| Accueil
LIMINAIRE
Constance Krebs, éditrice web


Dans le cadre de ma résidence d’écrivain soutenue par la Région île-de-France, j’ai décidé de mettre en place avec le soutien de Mélico, mémoire de la librairie contemporaine un travail sonore sur la lecture, une série d’entretiens avec des auteurs, des librairies, des bibliothécaires, des éditeurs, des journalistes, des professeurs, des enfants, des poètes, des blogueurs et plus globalement des lecteurs, suivie par la lecture d’une page 48 de leur livre de chevet.

Constance Krebs lit « Lumière d'août » de Faulkner

 

 

 

 

 

 

 

Les livres que l’on achète en librairie, ceux que l’on emprunte à nos amis ou dans une bibliothèque, ce que l’on lit, quel genre de livres et où, dans quel endroit, dans quelle position, ce que lire représente pour soi et pour les autres, le souvenir de son premier livre, son livre de toujours, celui qui ne nous ne quitte pas et comment on imagine lire dans le futur.

Entretien avec Constance Krebs, éditrice web :

Éditrice aux éditions 00h00 de 1997 à 2002, Constance Krebs est conseillère éditoriale indépendante. Titulaire d’un DEA de littérature comparée, elle prépare une thèse de doctorat à l’université Paris III sur Tumulte.net. Elle collabore à Remue.net et webmaster du site André Breton : http://www.andrebreton.fr/. Elle vient de lancer sa maison d’édition : Constance Krebs éditions. Son blog : http://amontour.wordpress.com/

Écoutez la pièce sonore et l’interview de Constance Krebs diffusées en intégralité sur le site de Mélico, mémoire de la librairie contemporaine :

Rue de Belleville, à Paris

 

 

 

 

 

 

 

Comment voyez-vous le livre de demain ?

Ce qui est certain c’est qu’on parvient à donner de la valeur à un texte par la qualité de ses lecteurs et du coup c’est sans doute grâce à leurs appréciations, à leur présence autour du livre qu’on peut déterminer la valeur marchande du livre et donc la valeur de l’auteur. Mais la valeur marchande de l’auteur, c’est-à-dire les droits d’auteurs qu’on va lui verser. Est-ce que le fait qu’il y ait 100 commentaires qui apprécient l’œuvre peut faire en sorte que le droit d’auteur soit juste et que ça ne soit pas juste 10%. Que le droit d’auteur soir juste, voilà, ça c’est ce que j’aimerais. Maintenant c’est peut-être un peu utopique mais pourquoi pas ? Quel livre on peut être ? Aujourd’hui je pense qu’on peut avoir un livre à plusieurs entrées. Pour moi il n’y a pas de différences entre un site et un livre. Je considère que du moment où il y a du texte et que ce texte a un intérêt, ou il y a de l’image et que cette image a de l’intérêt, ou il y a du son et que ça peut aussi susciter une lecture, une écoute, tout ça c’est entremêlé et ça n’a pas de différence avec ce qui constituait simplement le texte d’un livre autrefois parce qu’on avait pas d’autres supports. Jusque dans les années cinquante il n’y avait pas de supports d’enregistrement, le phonographe n’était pas accessible partout donc il n’y avait rien d’autre. Maintenant, il y a tout. Donc, emparons-nous de ce support qui permet une lecture à plusieurs entrées, entrons-y par le sommaire classique, qui est celui d’un livre, par les mots-clés que sont les tags, par le nom de l’auteur, par l’image, par une bande son, par un commentaire, un lien, tout est possible, c’est totalement malléable. Tout d’un coup on rentre dans un espace qui a plusieurs dimensions, qui peut être lu partout dans le monde, je trouve ça sans égal, et je trouve ça merveilleux qu’on puisse vivre ça aujourd’hui avec les outils qu’on a qui sont certainement des bouts de ficelles par rapport à ce qui sera possible dans dix ans mais qui aiguisent la curiosité et qui sont totalement amusant. C’est vertigineux, c’est prodigieux, c’est un casse-tête sans nom quand on plonge dans le code et quand il faut essayer de régler des histoires d’images qui ne rentrent pas dans la navigation, quand on a une interface foireuse, tu passes des nuits et des heures et c’est très agaçant, mais après le résultat, quel émerveillement ! Tout d’un coup, on a la possibilité d’une dimension qui est réellement multimédia, c’est dommage de passer à côté de ça.

1 commentaire
C’est en lisant qu’on devient liseron | 4
Publié le 1er juillet 2010
- Dans la rubrique LIVRE & LECTURE
Mémoire Voix Lecture Sons Livre






© LIMINAIRE 2011 - Créé par Pierre Ménard avec SPIP - Administration - Sur Publie.net - contact / @ / liminaire.fr - RSS RSS Netvibes Liminaire Suivez Pierre Ménard sur Facebook Suivez Pierre Ménard sur Twitter