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Radio Marelle


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Il y a dans la grande rue sale les merveilleuses images, le printemps sur le pont et par-dessus les bois les fleurs ouvertes, son domaine, azur et verdure insolents à la lisière de la forêt

Il y a la fille à lèvre d’orange les genoux croisés dans le clair déluge qui sourd des prés, superbes noires dans la mousse vert-de-gris, petites étrangères et personnes doucement malheureuses

Le château est à vendre, autour du parc des fleurs magiques un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir

Il y a une petite voiture abandonnée dans le taillis, sur la route à travers la lisière du bois, les sentiers les oiseaux et les sources

Il y a rien que l’épaisseur du globe, une maison musicale pour notre claire sympathie

Ce qu’elle sait et que nous ignorons

Ces journaux que je suis idiot de relire ces livres sans intérêt

L’amour par la fenêtre

Il y a une odeur de bois suant dans l’âtre, des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre, une cloche de feu rose dans les nuages : ta voix

Il y a enfin

quelqu’un qui vous chasse

du silence

la fin du monde

d’ailleurs il n’y a rien à voir là-dedans

vos souvenirs

une horloge qui ne sonne pas.

Le château est à vendre
Publié le 8 octobre 2005
- Dans la rubrique RADIO MARELLE
Lecture Sons Citation Poésie






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