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L’enregistrement présenté ici est un montage de plusieurs récits racontés dans le cadre d’un atelier de création qui s’est déroulé à la Médiathèque de l’Astrolabe à Melun. Le principe s’inspire du film "Une sale histoire" de Jean Eustache. Les participants racontent une histoire qui leur est arrivée, une histoire vraie, puis une histoire inventée devant les autres personnes. Ensuite, en huis clos, ils choisissent un récit parmi ceux qu’ils viennent d’entendre et doivent le raconter comme s’il était le leur. A la fin, on ne sait plus trop où est le vrai, où est le faux.

Cinq ans après La maman et la putain, Jean Eustache tente une petite expérience cinématographique, un film composé de deux récits relatant la même histoire : « Un homme, jeune, raconte à un auditoire d’amies une histoire qui a été la sienne : pendant un temps, son plaisir consistait à regarder, à travers une fente de la porte, dans les toilettes féminines d’un café, presque allongé par terre, le sexes des femmes.

Cette histoire, Eustache nous la présente deux fois, en deux films apparemment identiques (même scénario, même présentation, même texte) ; il n’y a pourtant pas répétition pure et simple, car le premier film que nous voyons est une fiction, jouée par Michael Lonsdale, et le second une scène vécue par des non-professionnels, où Jean-Noël Picq raconte cette histoire - son histoire, qu’il l’ait vécu ou qu’il l’invente - à des amies. »

"Cette sale histoire que je voulais la faire depuis des années et je cherchais des biais pour la faire. D’abord, je pensais la mettre dans un long-métrage, en faire une digression (...) Ensuite, j’ai pensé : « Ce qui est intéressant dans cette histoire, c’est la réflexion, donc je ne vais l’illustrer qu’à moitié, l’illustration sera portée par le récit, on verra tantôt l’action, tantôt le récitant. » J’ai pensé que ce n’était pas bien non plus et , en dernier lieu, j’ai trouvé que la seule façon de faire ce film c’était le récit, filmer le type qui raconte l’histoire. C’est le film impossible à faire, je le déclare impossible. J’essaie de l’écrire, et je ne le peux pas, donc je la fais raconter. J’ai inclus ma préoccupation et ma recherche dans le film."

Une sale histoire



Poésie sur écoute - épisode 114
Publié le 3 mai 2008
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