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LIMINAIRE


Il s’agissait pourtant de respecter les différences sonores, les images flottant dans l’indécision, à la main un petit sac de papier. Dehors. Dedans. Transparence enfin. Forme que le contournement habituel, décisif tournant court, jaillit elle aussi puis la surface comme une sédimentation affectant toute trace, tout impact. L’ouverture se déplaçait vers des espaces plus haut que tout dans l’autre bouche. L’air peu propice à l’écho se désagrégeait. Les nuages amassés au-dessus de la foule. Inacessible leçon graphique, la sécheresse du trait. Et alors ? Nouer l’oubli encore depuis l’origine un exercice difficile et hors du monde. Entre les doigts la carte de face, du côté où nul sol ne soutient plus le corps menacé. Objectif, agradissement de ses yeux. Le monde visible prend fin, décor avec personnages, murs blancs. L’homme et la femme sont nus.

De chaque saison le temps filait ainsi comme un fait. Les choses s’épuisaient, zone par zone. Chaque pièce semblait provenir d’un autre récit. Un seul prétendant, pas de témoins. Dans le sommeil l’heure plus lourde suspend la force. La vacance du regard accomplit la lecture. Mêler par tranches plus ou moins fines, par le hasard et l’infranchissable limite. La chambre, la fenêtre, les rideaux tirés. Le corps a disparu. Promesse d’un rêve vibrant des mots, des nombres, récit issu de rien.

Faire le ménage. C’était une occupation. Autre image, l’apprentissage, l’expérience enfin les objets dans la pénombre, éléments hétérogènes, les faisant glisser, noir sur noir. Gymnastique des yeux la redressant, ce qui est vu. Volontés fines éparpillées en lames.

Rue Parisienne

 

 

 

 

 

 

 

 

L’affolement du sommeil les doigts délivrant ailleurs, le choc des glaçons dans le verre non plus retenu envahissant couleur et marges. Les pulsations comptaient. Les murs dans la lointaine brusquerie de l’air. Gestes, les perfectionner. Le plus agréable, on a retourné le gant. Un souffle inversé, joué à rebours, la nuque dans la voix malgré le vertige, la parole donnée déçoit la nuque transformant les silences en souffle, dans l’air du soir. Conscience même de ce qui avait été au sommet de la route. Cadrans, mais aussi en écho dans chaque transaction avec, en revenant, et ainsi de suite la nuit qui vient efface alternant d’allumer d’éteindre la lumière que disperse le silence. Sons, du hurlement jusqu’au silence suivi dans l’ombre épaisse du vent.

Avec son image ou bien s’en débarasser dans l’abîme ce soir toujours à tel endroit sur des moments qu’enchante et ravage un unique souvenir dans l’air, une certaine quantité de blanc.

L’instant habite un simulacre, une réponse fiable, un aménagement. La nuit instruit la présence, cette fraîcheur soudainement entrouverte. Pendant ce temps, quelque morceau. Plus haut que tout dans le bond, la surface de l’instant vécu, comme un écart soudain, une embardée dans l’effondrement. Après quelques battements, les corps, couleur et temps abolis. Dans la contrainte tactile, jeter au loin, sans façon. L’ensemble dans la patine et dans la chair, ravaler pour s’en débarrasser à la fin, dans la palpitation distante. Les choses changeaient toujours assez vite.

Rue Parisienne

 

 

 

 

 

 

 

Couleur et temps abolis
Publié le 28 juillet 2010
- Dans la rubrique PALIMPSESTE
Couple Palimpseste Nuit Jour Souffle Citation Corps Ciel Couleur Rêve Fragment Espace






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