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Epithalame pour nos vingt ans de mariage


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Épithalame (Crosne le 29 avril 1995 - Venise, mai 1995)

Mariée, ma dame, ma Dulcinée,

ma chimère incarnée,

Daphné inondée de lumière,

chandelle illuminée, mon adorée, mon

aimée, mon héroïne nimbée,

placée au ciel,

accorde-moi ce charme, ce cœur à l’âme,

aide-moi à perdre le Nord, emplie-moi,

aime-moi donc...

Le premier, la dernière...

Dormir loin d’elle, mon cour écorché,

condamné à perdre la couleur

du rocher micacé,

la colline éclairée par la lune,

incendie minime...

l’écorce du chêne, le charme de la pinède,

l’arôme de l’amande amère, du manioc,

du cacao, l’huile d’amande douce,

l’odeur de l’arum, de la capucine,

carpelle accolé,

l’odeur de la cannelle, du pain d’épice...

Marié à elle, comme la reine au roi,

le moderne à l’ancien, le pain à l’eau,

le père, la mère, le drame à la comédie,

drôle de méli-mélo, malin pêle-mêle.

Accorder la main à l’amie.

La durée de la cérémonie,

une douce mélopée à la radio :

accordéon, harpe, mandoline,

ronde cadencée d’un air ancien :

moulin de mon cœur.

Prendre, ne rien donner...

appeler cela de l’amour ?

pour elle, pour lui, pas le moindre ennui,

d’année en année, palier l’ordinaire

méandre du monde, nouer un lien réel,

complice, celui-là même de l’amour.

Mélancolie déplacée, mémoire de la peau,

mince pellicule, comédie de cinéma,

lien d’alchimie, décalcomanie romancée,

un rien endimanchée, rémanence indemne,

un cadeau du ciel...

Lune de miel.

Parler d’elle, pour un oui pour un non...

L’échéance approche, le cœur noué,

décidé à crier mon amour, à en mourir,

croire en elle, comme elle en lui,

ma douce, ma pâle et chère Caroline,

en un murmure, l’appeler encore Philippe...

ma perle rare, mon écrin moiré,

ma dame mécène, ma romance inouïe,

répondre à l’appel du cœur, à demeure,

l’appeler lundi, pour recommencer mardi,

mercredi, mon amour, mon dimanche...

Oui à l’amour... comme papillon à l’aile

ocelée, médaille couleur pourpre,

bordée d’une mince pellicule noire et or,

happé par le halo d’une lumière,

l’errance du papillon :

un rire ami.

Un éclair en écho.

Un clin d’œil.

Un coup de cœur.

Jamais deux sans toi
Publié le 29 avril 2015
- Dans la rubrique PALIMPSESTE
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