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LIMINAIRE
Hubert Guillaud, blogueur, journaliste, auteur



Dans le cadre de ma résidence d’écrivain soutenue par la Région île-de-France, j’ai décidé de mettre en place avec le soutien de Mélico, mémoire de la librairie contemporaine un travail sonore sur la lecture, une série d’entretiens avec des auteurs, des librairies, des bibliothécaires, des éditeurs, des journalistes, des professeurs, des enfants, des poètes, des blogueurs et plus globalement des lecteurs, suivie par la lecture d’une page 48 de leur livre de chevet.

Affiche Kub or dans le café de l'entretien

 

 

 

 

 

 

 

Les livres que l’on achète en librairie, ceux que l’on emprunte à nos amis ou dans une bibliothèque, ce que l’on lit, quel genre de livres et où, dans quel endroit, dans quelle position, ce que lire représente pour soi et pour les autres, le souvenir de son premier livre, son livre de toujours, celui qui ne nous ne quitte pas et comment on imagine lire dans le futur.

Écoutez la pièce sonore diffusée en intégralité sur le site de Mélico, mémoire de la librairie contemporaine :

Page 48 du livre « Pour en finir avec la mécroissance » de Bernard Stiegler, Alain Giffard, et Christian Fauré

 

 

 

 

 

 

 

Comment voyez-vous le livre de demain ?

Si je regarde par rapport à ce que je viens de dire, je ne la vois pas. C’est la même continuité, le livre, la lecture qui m’absorbent, qu’elles soient au papier ou au format numérique pour moi il n’y a aucune différence. Je suis capable de lire 300 pages sur mon écran d’ordinateur comme je suis capable de lire 300 pages au papier si je suis suffisamment pris dedans. Techniquement, pour moi, pas de différence, c’est le même plaisir. Je lisais l’autre jour un 100 pages de Publie.net sur petit mon écran d’ordinateur, j’étais dans mon canapé et je l’ai dévoré de la même façon que j’aurais pu lire un autre bouquin, donc cette transformation ne change rien pour moi viscéralement si ce n’est qu’elle continue à nous rendre présent les livres. Ce qu’elle change ce sont les à-côtés de la lecture, la manière de pouvoir documenter, de pouvoir citer, de pouvoir chercher etc., mais ce sont des à-côtés qui complètent ma façon de lire. Intrinsèquement, je ne vois pas la différence.

Par quel mot remplaceriez-vous le mot lecture ?

Si je dis écriture, certains vont pouvoir dire que c’est un peu facile, mais en même temps, pas tant que ça. Pour moi, l’un est vraiment lié à l’autre. Il n’y a pas de lecture sans écriture, le web le fait encore plus resurgir, mais je pense que ça toujours été ça. Il n’y a pas de lecture sans appropriation et l’appropriation passe souvent par l’écriture. Il n’y a pas de lecture sans compréhension, sans qu’on fasse quelque chose des mots de l’autre, la manière dont on les pense, la manière dont on se les approprie. La lecture déclenche l’écriture, que ce soit de choses juste pour comprendre ce qu’on a lu, que ce soit pour aller plus loin, faire soi-même de la littérature, mais pour moi il n’y a pas de lecture sans écriture, les deux vont vraiment ensemble.

C’est en lisant qu’on devient liseron | 3
Publié le 11 juin 2010
- Dans la rubrique LIVRE & LECTURE
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