouvoir &#233;vocateur puissant diffus&#233;e dans le &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;&#034;&gt;magazine Blow up d'Arte&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; dont le film est absent (m&#234;me si on y voit l'acteur de Wenders dans une sc&#232;ne tr&#232;s dr&#244;le d'&lt;i&gt;Alice dans les villes&lt;/i&gt;), tout comme &lt;i&gt;Caf&#233; Lumi&#232;re&lt;/i&gt; du reste, a raviv&#233; en moi la volont&#233; de revoir ce film. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/3A_yQwVqmX0?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Dans &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Faux_Mouvement_%28film%29&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Falshe Bewegung&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (Faux mouvement), Wilhelm (&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%BCdiger_Vogler&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#252;diger Vogler&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;), est assis dans son wagon depuis lequel aper&#231;oit Therese Farner (&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Hanna_Schygulla&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Hanna Schygulla&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;) dans le train qui d&#233;passe le sien.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/tHmaaOEBek0?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&#192; la surface, il semblerait que, comme dans un film d'Ozu, rien ne se passe bien. Pour Ozu, bien des moments importants se produisent l'air de rien, sans fanfare, pratiquement sans crier gare. Avec Hou Hsiao-hsien, le drame a &#233;t&#233; non seulement diminu&#233;, mais il a &#233;t&#233; repouss&#233; hors cadre. Ses int&#233;rieurs film&#233;s au ras du tatami peuvent ressembler &#224; ceux d'Ozu, mais plut&#244;t que d'utiliser un cadre large pour tout nous montrer, Hou Hsiao-hsien obscurcit le plus souvent ce qui se passe. Lorsque Yoko r&#233;v&#232;le sa grossesse &#224; sa belle-m&#232;re, sa voix est plate, elle tourne le dos &#224; la cam&#233;ra. Elle r&#233;siste &#224; une explication toute pr&#234;te, &#224; la fois pour le spectateur et pour sa belle-m&#232;re, dont l'exasp&#233;ration fatigu&#233;e se transforme peu &#224; peu en une sorte de panique perplexe. Plus tard, elle annonce &#224; ses parents qu'elle ne se mariera pas avec son petit ami ta&#239;wanais parce qu'&#171; il est trop proche de sa m&#232;re &#187;. Yoko est &#224; la fois intime et distante. Si elle est presque dans l'ensemble des sc&#232;nes du film, nous ne voyons que tr&#232;s rarement son visage de face, dans son int&#233;gralit&#233;. Nous sommes toujours un pas derri&#232;re elle comme lorsqu'elle se perd dans la circulation des pi&#233;tons ou dispara&#238;t derri&#232;re le mur d'une station de chemin de fer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alisation de Hou Hsiao-hsien n'est pas imm&#233;diatement apparente. Le cin&#233;aste r&#233;ussit &#224; sugg&#233;rer dans son film un monde &#224; la surface de ce que nous voyons. Son cin&#233;ma ne montre pas et il ne dit pas frontalement les choses, son approche est indirecte, il examine les d&#233;tails et les marges de ses personnages, amplifie les conversations anodines et les d&#233;tails insignifiants. Dans les sc&#232;nes familiales, par exemple, le p&#232;re de Yoko (Nenji Kobayashi) est presque compl&#232;tement et douloureusement silencieux. Bien que sa femme, plus agit&#233;e que lui, le pousse &#224; &#171; dire quelque chose &#187;, il regarde au fond de son verre de sak&#233;, tourbillonne autour, et n'en boit que de petites gorg&#233;es mesur&#233;es, pour se tenter de se donner ainsi une contenance. Quand, au cours du d&#238;ner, il ajoute une pomme de terre &#224; l'assiette de Yoko, ce petit geste discret en dit long sur son d&#233;sir de prendre soin de sa fille, et de sa difficult&#233; &#224; le faire naturellement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Yoko ouvre la fen&#234;tre comme elle le fait &#224; de nombreuses occasions dans le film, et elle regarde &#224; l'ext&#233;rieur pendant un long moment. Qu'est-ce que Yoko voit dehors l&#224;-bas ? Un seuil, une limite de la vision, la sienne et la n&#244;tre &#224; la fois, pour ce qu'elle observe qui ne nous est jamais r&#233;v&#233;l&#233;, nous tournant le dos le plus souvent, nous laissant seulement imaginer ce qu'elle peut penser, imaginer, ce &#224; quoi elle r&#234;ve vraiment. Pour le r&#233;alisateur, &#171; l&#224;-bas &#187; c'est peut-&#234;tre Tokyo, mais c'est &#233;galement Yoko, une femme et une ville, toutes deux intimement li&#233;es, imp&#233;n&#233;trables et en constante transformation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/ateliers-d-ecriture-5/article/christian-doumet-japon-vu-de-dos&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Japon vu de dos&lt;/i&gt; de Christian Doumet&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, paru aux &#233;ditions Fata Morgana, en 2007, se pr&#233;sente comme un r&#233;cit de voyage compos&#233; de petits fragments. Les images d&#233;cal&#233;es que pr&#233;sente ce livre rel&#232;vent directement des exp&#233;riences de l'auteur en m&#234;me temps qu'elles illustrent la strat&#233;gie du livre afin d'&#233;vider les clich&#233;s et lieux communs. Comment ne pas tomber dans le danger du &#171; d&#233;j&#224; vu &#187; ou &#171; d&#233;j&#224; entendu &#187; en &#233;crivant sur le Japon apr&#232;s tant de t&#233;moignages d&#233;j&#224; existants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Voir de dos, ce n'est pas voir l'autre, c'est voir ce que l'autre voit, accompagner son regard, entrer dans sa vue.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour parler du film, Hou Hsiao-hsien fait une citation d'Hofmannsthal extraite du texte &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Du-monde-entier/Lecons-americaines&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le&#231;ons am&#233;ricaines : aide-m&#233;moire pour le prochain mill&#233;naire&lt;/i&gt; d'Italo Calvino&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; : &#171; La profondeur doit se cacher. O&#249; cela ? A la surface. &#187; Avec Hou Hsiao-hsien, o&#249; presque rien n'est ce qu'il para&#238;t, la vue depuis la fen&#234;tre est ce qui est le plus profond.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Plus m&#233;lancolique que nostalgique</title>
		<link>https://liminaire.fr/ecriture/palimpseste/article/plus-melancolique-que-nostalgique</link>
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		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Temps</dc:subject>
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		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Traces</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;En citant Georges Perec et son Je me souviens en introduction d'Oslo, 31 ao&#251;t, qu'Arte diffusait il y a quelques jours, l'excellent film du r&#233;alisateur norv&#233;gien Joachim Trier s'&#233;lance dans un entrelacs polyphonique de voix et de souvenirs de la capitale norv&#233;gienne. Ce leitmotiv est ensuite repris au milieu du film quand Anders, le personnage central, luttant avec lucidit&#233; contre ses pulsions de mort, face &#224; l'impossibilit&#233; de concilier ses r&#234;ves d'enfant avec une vie qui en vaille la peine (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/georges-perec" rel="tag"&gt;Georges Perec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH85/arton1820-368c3.jpg?1752753669' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En citant Georges Perec et son &lt;i&gt;Je me souviens&lt;/i&gt; en introduction d'&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Oslo,_31_ao%C3%BBt&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Oslo, 31 ao&#251;t&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qu'&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.arte.tv/sites/fr/olivierpere/2015/06/03/oslo-31-aout-rencontre-avec-joachim-trier/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Arte&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; diffusait il y a quelques jours, l'excellent film du r&#233;alisateur norv&#233;gien &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Joachim_Trier&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Joachim Trier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; s'&#233;lance dans un entrelacs polyphonique de voix et de souvenirs de la capitale norv&#233;gienne. Ce leitmotiv est ensuite repris au milieu du film quand Anders, le personnage central, luttant avec lucidit&#233; contre ses pulsions de mort, face &#224; l'impossibilit&#233; de concilier ses r&#234;ves d'enfant avec une vie qui en vaille la peine &#224; l'&#226;ge adulte, se souvient des valeurs apprises de ses parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;alisateur &lt;i&gt;aime que le cin&#233;ma soit aussi une vibration, comme du jazz, une &#233;motion&lt;/i&gt;, cela se voit et s'entend d&#232;s cette magistrale premi&#232;re sc&#232;ne du film, dans cette histoire de solitude. Comme Damiel dans &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/vases-communicants/article/dialogue-d-ex-anges-jacques-bon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les ailes du d&#233;sir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; de Wim Wenders, le h&#233;ros ang&#233;lique &#233;coute la rumeur du monde tout en s'en sentant irr&#233;m&#233;diablement &#233;loign&#233;, tenu &#224; l'&#233;cart, avec ce sentiment poignant d'&#234;tre &lt;i&gt;seul au monde&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1296 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;58&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/jpg/capture_d_e_cran_2015-06-16_a_23-53-55.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/capture_d_e_cran_2015-06-16_a_23-53-55-acd20.jpg?1752753669' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Photogramme du film &#034;Oslo, 31 ao&#251;t&#034; de Joachim Trier&lt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je me souviens que le premier bain dans le fjord d'Oslo c'&#233;tait toujours le 1er mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens quand on rentrait en voiture le dimanche. On revenait de la campagne. Oslo &#233;tait d&#233;serte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arbres me semblaient immenses ici, compar&#233;s &#224; ceux du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens que je me disais : &#171; &#199;a, je m'en souviendrai. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens de mon p&#232;re qui fumait dans la cuisine. Il buvait du caf&#233; en &#233;coutant la radio. NRKP2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens mieux des gens que de la ville d'Oslo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on s'est install&#233;s dans le quartier de Bislett, on s'est soudain sentis tr&#232;s adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens des heures pass&#233;es dans des tramways, des bus et des m&#233;tros, de marches interminables vers des f&#234;tes tr&#232;s bizarres auxquelles on ne savait jamais si on &#233;tait invit&#233;s, dans des rues avec de la bi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens qu'en arrivant &#224; Oslo j'ai &#233;prouv&#233; un incroyable sentiment de libert&#233;, jusqu'&#224; ce que je comprenne que la ville &#233;tait toute petite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens que ma m&#232;re m'a montr&#233; la rue o&#249; elle habitait, dans le centre. Maintenant il n'y a que des bureaux,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les matchs de foot que j'ai jou&#233;s. J'ai toujours jou&#233; avec les m&#234;mes amis depuis que j'ai 6 ans. On est tous d'Oslo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens de son rire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'odeur de ses cheveux apr&#232;s la plage...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant chaque match, on &#233;tait s&#251;rs de gagner. D&#233;ception totale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens de la neige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens qu'on fumait tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il disait pr&#233;f&#233;rer se sentir plus &lt;i&gt;m&#233;lancolique&lt;/i&gt; que &lt;i&gt;nostalgique&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens qu'on avait &#233;norm&#233;ment de temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens que le lit ne rentrait pas dans l'appartement...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;tais triste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le cin&#233;ma, je me souviens qu'on est mont&#233;s voir son appart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait un ami proche...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, c'est un parking.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne l'ai jamais revu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me demande ce qu'il est devenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont ras&#233; la tour Philips. &#187;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/ZK62UMTEbwc?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La chute du mur de Berlin</title>
		<link>https://liminaire.fr/ecriture/derives/article/la-chute-du-mur-de-berlin</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;moire</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>Biographie</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Wim Wenders</dc:subject>
		<dc:subject>Alfred Hitchcock</dc:subject>
		<dc:subject>Berlin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour c&#233;l&#233;brer avec l&#233;g&#232;ret&#233; &#224; cet &#233;v&#233;nement lourd de sens l'anniversaire des vingt-cinq ans de la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, la capitale allemande a vu les choses en grand. 8000 ballons gonfl&#233;s &#224; l'h&#233;lium sont install&#233;s sur 15 km de long, suivant l'ancienne fronti&#232;re que d&#233;limitait le mur. Une installation con&#231;ue par deux artistes allemands, Christopher et Marc Bauder, ont con&#231;u l'installation. &lt;br class='autobr' /&gt; Ces 8000 ballons, attach&#233;s &#224; deux m&#232;tres du sol, ont &#233;t&#233; allum&#233;s tous en m&#234;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/architecture" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/wim-wenders" rel="tag"&gt;Wim Wenders&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/alfred-hitchcock" rel="tag"&gt;Alfred Hitchcock&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/berlin" rel="tag"&gt;Berlin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1758-eea15.jpg?1752753669' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour c&#233;l&#233;brer avec l&#233;g&#232;ret&#233; &#224; cet &#233;v&#233;nement lourd de sens l'anniversaire des vingt-cinq ans de la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.bpi.fr/histoire/1989--la-chute-du-mur&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;chute du mur de Berlin&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, le 9 novembre 1989, la capitale allemande a vu les choses en grand. 8000 ballons gonfl&#233;s &#224; l'h&#233;lium sont install&#233;s sur 15 km de long, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.urbain-trop-urbain.fr/ensuite-nous-prenons-berlin-lorsque-l%E2%80%99est-ne-faisait-qu%E2%80%99une-bouchee-de-l%E2%80%99ouest/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;suivant l'ancienne fronti&#232;re que d&#233;limitait le mur&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Une installation con&#231;ue par deux artistes allemands, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.christopherbauder.com/#/cb/lichtgrenze/panorama_bbt_links_beule_final_din_lang_startseite&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Christopher et Marc Bauder&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, ont con&#231;u l'installation. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;//www.youtube.com/embed/yTrD9rj6dik?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Ces 8000 ballons, attach&#233;s &#224; deux m&#232;tres du sol, ont &#233;t&#233; allum&#233;s tous en m&#234;me temps vendredi 7 novembre au soir, et le resteront jusqu'au soir du 9 novembre, date marquant la chute du mur. Les ballons seront alors tous d&#233;croch&#233;s, et s'envoleront dans le ciel.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4535 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;44&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L343xH500/berlin-3-1989-01515-2-f0684.jpg?1739537911' width='343' height='500' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Porte de Brandebourg, Berlin, octobre 1989
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &#171; En ao&#251;t, ils ferm&#232;rent la fronti&#232;re et mur fut construit &#224; Berlin. Lorsque le dimanche matin j'appris la nouvelle &#224; la radio, je me rendis imm&#233;diatement chez Bernhard. Il n'en savait pas plus, lui non plus, me dit seulement d'attendre et de na pas t&#233;l&#233;phoner. Il s'agissait peut-&#234;tre d'une mesure provisoire, et sinon, alors nous pouvions dire adieu &#224; nos voyages. Il reprendrait son m&#233;tier de menuisier, car sur le champ de foire, on ne gagnait sa vie que si on &#233;tait patron. Sur le chemin du retour, je me demandais si je devais renoncer aux abeilles et travailler &#224; nouveau comme m&#233;canicien ou si devais acheter suffisamment d'essaims pour pouvoir en vivre. Bien que l'apiculture n'ait &#233;t&#233; pour moi qu'une couverture, je savais d&#233;sormais comment me comporter avec ces petites b&#234;tes et j'avais d&#233;j&#224; r&#233;colt&#233; pas mal de miel. Quinze jours plus tard, Bernhard vint me voir pour m'annoncer que notre entreprise allait se poursuivre. Il arrivait de Berlin o&#249; il avait conduit son premier client depuis la construction du Mur et il avait une mission pour moi, je devais dans dix jours conduire une famille de Riesa &#224; Berlin. Quelques rendez-vous avaient &#233;t&#233; chang&#233;s, me dit Bernhard. Les clients ne devaient plus &#234;tre remis &#224; Berlin pendant la journ&#233;e, mais &#224; minuit, et l'&#233;change avait lieu d&#233;sormais dans la Malm&#246;er Strasse, en plein centre-ville. Les passagers pouvaient emporter tous les papiers qu'ils voulaient, mais ils n'avaient droit qu'&#224; un sac &#224; dos par personne. Les prix avaient &#233;norm&#233;ment augment&#233;, car maintenant c'&#233;tait devenu vraiment dangereux, surtout pour ceux qui faisaient passer les clients &#224; Berlin Ouest. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Prise de territoire&lt;/i&gt;, de Christoph Hein, traduit de l'allemand par Nicole Bary, &#233;ditions M&#233;taill&#233;, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4536 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;83&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH335/15581428461_4435174a09_bbis-a96cb-bb309.jpg?1739537911' width='500' height='335' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;East Side Gallery sur M&#252;hlenstra&#223;e, dans l'arrondissement Friedrichshain &#224; Berlin
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Helmstedt, fronti&#232;re des deux Allemagnes. Contr&#244;le gendarmes fran&#231;ais. No man's land miradors barbel&#233;s molosses. Contr&#244;le chapskas marteaufaucill&#233;s. Jeunes soldats russes, nez rouge dans la bise. Mieux l&#224; quand m&#234;me qu'en Afghanistan. Bottes claquaient. Salut raide. D&#233;chiffraient papiers du bout d'un doigt gel&#233;. Proposaient, fa&#231;on furtif porno, insignes Arm&#233;es Rouge. Bide. Vengeance : &#171; Plaques auto sales ! nettoyer, monsieur ! &#187; On astiquait. Papiers partainet, on suivait, dans cambuse surmont&#233;e drapeau rouge. Poireautage long, l&#224;. Gorbatchev officiel (=sans tache de vin) punais&#233; au contreplqu&#233;. Revues militaires (photos p&#226;lichonnes, tankistes tout sourire et odeur de colle poisson sib&#233;rien). Tour aux chiottes (rances) pour passer le temps. Puis des doigts glissaient sous un guichet opaque les papiers r&#233;glotamponn&#233;s. Z&#233;ro mot. Nul visage. Exit. Re-sentinelle transie. Re-examen papiers. Re-claquement des bottes. Re-d&#233;marrage entre les chicanes. 200km de &#171; couloir &#187;. L'auto &#233;tait un bathyscaphe clos dans l'abysse socialiste. Cr&#233;neau de temps l&#233;galement limit&#233;. Pas question de batifoler par des traverses dans la sorte de Picardie maigre autour. Pas droit de s'arr&#234;ter sur les aires. Pas droit aux restauroutes du peuple, gais comme des motels hitchcockiens. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Berlin, deux temps trois mouvements&lt;/i&gt;, de Christian Prigent, &#201;ditions Zulma, 1999.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4537 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;57&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH335/15447378708_2a7211527b_bbis-77b46-07cea.jpg?1739537911' width='500' height='335' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Traces du parcours mur au niveau du Mauerpark, &#224; Berlin
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au moment de la chute du mur, c'est la surprise qui reste la plus forte. Surprise et incr&#233;dulit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 1989, j'ai vingt ans, je s&#233;journe seul pendant deux semaines &#224; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.calameo.com/read/000007277248610efc0ce&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Berlin&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Je marche. Je photographie. Je lis. J'envoie des lettres &#224; mes amis. J'&#233;cris dans un cahier. Il porte le num&#233;ro 26. Termin&#233; quelques jours avant la chute du mur, le 9 novembre 1989. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Cet automne, je me suis rendu &#224; Berlin en famille, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.calameo.com/read/000007277248610efc0ce&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sans penser &#224; mon voyage d'il y a vingt-cinq ans&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, sans chercher les lieux des &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/vases-communicants/article/dialogue-d-ex-anges-jacques-bon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Ailes du d&#233;sir&lt;/i&gt; de Wim Wenders&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, comme j'ai pu le faire en allant &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/derives/article/vertigo-a-san-francisco&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#224; San Francisco les lieux du film Vertigo d'Alfred Hitchcock&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe style=&#034;width: 680px; height: 450px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034; title=&#034;Mur de Berlin&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/sets/72157648782202450/player&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Mais les fant&#244;mes d'hier ne sont plus des anges, les vieilles dames qui se promenaient nonchalamment dans les all&#233;es rectilignes du &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Charlottenburg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Parc du Ch&#226;teau de Charlottenbourg&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, ont disparus et leurs petits-enfants se prom&#232;nent en empruntant de leurs pas tra&#238;nants, jouant avec les feuilles des arbres, le m&#234;me chemin que leurs a&#239;eules, marchant dans leurs traces effac&#233;es par le temps, enfouies, oubli&#233;es depuis longtemps, dont il ne reste qu'une vieille image argentique en noir et blanc, certains m&#234;me de ces enfants ne connaissent pas le parcours du mur qui s&#233;parait la ville en deux avant sa destruction.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4538 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH314/charlottenbourberlinoct1989-e1d49-a117f.jpg?1739537911' width='500' height='314' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Berlin, octobre 1989.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_4539 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH314/charlottenbourberlinoct2014-dcd51-651a4.jpg?1739537911' width='500' height='314' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Berlin, octobre 2014.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Paris, Texas de Wim Wenders</title>
		<link>https://liminaire.fr/ecriture/palimpseste/article/paris-texas-de-wim-wenders</link>
		<guid isPermaLink="true">https://liminaire.fr/ecriture/palimpseste/article/paris-texas-de-wim-wenders</guid>
		<dc:date>2014-08-09T14:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>Wim Wenders</dc:subject>
		<dc:subject>Fant&#244;me</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un homme, cravate beige et casquette de base-ball rouge, surgit du d&#233;sert mexicain pour regagner le Texas. Il boit les derni&#232;res gouttes d'eau que contient un bidon en plastique, puis l'abandonne sur place. Il reprend son chemin, marche dans le d&#233;sert, rien ne peut l'arr&#234;ter. Son pas est r&#233;gulier, hi&#233;ratique. La fatigue et la chaleur le rendent fragile, f&#233;brile, incertain, par instant d&#233;s&#233;quilibr&#233;, mais il poursuit sa route, co&#251;te que co&#251;te, il continue son chemin. Il ne s'agit pas de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/ecriture/palimpseste/" rel="directory"&gt;Palimpseste&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/video" rel="tag"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/etats-unis" rel="tag"&gt;&#201;tats-Unis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/wim-wenders" rel="tag"&gt;Wim Wenders&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/fantome" rel="tag"&gt;Fant&#244;me&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH85/arton1724-0da24.jpg?1752753669' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un homme, cravate beige et casquette de base-ball rouge, surgit du d&#233;sert mexicain pour regagner le Texas. Il boit les derni&#232;res gouttes d'eau que contient un bidon en plastique, puis l'abandonne sur place. Il reprend son chemin, marche dans le d&#233;sert, rien ne peut l'arr&#234;ter. Son pas est r&#233;gulier, hi&#233;ratique. La fatigue et la chaleur le rendent fragile, f&#233;brile, incertain, par instant d&#233;s&#233;quilibr&#233;, mais il poursuit sa route, co&#251;te que co&#251;te, il continue son chemin. Il ne s'agit pas de d&#233;couvrir, mais de retrouver... Au-dessus de lui, dans le ciel bleu, un aigle l'observe. L'homme ne voit rien, il n'a qu'un objectif, avancer droit devant, vers l'horizon, son but est simple et clair, il avance tout droit vers l'horizon, sans s'arr&#234;ter de marcher.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;//www.youtube.com/embed/b44paD20O3M?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de Travis, surgi du Mexique o&#249; il a trouv&#233; refuge pendant quatre ans d'absence, quatre ans d'amn&#233;sie, de mutisme peut-&#234;tre. Son histoire d'amour avec Jane, plus jeune que lui, a mal fini. Il a tout abandonn&#233;, femme, enfant. Et le voil&#224; qui revient, sans un mot, sans une bribe d'explication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste avant sa publication, Sam Shepard a envoy&#233; &#224; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/derives/article/au-fil-du-temps&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wim Wenders&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; le manuscrit de &lt;i&gt;Motel chronicles&lt;/i&gt;. Le cin&#233;aste &#233;tait enthousiaste, sentant qu'il tenait l&#224; ce qui pourrait &#234;tre son premier &#171; vrai &#187; film am&#233;ricain, celui dont il r&#234;vait &#224; distance, depuis l'Europe. Il a pris des notes pour un sc&#233;nario, mais Sam Shepard ne voulait pas s'&#233;loigner du livre. Le sc&#233;nario raconte donc le parcours d'un homme dans le d&#233;sert qui traverse l'espace &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://screengrabsaz.wordpress.com/tag/hunter-carson/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;comme une feuille blanche&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;//www.youtube.com/embed/BCCABIqz8bw?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce qui sauve Wenders de sa propre facilit&#233;, &#233;crit Serge Daney dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; en septembre 1984 : c'est la certitude qu'il doit y avoir une distance (une seule) &#224; partir de laquelle toute chose (homme et paysage) n'appara&#238;t pas seulement comme &#233;trangement &#171; distanci&#233;e &#187; mais comme la promesse affectueuse d'un secret... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle entre dans la chambre 1520 du &lt;i&gt;Meridian Hotel&lt;/i&gt;, h&#233;sitante, t&#226;tonne comme un fant&#244;me, touchant l'un des murs de la pi&#232;ce comme pour s'emp&#234;cher de tomber. &#192; l'autre bout de la pi&#232;ce, la t&#234;te du gamin, minuscule, apparait tout en bas de l'&#233;cran, &#224; gauche&#8230; Quand il aper&#231;oit sa m&#232;re, il se l&#232;ve, s'approche d'elle, lui fr&#244;le les cheveux, puis s'agrippe &#224; elle comme un animal. L'image est si intense qu'on en oublie le p&#232;re. Travis est reparti dans sa nuit.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe style=&#034;width: 640px; height: 480px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/sets/72157645875702168/player&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Une histoire simple et bouleversante sur des amours perdues et des familles disloqu&#233;es. Comme un &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/palimpseste/article/souvenir-fantome&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;souvenir-fant&#244;me&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Se comprendre en parlant une langue diff&#233;rente</title>
		<link>https://liminaire.fr/ecriture/proces-verbal/article/se-comprendre-en-parlant-une-langue-differente</link>
		<guid isPermaLink="true">https://liminaire.fr/ecriture/proces-verbal/article/se-comprendre-en-parlant-une-langue-differente</guid>
		<dc:date>2014-06-03T17:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Langage</dc:subject>
		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
		<dc:subject>Voix</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Wim Wenders</dc:subject>
		<dc:subject>Peter Handke</dc:subject>
		<dc:subject>Berlin</dc:subject>
		<dc:subject>Jim Jarmusch</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;J'ai assist&#233; &#224; une sc&#232;ne tr&#232;s &#233;mouvante il y a quelques jours, assis aux c&#244;t&#233;s de ma fille a&#238;n&#233;e, dans une salle de cin&#233;ma avant le d&#233;but de la projection du film X-Men days of future past. Mes voisins de rang&#233;e discutaient ensemble chacun dans sa langue. Elle parlait en fran&#231;ais et son ami anglais, tenait conversation avec elle, sans avoir besoin d'utiliser une autre langue que la sienne, de la traduire, pour se faire comprendre par elle. Et plus je les &#233;coutais, en attendant le d&#233;but du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/voix" rel="tag"&gt;Voix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/video" rel="tag"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/cinema" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/wim-wenders" rel="tag"&gt;Wim Wenders&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/peter-handke" rel="tag"&gt;Peter Handke&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/berlin" rel="tag"&gt;Berlin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/jim-jarmusch" rel="tag"&gt;Jim Jarmusch&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH94/arton1707-c6d7b.jpg?1752753669' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai assist&#233; &#224; une sc&#232;ne tr&#232;s &#233;mouvante il y a quelques jours, assis aux c&#244;t&#233;s de ma fille a&#238;n&#233;e, dans une salle de cin&#233;ma avant le d&#233;but de la projection du film &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/X-Men:_Days_of_Future_Past&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;X-Men days of future past&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Mes voisins de rang&#233;e discutaient ensemble chacun dans sa langue. Elle parlait en fran&#231;ais et son ami anglais, tenait conversation avec elle, sans avoir besoin d'utiliser une autre langue que la sienne, de la traduire, pour se faire comprendre par elle. Et plus je les &#233;coutais, en attendant le d&#233;but du film (j'ai eu du temps pour les &#233;couter du coup), plus je me rendais compte que je comprenais parfaitement ce qu'ils se disaient, et que je suivais sans mal leur conversation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_623 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/x-men-days-of-future-past-le-plein-de-nouvelles-images-cerebro-2-2c164.jpg?1752753670' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;X-Men days of future past&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;J'ai eu l'occasion de d&#233;couvrir lors du dernier &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.astrolabe-melun.fr/astrolabe-melun.fr/?id_profil=96&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Festival de l'Astrolabe sur te th&#232;me des langues&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, la mani&#232;re avec laquelle Fran&#231;oise Ploquin, pr&#233;sidente de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://apic.onlc.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'Association pour la promotion de l'Intercompr&#233;hension (APIC)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; montre dans les ateliers qu'elle anime comment il est possible de lire un journal en italien ou d'&#233;couter une chanson en espagnol sans &#171; parler &#187; ces langues, il s'agit de l'intercompr&#233;hension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;oise Ploquin a d&#233;couvert cette pratique il y a quinze ans alors qu'elle &#233;tait r&#233;dactrice en chef de la revue destin&#233;e aux professeurs de fran&#231;ais, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.fdlm.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le fran&#231;ais dans le monde&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Une linguiste de l'Universit&#233; d'Aix-en-Provence, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Claire_Blanche-Benveniste&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Claire-Blanche Benveniste&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, avait fait une exp&#233;rience d'intercompr&#233;hension sur des &#233;tudiants non linguistes fran&#231;ais, italiens, espagnols et portugais. Elle avait constat&#233; qu'en une quarantaine d'heures, chacun parvenait &#224; lire dans les trois autres langues.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_624 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH498/intercomprehensionbis-2-59079.jpg?1739524079' width='500' height='498' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;L'intercompr&#233;hension en image&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;L'apprentissage d'une langue se divise entre quatre grandes comp&#233;tences : comprendre l'oral et l'&#233;crit et produire de l'oral et de l'&#233;crit. Tous les cours font les quatre de front, et une personne normale arrive &#224; un bon niveau en 600 heures. Mais en seulement 50 heures, on peut avancer tr&#232;s loin en commen&#231;ant par le plus simple, la compr&#233;hension &#233;crite, parce qu'on peut y aller &#224; son rythme, reculer, reprendre, revenir en arri&#232;re, il n'y a pas d'accent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lecteur acc&#232;de au texte &#224; partir de ce qu'il conna&#238;t, c'est-&#224;-dire sa langue et peut-&#234;tre ses langues. Les gens se lancent dans l'apprentissage des langues comme si cela allait de soit, alors qu'on peut au contraire labourer le terrain en travaillant sa compr&#233;hension. Cela dit, il y a m&#234;me un petit manuel int&#233;ressant, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dglflf.culture.gouv.fr/publications/Eurom5_4.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Eurom5&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui propose une s&#233;rie de textes accompagn&#233;s de notes et d'une grammaire comparative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raymond, vendeur de glaces et ami de &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cineclubdecaen.com/realisat/jarmusch/ghostdog.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ghost Dog, dans le film &#233;ponyme de Jim Jarmusch&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, ne parle que le fran&#231;ais et ses paroles restent incomprises des autres personnages qui ne parlent qu'anglais, hormis par &lt;i&gt;Ghost Dog&lt;/i&gt; lui-m&#234;me. Pour placer le spectateur non francophone dans la m&#234;me situation que ces personnages, aucun sous titre n'est inclus dans le film &#224; l'origine. Dans la version fran&#231;aise, Raymond parle le yoruba, mais malheureusement ses paroles ont &#233;t&#233; cette fois sous-titr&#233;es en fran&#231;ais, ce qui supprime la possible intercompr&#233;hension.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe width=&#034;500&#034; height=&#034;380&#034; src=&#034;//www.youtube.com/embed/Bnvy3rzFrtE?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt; &lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Intercompr%C3%A9hension&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'intercompr&#233;hension&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est selon &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pratiques-cresef.fr/p139_ca1.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Filomena Capucho&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#171; le d&#233;veloppement de la capacit&#233; &#224; co-construire du sens, dans le contexte de la rencontre entre des langues diff&#233;rentes, et d'en faire usage pragmatique dans une situation communicative concr&#232;te. &#187; En catalan, une bo&#238;te se dit &lt;i&gt;capsa&lt;/i&gt;, qui renvoie &#224; &lt;i&gt;capsule&lt;/i&gt;. En roumain, &lt;i&gt;tuer&lt;/i&gt; se dit &lt;i&gt;ucider&lt;/i&gt;, qui &#233;voque &lt;i&gt;occire&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;trucider&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de la s&#233;ance, ma fille remet en perspective le film &lt;strong&gt;X-Men days of future past&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles Xavier, ou professeur Xavier/professeur X est un des personnages principaux de la saga X-Men. C'est le fondateur d'une &#233;cole pour les jeunes mutants. Un mutant (dot&#233; d'un g&#234;ne qui donne un pouvoir surhumain) : il est t&#233;l&#233;pathe. Il peut donc lire dans les pens&#233;es des autres, mais il peut &#233;galement bloquer leurs pens&#233;es (tout devient ralenti, ou s'arr&#234;te). Il peut prendre le contr&#244;le des corps des gens et les manipuler comme des marionnettes. On peut le voir dans &lt;i&gt;X-Men Days of Futur Past&lt;/i&gt; lors de la sc&#232;ne de l'avion : Charles Xavier utilise ce pouvoir pour parler &#224; Raven en passant d'un corps &#224; l'autre (h&#244;tesse de l'air, passagers...), alors qu'il est &#224; des kilom&#232;tres d'elle. Il n'a pas de limites pour transmettre sa pens&#233;e : il peut rejoindre des gens sur la plan&#232;te enti&#232;re. Il entend donc les pens&#233;es de n'importe quelles personnes lorsqu'il utilise son pouvoir. Non seulement il entend leurs pens&#233;es mais il voit leurs visages. Quand il fait cela, il ressent les &#233;motions de la personne, ce qui fait que parfois, c'est &#233;mouvant voire douloureux. Il h&#233;site &#224; recommencer &#224; le faire parce que cette douleur lui est insupportable.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_625 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH213/storm_cameo-1678e.jpg?1739524079' width='500' height='213' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Vision des mutants dans &lt;i&gt;X-Men days of future past&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;C'est probablement le meilleur t&#233;l&#233;pathe de l'univers. Il est donc un personnage tr&#232;s puissant, m&#234;me s'il est paralys&#233; des deux jambes. Il pense que les mutants peuvent &#234;tre accept&#233;s parmi les humains, et qu'en attendant, il faut apprendre aux jeunes mutants &#224; maitriser leurs dons. C'est lui qui a ce r&#244;le. Il r&#233;pugne la violence et fait tout pour maintenir la paix. Il est tr&#232;s intelligent et c'est un peu le &#171; p&#232;re &#187; de tout les mutants : les jeunes le traitent avec respect et ob&#233;issance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;Cerebro&lt;/i&gt; est le casque reli&#233; &#224; une machine complexe qui permet de d&#233;cupler les ondes c&#233;r&#233;brales de Charles Xavier que ce dernier utilise pour recruter les mutants dans le monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sc&#232;ne o&#249; Charles Xavier remet son casque pour retrouver des mutants en &#233;coutant leurs voix m'a rappel&#233; le film de Wim Wenders : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Ailes_du_d%C3%A9sir&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Ailes du d&#233;sir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire du film raconte l'errance &lt;i&gt;plan&#233;taire&lt;/i&gt; d'un ange et raconte l'errance, la nostalgie et l'incertitude quotidiennes des hommes. Berlin, la ville est grise et lourde de son pass&#233;. L'ange, d&#233;j&#224; habit&#233; par la volont&#233; d'&#171; avoir la sensation en marchant que toute sa charpente avance &#224; chaque pas &#187;, rencontre une femme trap&#233;ziste dont il tombe amoureux. Finalement, gagnant le monde des hommes, il la rejoint. Comme pour faire se mat&#233;rialiser le temps et l'espace, les images du film, jusque-l&#224; en noir et blanc sont en couleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le film &lt;i&gt;Les Ailes du d&#233;sir&lt;/i&gt;, &#233;crit &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.revue-cinemas.info/revue/revue%20no3/09-roy.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lucie Roy dans son texte &lt;i&gt;Entre r&#233;alit&#233; et id&#233;alit&#233; : les trac&#233;s de la voix au cin&#233;ma&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, paru dans la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.revue-cinemas.info&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;revue Cin&#233;mas&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est construit sur le mode des tensions entre la voix et sa mise en ab&#238;me par le &#034;off&#034;, entre le litt&#233;raire et le filmique, entre l'immat&#233;rialit&#233; de la pens&#233;e et la relative mat&#233;rialit&#233; de l'espace, entre la mobilit&#233; et la fixit&#233;, entre le noir, le blanc et la couleur, entre la v&#233;racit&#233; des personnages, leur &#233;ph&#233;m&#233;rit&#233; ou leur absence, entre le proc&#232;s de la sensation d'immanence de la r&#233;alit&#233; dans le film et la mise en pr&#233;sence de la scripturalit&#233; au sein m&#234;me du circuit filmique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bande sonore est hant&#233;e par les voix off des personnes que cet ange entend. Les voix donnent sens aux images ou, au contraire, se font murmures. Les plans sont pr&#233;sent&#233;s dans le film comme des fragments isol&#233;s : le ciel, un oiseau, une femme et un enfant roulant &#224; bicyclette, un avion. &#192; l'int&#233;rieur de celui-ci, des passagers se parlent &#224; eux-m&#234;mes, la voix d'une enfant offre &#224; l'ange de lui dessiner une charrette avec du foin. Un acteur cherche &#224; mieux comprendre le personnage qu'il doit interpr&#233;ter. Une h&#244;tesse de l'air f&#233;licite la fillette pour son beau dessin.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe frameborder=&#034;0&#034; width=&#034;500&#034; height=&#034;300&#034; src=&#034;//www.dailymotion.com/embed/video/x4tsvj&#034; allowfullscreen&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;La musique d'un violoncelle, des chants, un regard errent longuement dans le ciel. Une tour. Des voix se confondent comme des ondes de radio qui se brouillent. Des plans a&#233;riens : une ville, des autoroutes, des &#233;difices &#224; logements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La musique d'un violoncelle parcourt gravement les plans suivants : une femme &#226;g&#233;e dans un appartement : &#171; Tr&#233;buchez sur vos couleurs et vous n'&#234;tes jamais &#224; l'heure.... &#187; Une jeune femme cherche l'endroit o&#249; placer son frigo. Un homme entre dans l'appartement de sa m&#232;re r&#233;cemment d&#233;c&#233;d&#233;e. Une femme fume une cigarette. Des murs. Des enfants courent dans la ruelle. Une fen&#234;tre. Un homme assis sur le bord de son lit : &#171; Elle ne t'aime pas, elle ne t'a jamais aim&#233;... &#187; Un mur. Un homme : &#171; Mon dieu, quel va &#234;tre l'avenir de ce gar&#231;on... &#187; Une femme dans une cuisine : &#171; C'est pas surprenant, en dehors du rock and roll, il n'a rien appris d'autre... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_626 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH297/ailes01-2-039b8.jpg?1752753670' width='500' height='297' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Photogramme du film de Wim Wenders : &lt;i&gt;Les Ailes du d&#233;sir&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&#171; Lorsque l'enfant &#233;tait enfant Vint le temps des questions comme celle ci : Pourquoi est-ce que je suis moi ? Et pourquoi est-ce que je ne suis pas toi ? Pourquoi est-ce que je suis ici ? Et pourquoi est-ce que je ne suis pas ailleurs ? Quand a commenc&#233; le temps ? Et o&#249; finit l'espace ? La vie sur le soleil n'est-elle rien d'autre qu'un r&#234;ve ? Ce que je vois, ce que j'entends Ce que je sens N'est-ce pas simplement l'apparence d'un monde devant le monde ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le silence, conclut &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.revue-cinemas.info/revue/revue%20no3/09-roy.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lucie Roy&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; en tant que lieu de l'interstice, en tant que lieu de l'envers de la voix, lieu de non-parole plut&#244;t que de non-langage, en interrompant ou en faisant imploser la course de l'&#233;nonciation de la parole, du film ou de la parole contenue dans le film, interroge parfois ce mouvement associ&#233; &#224; un autre mouvement : l'attente d'un regard &#224; nouveau port&#233; sur la parole ou sur le r&#233;cit qui est en elle-m&#234;me plus vaste en vertu de l'appel de &lt;i&gt;l'&#233;criture&lt;/i&gt; ou en vertu de l'appel au r&#233;seau ph&#233;nom&#233;nal de &lt;i&gt;l'&#233;criture&lt;/i&gt; que cette attente impose. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intercompr&#233;hension est un moyen de se comprendre, car il est plus simple d'apprendre &#224; comprendre une langue que d'apprendre &#224; la parler couramment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dialogue d'ex-anges, Jacques Bon</title>
		<link>https://liminaire.fr/creation/vases-communicants/article/dialogue-d-ex-anges-jacques-bon</link>
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		<dc:date>2012-11-03T18:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Absence</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;cit</dc:subject>
		<dc:subject>Voix</dc:subject>
		<dc:subject>Corps</dc:subject>
		<dc:subject>Ciel</dc:subject>
		<dc:subject>Wim Wenders</dc:subject>
		<dc:subject>Berlin</dc:subject>
		<dc:subject>Les vases communicants</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Vases communicants : Jacques Bon (Caf&#233; du commerce). En savoir plus sur les Vases communicants et sur mes textes &#233;crits &#224; cette occasion depuis le d&#233;but de l'op&#233;ration. &#8213; Nous avions encore ces vieux pardessus, et ces &#233;charpes, nous qui ne connaissions encore ni le chaud, ni le froid, ni le vent et l'humidit&#233;, autrement que par leurs cons&#233;quences sur le comportement des hommes. La ville &#233;tait encore prisonni&#232;re de ce mur, te souviens-tu, Cassiel ? Pour nous ce n'&#233;tait pas un obstacle, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/creation/vases-communicants/" rel="directory"&gt;Vases communicants&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/voix" rel="tag"&gt;Voix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/corps" rel="tag"&gt;Corps&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/wim-wenders" rel="tag"&gt;Wim Wenders&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/berlin" rel="tag"&gt;Berlin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/les-vases-communicants" rel="tag"&gt;Les vases communicants&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH83/arton1343-1b168.jpg?1752753670' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vases communicants :&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cafcom.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jacques Bon (Caf&#233; du commerce)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. En savoir plus sur les &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.facebook.com/home.php#%21/group.php?gid=104893605886&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Vases communicants&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/spip.php?article1148&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mes textes &#233;crits &#224; cette occasion depuis le d&#233;but de l'op&#233;ration&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8213; Nous avions encore ces vieux pardessus, et ces &#233;charpes, nous qui ne connaissions encore ni le chaud, ni le froid, ni le vent et l'humidit&#233;, autrement que par leurs cons&#233;quences sur le comportement des hommes. La ville &#233;tait encore prisonni&#232;re de ce mur, te souviens-tu, Cassiel ? Pour nous ce n'&#233;tait pas un obstacle, mais tu te souviens de tous ces gens, qui avaient laiss&#233; la vie pour le franchir. C'est dr&#244;le comme sur cette image nous semblons jeunes. Nous avions toujours &#233;t&#233; comme cela, pourtant, et maintenant, regarde-toi, regarde-moi... Nous aurions bien du mal &#224; attacher encore des cheveux derri&#232;re la t&#234;te... Comme c'est &#233;trange, de se dire, &#171; nous &#233;tions jeunes &#187;... et pourtant... Peter est parti en juin, tu as su, forc&#233;ment, comment l'ignorer ? Ce vieux Companero. Il aimait tellement cette vie, tu te souviens, Cassiel... Et dessiner... Un trait, et puis un autre... Il a &#233;t&#233; l'un des premiers, &#224; partir, bien avant moi, et il m'avait donn&#233; cinquante marks, mon premier jour. Je le revois encore, pr&#232;s de ce bunker, un soir &#224; c&#244;t&#233; d'Anhalter Banhof. Il se frottait les mains, pour m'expliquer comme c'&#233;tait bon, cette chaleur, quand il fait froid, et le caf&#233; br&#251;lant. Maintenant je sais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8213; Je ne regrette rien. Trop longtemps nous avions seulement observ&#233;, et r&#233;confort&#233;. La vie mortelle n'est pas facile, pourtant. J'ai eu du mal, au d&#233;but, plus que toi, tu te souviens... Surtout au d&#233;but. Ce qui m'a le plus manqu&#233;, peut-&#234;tre, vois-tu, c'est de ne plus entendre, comprendre, les gens. Cette sensation d'&#234;tre sourd, ou aveugle, aux autres. Ce silence soudain, assourdissant apr&#232;s le murmure incessant que nous percevions. Ne plus pouvoir aider &#8211; ou le sentiment, de ne plus le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8213; Ce n'est pas si diff&#233;rent pourtant. &#199;a fonctionne, mais juste avec moins de personnes. Et tu vois, pouvoir toucher, sentir, r&#233;ellement, je veux dire, et pas seulement entrer dans leurs pens&#233;es... J'aime cela, je ne pourrais plus m'en passer &#8211; m&#234;me si je sais que cela cela arrivera un jour, maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8213; Oui, je comprends. D&#233;j&#224; tu disais cela, tu te rappelles, dans ce garage Mercedes ? Tu m'avais racont&#233; l'histoire de ce conducteur de S-Bahn, qui annon&#231;ait subitement &#171; Terre de Feu &#187;, au lieu de je ne sais plus quelle station... Ou peut-&#234;tre &#233;tait-ce moi ? J'y pense &#224; chaque fois que je prends le train. Mais je ne l'ai jamais entendu. C'est une voix enregistr&#233;e, maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8213; Vois comme la ville a chang&#233;. Pas seulement, parce que nous percevons maintenant les couleurs. C'est la ville elle-m&#234;me, je crois, qui est pass&#233; du noir et blanc, &#224; la couleur. Les couleurs de l'automne sur Tiergarten. L'or de la Siegess&#228;ule dans le soleil du matin. Tu te souviens, comme nous y &#233;tions souvent, &#224; notre vieux poste d'observation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8213; Je ne pourrais plus, maintenant... Tu n'imagines pas comme j'ai le vertige, d&#232;s que je monte sur un escabeau... C'est une sensation que j'ai d&#233;couverte, dans ce monde, dont je me serais bien pass&#233;. Au fait, tu as des nouvelles de Marion, et du petit ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8213; Elle est heureuse. Elle y a longtemps qu'elle ne fait plus de trap&#232;ze, tu sais... Mais elle a retrouv&#233; un cirque. Elle ne pouvait pas vivre sans. Elle enseigne aux gamins, dans la journ&#233;e. Le soir, elle est la caisse. Les bonbons &#224; l'entr'acte, et elle aide au d&#233;montage, avec les gants de cuir, comme les hommes... Elle monte aux &#233;chelles comme personne, pour d&#233;crocher les projecteurs... Elle partage sa roulotte avec un des musiciens, et je crois qu'ils s'entendent bien. Tu sais comme on a &#233;t&#233; heureux ensemble. Mais l'amour terrestre, c'est un peu comme l'&#233;ternit&#233; : sur la fin, c'&#233;tait long, et on avait envie, l'un et l'autre, de voir autrement, tenter une autre vie, quitte &#224; se casser la figure. Le petit, tu sais, il va sur ses vingt ans, maintenant ! Pour nous c'est rien, quoique, maintenant... Il est revenu &#224; Berlin, fait des &#233;tudes &#224; Humbolt. On se voit de temps en temps. Il lui ressemble. Je ne lui ai jamais dit, pour nous deux, Peter, Micha&#239;l, et les autres. Mais je crois qu'il se doute de quelque chose. Peut-&#234;tre un jour, je lui expliquerai. Mais est-ce qu'il pourra le croire ? Et quelle importance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8213; Moi je n'ai pas trouv&#233; la femme de ma vie. De cette vie, je veux dire... Je suis venu trop tard, je crois. Et peut-&#234;tre, par accident, plus que par d&#233;sir vraiment. Je l'ai cherch&#233;e partout, je ne l'ai pas trouv&#233;e. Mais surtout, il y a Raphaela. Je ne la vois pas, mais je sais qu'elle est l&#224;. Elle est avec moi, tout le temps. Je la sens... Ne t'&#233;loigne pas, Raph... &#231;a n'a pas d'importance... &#192; chaque femme que je rencontre, je ne peux pas m'emp&#234;cher de penser &#224; elle... Tu comprends...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8213; Bien s&#251;r. Bonjour, Raphaela... Tu sais qu'il m'arrive encore, depuis toutes ces ann&#233;es, de me croire encore comme avant ? La semaine derni&#232;re, encore, j'ai voulu traverser un mur, sans r&#233;fl&#233;chir. Nez cass&#233;. &#199;a fait &#233;pouvantablement mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8213; C'est malin, mais comme &#231;a te ressemble bien, mon vieux Damiel. Je suis s&#251;r que l&#224;-haut, ils l'auront consign&#233; dans le journal de la journ&#233;e. &#199;a les aura au moins fait rire, je l'entends d'ici, le rapport : &#171; Silbersteinstrasse, un pizza&#239;olo, l'ex-ange Damiel, se casse le nez en croyant pouvoir franchir un mur. Il dit Schei&#223;e, en voyant son sang couler, et l&#232;ve le poing vers le plafond. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8213; Sans doute quelque chose comme &#231;a, oui. Mais l'inverse est vrai, aussi, Cassiel : il ne suffit pas de faire tomber les murs, avec des bulldozers, si on les garde dans la t&#234;te. J'ai failli aussi me faire renverser, l'autre jour, pr&#232;s de ce pont, un peu plus loin que celui de cette photo, comment s'appelle-t-il d&#233;j&#224; ? Obere Freiarchen Br&#252;cke. Tu sais comme nous aimions &#224; nous y retrouver, autrefois. La rue ne menait &#224; rien que le mur, il n'y avait que les chats, &#224; fr&#233;quenter ce coin. On &#233;tait tranquilles. J'ai travers&#233; comme si rien n'avait chang&#233;. La voiture s'est arr&#234;t&#233;e &#224; temps, une grosse BMW. Ma vie terrestre a bien failli se terminer l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8213; Et &#231;'e&#251;t &#233;t&#233; dommage, mon ami. Mais je crois que tu as raison. Les murs les plus r&#233;sistants, sont ceux que l'on a dans la t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8213; Oh, Cassiel, je suis en retard ! J'ai rendez-vous chez le dentiste... C'&#233;tait pas pr&#233;vu &#231;a non plus... Il faut que je te laisse, Companero...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8213; Pas de probl&#232;me, ami... Tu m'envoies un texto quand tu veux, on parlera du temps, devant une bi&#232;re... et fais attention aux murs, tant qu'il te reste des dents !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1974 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;56&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH278/damiel_cassiel-2-ff007.jpg?1739535831' width='500' height='278' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Les ailes du d&#233;sir, photogramme du film de Wim Wenders
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; lire sur le &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cafcom.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site de Jacques Bon, Caf&#233; du commerce&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, mon texte : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://cafcom.free.fr/spip.php?article305&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Son spectre&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; &#233;couter &#233;galement, sur le &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.starsky.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site Starsky&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, le mix r&#233;alis&#233; pour les &lt;i&gt;Vases communicants&lt;/i&gt; d'octobre : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.starsky.fr/?p=544&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;We almost found Detroit&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Bains Sutro &#224; San Francisco</title>
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		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Temps</dc:subject>
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		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Traces</dc:subject>
		<dc:subject>Wim Wenders</dc:subject>
		<dc:subject>Nature</dc:subject>
		<dc:subject>Alfred Hitchcock</dc:subject>
		<dc:subject>San Francisco</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des ruines modernes au bord du Pacifique. Les vagues de l'oc&#233;an viennent s'&#233;craser sur les rochers et nous rappellent celles qui scell&#232;rent le baiser de Scottie et Madeleine dans Vertigo. Les structures labyrinthiques des anciens Bains Sutro gisent &#224; nu sous un ciel &#233;clatant, les lys sauvages fleurissent sur les falaises coiff&#233;es de cypr&#232;s dont le vent aplatit leurs silhouettes &#233;lanc&#233;es, et tout pr&#232;s de la mer, sans que l'on sache o&#249; elle m&#232;ne, l'entr&#233;e d'une grotte myst&#233;rieuse. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/alfred-hitchcock" rel="tag"&gt;Alfred Hitchcock&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/san-francisco" rel="tag"&gt;San Francisco&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH112/arton1426-fb613.jpg?1752753670' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des ruines modernes au bord du Pacifique. Les vagues de l'oc&#233;an viennent s'&#233;craser sur les rochers et nous rappellent celles qui scell&#232;rent &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://youtu.be/bIezEGiEN5I&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le baiser de Scottie et Madeleine dans &lt;i&gt;Vertigo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Les structures labyrinthiques des anciens &lt;i&gt;Bains Sutro&lt;/i&gt; gisent &#224; nu sous un ciel &#233;clatant, les lys sauvages fleurissent sur les falaises coiff&#233;es de cypr&#232;s dont le vent aplatit leurs silhouettes &#233;lanc&#233;es, et tout pr&#232;s de la mer, sans que l'on sache o&#249; elle m&#232;ne, l'entr&#233;e d'une grotte myst&#233;rieuse.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5437 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH373/img_6226bis-2-65dba-5b562.jpg?1739540120' width='500' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alfred Sutro est un extravagant millionnaire ayant fait fortune durant la &lt;i&gt;Ru&#233;e vers l'or&lt;/i&gt;. Il ouvre ce complexe baln&#233;aire qui porte son nom en 1896, avec six piscines d'eau sal&#233;e remplies directement &#224; partir de l'oc&#233;an et une piscine d'eau douce, 9 tremplins, 7 toboggans, 3 trap&#232;zes, 2 plates-formes de plong&#233;e, 500 dressings, des centaines de douches, des milliers de costumes de bain, une salle de gym, une salle de concert, patinoire, et un mus&#233;e. Les &lt;i&gt;Bains Sutro&lt;/i&gt; furent les plus grands du monde occidental et br&#251;l&#232;rent dans les ann&#233;es 60.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/JklqpaDdYX0?si=WHWLEi25nHCMf-v3&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les &lt;i&gt;Bains Sutro&lt;/i&gt; ont &#233;t&#233; ferm&#233;es, la ville de San Francisco a souhait&#233; d&#233;molir le site et recycler le mat&#233;riel r&#233;cup&#233;r&#233;. Mais l'incendie a tout d&#233;truit, ne laissant derri&#232;re lui que les fondations en b&#233;ton et quelques-unes des fixations m&#233;talliques des bains. Presque imm&#233;diatement, le site est devenu un endroit populaire aupr&#232;s de ceux qui appr&#233;cient l'exploration des ruines abandonn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Incendie des &lt;i&gt;Bains Sutro&lt;/i&gt; le 26 juin 1966&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/PtBA8SsYCNI?si=FXVgZlrmLt3eZsAn&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un film de Barton Bishoff&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe title=&#034;vimeo-player&#034; src=&#034;https://player.vimeo.com/video/9174690?h=efab047d23&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;tat des choses, de Wim Wenders&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/qj3V17L_Sm4?si=O_dH0kweYfF19UE-&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Diaporama sur les vestiges des Bains Sutro &#224; San Francisco&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &lt;iframe style=&#034;width: 680px; height: 450px;&#034; scrolling=&#034;no&#034; align=&#034;middle&#034; frameborder=&#034;0&#034; title=&#034;Les Bains Sutro &#224; San Francisco&#034; src=&#034;https://www.flickr.com/photos/liminaire/sets/72157663775716983/player&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>In Situ : les artistes dans la ville</title>
		<link>https://liminaire.fr/ecriture/derives/article/in-situ-les-artistes-dans-la-ville</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;rive</dc:subject>
		<dc:subject>Paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>Information</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Danse</dc:subject>
		<dc:subject>Num&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>Wim Wenders</dc:subject>
		<dc:subject>Nature</dc:subject>
		<dc:subject>Georges Perec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;alis&#233; par Antoine Viviani, co-produit par sa soci&#233;t&#233; de production Providences et Arte, In Situ propose de suivre plusieurs interventions artistiques visant &#224; r&#233;enchanter le quotidien de la condition urbaine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le film d'Antoine Viviani peut &#234;tre visionn&#233; de mani&#232;re interactive. Le spectateur peut en effet le voir sous diff&#233;rents angles en utilisant sa souris. Il peut se positionner dans la ville et suivre le d&#233;roulement des &#233;v&#233;nements o&#249; il le d&#233;sire, &#233;couter un artiste tout en regardant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/paysage" rel="tag"&gt;Paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/video" rel="tag"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/information" rel="tag"&gt;Information&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/cinema" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/architecture" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/societe" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/danse" rel="tag"&gt;Danse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/numerique" rel="tag"&gt;Num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/wim-wenders" rel="tag"&gt;Wim Wenders&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/nature" rel="tag"&gt;Nature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/georges-perec" rel="tag"&gt;Georges Perec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH116/arton1310-8959a.jpg?1752753670' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='116' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;alis&#233; par &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.fugues.cc/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Antoine Viviani&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, co-produit par sa soci&#233;t&#233; de production &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.providences.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Providences&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://webdocs.arte.tv/2011/06/19/in-situ-les-artistes-dans-la-ville-le-prochain-webdoc-darte/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Arte&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://insitu.arte.tv&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;In Situ&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; propose de suivre plusieurs interventions artistiques visant &#224; r&#233;enchanter le quotidien de la condition urbaine.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2040 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L353xH500/afficheinsitu1-6f379.jpg?1739536328' width='353' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le film d'Antoine Viviani peut &#234;tre visionn&#233; de mani&#232;re interactive. Le spectateur peut en effet le voir sous diff&#233;rents angles en utilisant sa souris. Il peut se positionner dans la ville et suivre le d&#233;roulement des &#233;v&#233;nements o&#249; il le d&#233;sire, &#233;couter un artiste tout en regardant un autre, jongler entre deux images, et bien d'autres dispositifs qui exp&#233;rimentent une nouvelle mani&#232;re de regarder un documentaire.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe src=&#034;http://player.vimeo.com/video/25376564?byline=0&amp;portrait=0&amp;color=ff2631&#034; width=&#034;500&#034; height=&#034;325&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;L'art dans la ville, de la ville, avec la ville. Que signifie un geste artistique, au croisement de l'esth&#233;tique et des politiques culturelles ? Quel est le sens d'une intervention sur les territoires urbains ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film commence &#224; la mani&#232;re du film de Wim Wenders, &lt;i&gt;Les ailes du d&#233;sir&lt;/i&gt;, nous plongeant au-dessus de la ville vue du ciel. Sur les tours des &#233;glises, assis sur les bras des statues, aux terrasses des caf&#233;s, marchant dans la ville, les Anges du film veillent sur la ville. Ils observent les femmes et les hommes, &#233;coutent leurs pens&#233;es avec toujours &#233;norm&#233;ment d'attention, notent m&#234;me scrupuleusement dans un carnet les petits faits et gestes : &#171; Une vieille dame a ferm&#233; son parapluie d'un coup sec et s'est laiss&#233;e tremper. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les protagonistes du film d'Antoine Viviani sont ainsi, sur le terrain, dans la ville, nuit et jour, au milieu de la foule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://insitu.arte.tv&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;In Situ&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#233;tend les limites du genre documentaire. C'est un essai, un montage, m&#233;langeant des parties de documentaire et de fiction avec des commentaires esth&#233;tiques et philosophiques. Ce m&#233;lange, accentu&#233;e par une magnifique bande son, o&#249; musique et voix se m&#234;lent subtilement, cr&#233;e &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.microtokyo.org/?p=2157&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une atmosph&#232;re de r&#234;ve et de d&#233;rive&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2041 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH385/insitu1-2-4ac69.jpg?1739536328' width='500' height='385' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Philippe Vasset en zone blanche
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pendant un an, &#224; raison d'une exp&#233;dition par semaine, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.liminaire.fr/spip.php?article885&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Philippe Vasset&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est parti voir ce qui se cache dans les zones laiss&#233;es en blanc, vierges de toutes indications, qui &#233;maillent la carte de la r&#233;gion parisienne. Quel est ce r&#233;el que les cartographes n'ont pas su ou voulu repr&#233;senter ? Quelles histoires rec&#232;le-t-il ? Philippe Vasset a d&#233;nich&#233;, non sans mal, ces lieux improbables, cach&#233;s pr&#232;s du p&#233;riph&#233;rique, tapis dans des zones industrielles. En qu&#234;te de myst&#233;rieux, le romancier est devenu aventurier du dimanche, mais le r&#233;sultat de ces exp&#233;ditions, souvent dr&#244;les et toujours insolites, a de quoi d&#233;sorienter. Car &#224; d&#233;faut de zones militaires tenues secr&#232;tes ou de tr&#233;sors cach&#233;s, ce sont des bidonvilles qu'il a d&#233;couverts, des friches accueillant abris et jardins de fortune, des terrains vagues o&#249; bruisse une vie parall&#232;le. Bref, les marges de la ville, des zones mouvantes qui sont provisoirement laiss&#233;es &#224; l'&#233;cart des projets d'am&#233;nagement et aussit&#244;t peupl&#233;es de personnages d'ordinaire invisibles. &#224; travers ce r&#233;cit d'aventures hors normes, cette &lt;i&gt;tentative d'&#233;puisement&lt;/i&gt; des zones blanches, Philippe Vasset propose un voyage inattendu, fascinant et perecquien dans l'envers des villes et aux limites de la litt&#233;rature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'artiste allemand &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.johanlorbeer.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Johann Lorbeer&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; vit &#224; Berlin : &lt;i&gt;Pourquoi cette situation ? Une chose est certaine, aucun homme ne peut voler.&lt;/i&gt; Il est l&#224;, au-dessus de la foule, suspendu en l'air contre un mur. Ce qu'on voit ce sont les passants qui s'arr&#234;tent pour le regarder, qui discutent entre-eux pour tenter de comprendre comment &#231;a fonctionne, quel est le myst&#232;re de ce suspens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cirm-manca.org/fiche-artiste.php?ar=196&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lloren&#231; Barber&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est n&#233; &#224; Aielo de Malferit (r&#233;gion de Valence) et vit &#224; Madrid depuis 1972. Compositeur et musicologue espagnol, artiste de renomm&#233;e internationale, ambassadeur de ce qu'il d&#233;finit lui m&#234;me comme les &#171; autres musiques. &#187; Pour que les sons se correspondent d'un &#233;difice &#224; l'autre dans une ville, Lloren&#231; Barber s'impr&#233;gne de la qualit&#233; du son dans l'environnement urbain, afin de composer sa partition musicale pour la ville. Il a fait sonner les cloches dans les villes du monde entier, dont Rio de Janeiro lors de la visite du Pape, &#224; Oaxaca au Mexique, Copenhague au Danemark, mais encore &#224; Rome, dans une soixantaine d'&#233;glises &#224; la fois. La ville y est &#224; la fois partition et instrument.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2042 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH359/capture_d_e_cran_2011-07-08_a_13-06-58-e1f0a.png?1739536328' width='500' height='359' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Compagnie Royal De Luxe
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Jean-Luc Courcoult et sa &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.royal-de-luxe.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Compagnie Royal De Luxe&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui prom&#232;nent leurs gigantesques marionnettes au bord de l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Transports exceptionnels&lt;/i&gt; de la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ciebeaugeste.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Compagnie Beaugeste&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, un homme danse avec une pelleteuse de six tonnes. Le chor&#233;graphe met en avant la personnalit&#233; du danseur et le mouvement qui lui est propre, il exp&#233;rimente des modes de repr&#233;sentations multiples qui sont autant d'occasions d'affirmer son go&#251;t pour la diversit&#233;, l'humour et la d&#233;rision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que voit-on du &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.les-souffleurs.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Commando des souffleurs&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#339;uvrant &#224; l'oreille de techniciens de voirie parisienne ? Juste leurs visages, leurs sourires &#233;merveill&#233;s, visiblement peu habitu&#233;s &#224; &#233;couter de la po&#233;sie mais sinc&#232;rement touch&#233;s par ce qu'ils ont entendus, &#224; l'endroit o&#249; ces mots les touchent, les surprennent, les font &lt;i&gt;r&#233;fl&#233;chir&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe src=&#034;http://player.vimeo.com/video/24111245?byline=0&amp;portrait=0&amp;color=ff2631&#034; width=&#034;500&#034; height=&#034;325&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;In Situ&lt;/i&gt; est un documentaire labyrinthique. Un palimpseste, &#224; l'image des m&#233;tropoles qu'il donne &#224; voir. Une &#233;criture de la ville. Pas une photographie de l'instant d&#233;cisif, mais photographie du temps qui passe, du temps qui s'&#233;crit et qui laisse ses traces, traces sur lequel on &#233;crit. On &#233;crit la ville au quotidien. On la construit, on la d&#233;truit, c'est ainsi quelle vit. Ainsi qu'on la voit. En construction. Comme un nuage dans le ciel avance lentement et se transforme imperceptiblement en d'autres formes. &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/spip.php?article333&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les formes d'une ville&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Sa m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2043 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L500xH309/insituv5-528x326-410a3.jpg?1752753670' width='500' height='309' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Carte interactive In Situ Arte
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif interactif du film accentue sa dimension documentaire en nous apportant des informations ainsi qu'une analyse approfondie sur les interventions artistiques europ&#233;ennes qui visent &#224; injecter de l'imaginaire dans nos espaces urbains. En cours de visionnage, des m&#233;dias associ&#233;s (projets similaires, interviews d'artistes, cartes&#8230;) sont propos&#233;s. Une carte interactive permet &#233;galement &#224; chacun de g&#233;olocaliser un projet. Tous ces &#233;l&#233;ments r&#233;unis apportent, gr&#226;ce &#224; leur sp&#233;cificit&#233; d'usage et leur capacit&#233; technologique, un regard nouveau et compl&#233;mentaire sur les environnements artistiques d&#233;crits par Antoine Viviani et l'histoire qu'il nous raconte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour aller encore plus loin, un &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://insitu.arte.tv/blog/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;blog collectif h&#233;berg&#233; sur Arte&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; permet de suivre la vie du film, de tous les artistes et les th&#232;mes &#233;voqu&#233;s, mais aussi, gr&#226;ce &#224; de nombreux partenaires &#233;ditoriaux europ&#233;ens, de prolonger le d&#233;bat, la d&#233;couverte, le jeu sur le site et dans la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le public peut aussi participer en poursuivant sa propre r&#233;flexion, en r&#233;agissant aux interventions urbaines du film. Chacun peut ainsi participer, donner son avis sur ces pratiques et ces artistes, faire part de nouvelles pratiques, pour continuer, plus loin, le d&#233;bat propos&#233; par le film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qu'ont &#233;t&#233; invit&#233; &#224; faire plusieurs blogueurs dont les sites ont des th&#233;matiques proches de la ville et de ses m&#233;tamorphoses artistiques : en partenariat avec le r&#233;seau d'artistes europ&#233;ens &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lieuxpublics.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Insitu &#8211; Lieux Publics&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, le master &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.univ-paris1.fr/ws/ws.php?_cmd=getFormation&amp;_oid=UP1-PROG29095&amp;_redirect=voir_debouches_diplome&amp;_lang=fr-FR&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cr&#233;ations culturelles dans l'espace public de Paris I Panth&#233;on Sorbonne&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.urbain-trop-urbain.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Urbain Trop Urbain&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.rebelart.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rebel'Art&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.urbamedia.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Urbamedia&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.microtokyo.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Microtokyo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, et &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.liminaire.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Liminaire&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#201;coutez, regardez, nous allons voyager. Allons-y. Maintenant...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au fil du temps</title>
		<link>https://liminaire.fr/ecriture/derives/article/au-fil-du-temps</link>
		<guid isPermaLink="true">https://liminaire.fr/ecriture/derives/article/au-fil-du-temps</guid>
		<dc:date>2011-02-01T18:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;moire</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;cit</dc:subject>
		<dc:subject>Photographie</dc:subject>
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		<dc:subject>R&#234;ve</dc:subject>
		<dc:subject>Art</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Wim Wenders</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je vais me promener, tous les chemins me conduisent au m&#234;me endroit. Une voie sans issue. Je l'&#233;coute me parler. Il y a eu un mot. Ce qu'il me dit : il y avait ces lits. Ces lits s&#233;par&#233;s. Elle m'a m&#234;me dit qu'elle allait foncer dans l'arbre. Et je ne peux m'emp&#234;cher de voir cette image de la voiture accident&#233;e contre l'arbre. Je poursuis mon chemin. Je voudrais &#233;crire en marchant. Au hasard du chemin, sans passer deux fois au m&#234;me endroit. Il y a une encre qui pouvait effacer la vieille (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://liminaire.fr/ecriture/derives/" rel="directory"&gt;D&#233;rives&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/memoire" rel="tag"&gt;M&#233;moire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/ecriture" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/recit" rel="tag"&gt;R&#233;cit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/photographie" rel="tag"&gt;Photographie&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/art" rel="tag"&gt;Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/cinema" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://liminaire.fr/mot/wim-wenders" rel="tag"&gt;Wim Wenders&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://liminaire.fr/local/cache-vignettes/L150xH111/arton1221-4c0d5.jpg?1752753671' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je vais me promener, tous les chemins me conduisent au m&#234;me endroit. Une voie sans issue. Je l'&#233;coute me parler. Il y a eu un mot. Ce qu'il me dit : il y avait ces lits. Ces lits s&#233;par&#233;s. Elle m'a m&#234;me dit qu'elle allait foncer dans l'arbre. Et je ne peux m'emp&#234;cher de voir cette image de la voiture accident&#233;e contre l'arbre. Je poursuis mon chemin. Je voudrais &#233;crire en marchant. Au hasard du chemin, sans passer deux fois au m&#234;me endroit. Il y a une encre qui pouvait effacer la vieille &#233;criture et en m&#234;me temps &#233;crire quelque chose de nouveau. Je pensais toujours la m&#234;me chose et j'&#233;crivais, m&#234;me quand je me r&#233;veillais du r&#234;ve. Des r&#233;p&#233;titions abstraites, des d&#233;roulements, des moyens que je vivais et d&#233;crivais en m&#234;me temps. R&#234;ver, c'&#233;tait &#233;crire, en cercle, jusqu'&#224; ce qu'en r&#234;ve j'ai eu l'id&#233;e de changer d'encre. Avec la nouvelle encre il n'y a pas de mots. Je ferme les yeux. Une respiration. Et ce temps, c'est mon histoire. On perd le souvenir de cette imagination. Seul jusqu'aux os.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;base64javascript130717994069e887bf30ff77.09215037&#034; title=&#034;PHNjcmlwdCB0eXBlPSJ0ZXh0L2phdmFzY3JpcHQiPi8qPCFbQ0RBVEFbKi8KJChkb2N1bWVudCkucmVhZHkoZnVuY3Rpb24oKSB7CgkgCgkJJCgnLmluZm9idWxsZScpLnRvb2x0aXAoewoJCQlib2R5SGFuZGxlcjogZnVuY3Rpb24oKSB7CgkJCQlyZXR1cm4gJCgkKHRoaXMpLmNoaWxkcmVuKCIudGV4dGluZm9idWxsZSIpKS5odG1sKCk7CgkJCX0sCgkJCXRyYWNrOiB0cnVlLAoJCQlkZWxheTogMCwKCQkJc2hvd1VSTDogZmFsc2UsCgkJCW9wYWNpdHk6IDEsCgkJCWZpeFBORzogdHJ1ZSwKCQkJZXh0cmFDbGFzczogInByZXR0eSIsCgkJCXRvcDogLTE1LAoJCQlsZWZ0OiA1CgkJfSk7CgkKCSAKCQkkKCJhLm1vYWNsdWlrIikubWVkaWFib3goYm94X3NldHRpbmdzKTsKCQp9KTsKLypdXT4qLzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cycle-slideshow&#034; style=&#034;background-color:#000000; max-width:500px;	&#034; data-cycle-slides=&#034;div.infobulle&#034; data-cycle-speed=&#034;1000&#034; data-cycle-timeout=&#034;4000&#034; data-cycle-delay=&#034;200&#034; data-cycle-fx=&#034;fade&#034; &gt; &lt;div class=&#034;infobulle&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/jpg/img_7017.jpg' type=&#034;image/jpeg&#034; class=&#034;moacluik&#034; rel=&#034;moacluik&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://liminaire.fr/local/cache-gd2/ad/c25420923d9e66c177cbdd795f61b4.jpg?1740231340' alt=&#034;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034; /&gt; &lt;/a&gt; &lt;span class=&#034;textinfobulle&#034; style=&#034;display:none;&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- .infobulle --&gt; &lt;div class=&#034;infobulle&#034;&gt; &lt;a href='https://liminaire.fr/IMG/jpg/img_7014.jpg' type=&#034;image/jpeg&#034; class=&#034;moacluik&#034; rel=&#034;moacluik&#034; style=&#034;display:block;padding:0px;margin:0px;&#034; data-cycle-title=&#034;&#034; data-cycle-desc=&#034;&#034;&gt; &lt;img class=&#034;filtre_inactif no_image_filtrer no-adapt-img&#034; src='https://liminaire.fr/local/cache-gd2/78/88fa7240937f5a4b8bb8f2e54b3d3a.jpg?1740231340' alt=&#034;&#034; 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