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LIMINAIRE
Série photographique à Marseille


La première fois qu’on m’a invité au cipM, à l’automne 2005, je n’étais jamais encore venu à Marseille. Je commençais à publier régulièrement des textes sur mon blog Marelle (à l’époque lointaine hébergé par la plateforme tooblog.fr) et c’est d’ailleurs sur ce thème Web & Poésie que portait la série de ces conférences. Deux jours de colloque sur les rapports qu’entretiennent poésie et internet, inaugurés par une présentation de la nouvelle version du site web du cipM.

La Friche Belle de Mai à Marseille

 

 

 

 

 

 

 

 

Tous les ans, le centre international de poésie de Marseille, organise également une soirée lecture présentée par Jean-François Bory, celle des usagers du cipM. J’ai été invité dans ce cadre le vendredi 25 juin 2010 à une lecture d’extraits de mon texte en cours d’écriture : Les lignes de désir.

Marseille en chantier, mai 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette année, c’est à l’invitation de Pascal Jourdana, dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Anne Savelli à La Marelle (Villa des auteurs) et les 48h Chrono de La Friche Belle de Mai, que je reviens à Marseille.

Le tram à Marseille

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre projet Laisse venir : trajet Paris-Marseille intemporel, d’abord virtuel, puis réel, est également une approche de la ville tout en détours et cheminements, après en avoir rêvé l’accès.

Marseille en chantier, quartier Le Panier, mai 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

Le texte auquel nous avons participé conjointement Anne et moi, à l’abri de la La Marelle et de La Friche Belle de Mai, sera définitivement terminé d’ici l’été, il prendra la forme d’un livre numérique publié sur nos sites respectifs, ainsi que sur celui de La Marelle.

Marseille en chantier, quartier Le Panier, mai 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce matin, je suis allé me promener à travers la ville pour prendre des photographies. Depuis La Friche Belle de Mai, je suis remonté par la longue rue Guibal jusqu’à la Gare Saint-Charles, dont j’ai descendu les grands escaliers. Je me suis rendu cours Belzunce. J’ai remonté la rue Colbert (lieu de mon premier hôtel à Marseille). Place Sadi-Carnot, j’ai gravi les marches de l’escalier pour rejoindre le Panier, dans lequel j’ai longuement déambulé (sans oublier de faire un tour à la Vieille Charité, mais le CipM était fermé). J’ai voulu prendre un café Place de Lenche, mais les serveurs commençaient à peine à installer tables et chaises. J’ai poursuivi mon chemin et bu un très bon café chez un torréfacteur de la rue Caisserie.

Marseille en chantier, quartier Le Panier, mai 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

Descendant sur le Vieux-Port, j’ai découvert qu’il était entièrement en réfection afin de devenir une des plus grandes zones piétonnes d’Europe comme le répétaient les panneaux de la ville, accompagnant le chantier (et le désordre qu’il provoque en ville. Le marché aux poissons n’étaient plus représenté que par quelques échoppes sur le port. Je suis remonté vers le Cours d’Estiennes d’Orves, j’ai emprunté la rue Grignan puis suis redescendu vers la rue Sainte pour y acheter des navettes (tout au bout, touchant au but).

Le Vieux-Port de Marseille en chantier

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai admiré le port (entr’aperçu la mer) et suis revenu par le Quai Rive Neuve, la rue Vacon (le temps s’était couvert, légère bruine, j’ai accéléré le pas). La Canebière s’est obscurcie soudainement. Il s’est mis à pleuvoir très fort au niveau du Boulevard Dugommier, aux pieds des grandes marches de la Gare Saint-Charles (souvenirs du film de Jacques Demy, la ville est un décor de cinéma) où je me suis abrité le temps que l’averse cesse. Je suis rentré enfin à la Friche Belle de Mai.

Marché aux poissons du Vieux-Port de Marseille

 

 

 

 

 

 

 

 

Marseille est une ville sans arrêt en chantier. Un chantier dont nous pouvons voir les traces partout. Un chantier qui s’inscrit dans la durée.

J’aime les villes en chantier. Un jour, je crois que j’écris un texte sur ce thème. Ce qui reste m’importe peu, juste la transition, la trace de ce qui se construit, ce qui a lieu c’est le lieu. La forme que nous inventions sans nous voir l’inventer.



6 commentaires
  • prendre le bus 20 mai 2012 17:52, par F

    on était parti du centre bourse pour aller tout en haut vers le nord, en septembre, radiale comme archéologie de la ville même

    attentif à ce travail, on vous suite...

    Voir en ligne : TL

    • prendre le bus 21 mai 2012 12:50, par Pierre Ménard


      Je me souviens bien de cette série de photos marquante, François. Cette ligne (de bus) à travers la ville, partir du centre et aller jusqu’où elle s’arrête. Et dans ce parcours quelque chose que nous avons ressentis, Anne et moi, en travaillant sur un itinéraire réel qu’on emprunte via Google Street View et ce qu’il nous révèle de ce que nous croyions en connaitre, ce que nous pensions y chercher et ce que nous y avons finalement trouvé. Tous ces détours auxquels invitent les lignes droites...


      Voir en ligne : Laisse venir

  • Marseille en chantier 20 mai 2012 20:46, par A.

    J’aime bcp la photo en haut à droite.

  • Marseille en chantier 21 mai 2012 07:32

    Quand on habite une ville, on ne la voit parfois plus. Ces images et ces mots me la font retrouver, voire découvrir sous des angles inédits (la photo avec le tram). Merci et à suivre ! Pascal

    • Marseille en chantier 21 mai 2012 13:15, par Pierre Ménard


      Merci Pascal. J’ai passé un extraordinaire moment de travail, d’échange, de création, de calme et de réflexion à la Villa Marelle qui est vraiment la villa des auteurs. Un lieu comme je n’en connais aucun autre. C’est à Marseille, tant mieux !... Et oui, déjà partant pour la suite...

      Voir en ligne : Liminaire



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