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Planche-contact : semaine #1


Planche-contact : Écriture photographique et mémoire du processus créatif.

Tous les jours je prends une photographie et je la diffuse sur le site Tumblr : Planche-contact, en y associant une phrase trouvée sur l’un des nombreux blogs et sites littéraires que je suis régulièrement sur Netvibes. À la fin de la semaine, je reprends l’ensemble des photos pour les diffuser dans un article avec le texte que j’ai écrit à partir des phrases trouvées pendant la semaine.

Grand Place de Bruxelles, photo Pierre Ménard

 

 

 

 

 

 

 

 

Maintenant, ce n’est plus qu’une question de jours.

Il y a toujours une moitié de monde en formation ailleurs.

On ne trouvait plus rien qu’un autre chemin qu’on prenait, une autre veine qu’on creusait.

Il nous faudrait dire nos maisons fausses et leur chant d’acouphènes confortables à l’oreille des banlieues.

On lit toujours depuis soi, on fait son livre de celui que l’auteur propose.

Un décryptement fantomatique du palimpseste que devient avec l’âge le monde familier.

Au-dessus de ta route c’est la nuit blanche, le soleil ne se couche jamais.

Place du Congrès, Bruxelles. Pierre Ménard

 

 

 

 

 

 

 

 

Place du Congrès, Bruxelles, dimanche 1er janvier 2012, 16h30.

Maintenant, ce n’est plus qu’une question de jours.

Norwich, (mai/août 39)

Emery, rue de l'hôpital, Bruxelles, lundi 2 janvier 2012, 11h. Pierre Ménard

 

 

 

 

 

 

 

 

Emery, rue de l’hôpital, Bruxelles, lundi 2 janvier 2012, 11h.

Il y a toujours une moitié de monde en formation ailleurs.

Notatio

Avenue Thiers, Melun, mardi 3 janvier 2012, 18h05. Pierre Ménard

 

 

 

 

 

 

 

 

Avenue Thiers, Melun, mardi 3 janvier 2012, 18h05.

On ne trouvait plus rien qu’un autre chemin qu’on prenait, une autre veine qu’on creusait.

Face-écran (Daniel Bourrion), fiction

Avenue Thiers, Melun, mardi 3 janvier 2012, 18h05. Pierre Ménard

 

 

 

 

 

 

 

 

Avenue Thiers, Melun, mercredi 4 janvier 2012, 9h50.

Il nous faudrait dire nos maisons fausses et leur chant d’acouphènes confortables à l’oreille des banlieues.

Chroniques d’une avatar, Et nos maisons fausses

Lecteur d'Asimov, Métro ligne 5, Station Breguet-Sabin, Paris, Pierre Ménard

 

 

 

 

 

 

 

 

Lecteur d’Asimov, Métro ligne 5, Station Breguet-Sabin, Paris 12e, jeudi 5 janvier 2012, 8h30.

On lit toujours depuis soi, on fait son livre de celui que l’auteur propose.

Les pas perdus (Jérémy Liron), Blanchon / La Salamandre

Avenue Thiers, Melun, mercredi 4 janvier 2012, 9h50. Pierre Ménard

 

 

 

 

 

 

 

 

Rue Barbazan, Melun, vendredi 6 janvier 2012, 9h15.

Un décryptement fantomatique du palimpseste que devient avec l’âge le monde familier.

à chat perché (Michel Brosseau), en rejaillir vivant

Gare de l'Est, Paris 10, samedi 7 janvier 2012, 8h10. Pierre Ménard

 

 

 

 

 

 

 

 

Gare de l’Est, Paris 10e, samedi 7 janvier 2012, 8h10.

Au-dessus de ta route c’est la nuit blanche, le soleil ne se couche jamais.

Carnets (Marc Pautrel), Jour 5

Maintenant, ce n’est plus qu’une question de jours. Et s’en aller. Loin, très loin. Comme on revient toujours. Comme on revient vers soi enfin... Il y a toujours une moitié de monde en formation ailleurs. Comme on s’égare pour mieux recommencer. On ne trouvait plus rien qu’un autre chemin qu’on prenait, une autre veine qu’on creusait. Le chemin s’arrête dans le regard. Le point qui figure la marge. Il nous faudrait dire nos maisons fausses et leur chant d’acouphènes confortables à l’oreille des banlieues. Comme si le vide de l’absence amplifiait ce chaos sonore pour conjurer l’intenable d’une parole sursitaire ou d’un cri réprimé. On lit toujours depuis soi, on fait son livre de celui que l’auteur propose. On écrit la ville au quotidien. On la construit, on la détruit, c’est ainsi quelle vit. Ainsi qu’on la voit. Un décryptement fantomatique du palimpseste que devient avec l’âge le monde familier. En construction. Au-dessus de ta route c’est la nuit blanche, le soleil ne se couche jamais. Pour voir ? Regarder pour ne plus jamais les oublier. Nous ne cesserons plus de voir. Le ciel s’agrandit.

4 commentaires
  • plutôt la 13 ? 8 janvier 2012 22:53, par PdB

    moi j’ai l’impression que ce serait plutôt sur la ligne 13, le lecteur d’Asimov, non ? (on s’en fout je sais bien mais enfin) (la photo de Bruxelles la bâche de la grand’place - qui a aussi attiré Ruelles- a quelque chose... )

    • plutôt la 5 8 janvier 2012 23:16, par Pierre Ménard


      Je suis bien sûr qu’il s’agit bien de la ligne 5 (nouvelles rames depuis peu), car c’est le métro que je prends tous les jours.

      Et oui, comme Sandra Hinège, j’aime beaucoup cette photographie de la bâche sur la Grand Place de Bruxelles. Le côté : je montre ce que je cache...

      Voir en ligne : PM

      • plutôt la 5 alors 8 janvier 2012 23:39, par PdB

        ahah... je la prends aussi pas mal mais je n’ai pas encore vu ces nouvelles rames...(sur clignancourt-orléans cependant déjà vu les mêmes que sur neuilly vincennes...)

  • Une question de jours 10 janvier 2012 20:06, par larissa

    Ville palimpseste de O. Mongin...

    Voir en ligne : écho



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