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Conversation avec François Bon au 108 à Orléans


Le mardi 5 juillet au soir, à Orléans, au 108 (108, rue de Bourgogne), Livre au Centre proposera sa sixième conversation réalisée en partenariat avec “le 108″ et la librairie Les Temps Modernes.

François Bon m’accueille pour une conversation-performance ouverte à tous : Qu’est-ce qu’internet change au récit du monde ?

Depuis septembre 2009, Livre au Centre organise ainsi une série de rencontres avec des auteurs, sur le principe d’une conversation : un auteur de la région invite un auteur d’ailleurs.

À chaque rencontre, un lieu de la région Centre (bibliothèque, maison d’écrivain, lieu de résidence d’écrivain…) est associé à l’organisation et à la programmation. Ces Conversations sont OUVERTES À TOUS.

 

 

 

 

 

ce qui change, c’est le monde en prise directe, aussi bien que le regard en temps réel.

ce qui change, c’est la mise en place des notes, du premier jet, le rôle de l’accumulation, de la liste - l’architecture depuis le fragment, le rôle du bref.

ce qui change, c’est l’insertion directe dans l’écriture des images, de la voix, de la vidéo.

ce qui change, c’est la possibilité de travailler en direct à plusieurs sur un même texte construit ensemble.

ce qui change, c’est la publication immédiate – la possibilité de reprendre, commenter, interagir avec l’auteur.

ce qui change, c’est l’objet qui se détache de nous et fait sa route – comment l’aider à rejoindre ses lecteurs, comment propulser, comment organiser ses outils de veille pour accueillir ce qui compte ?

ce qui ne change pas : le travail de la littérature – avec Novarina, Koltès, Duras, ou le Journal de Franz Kafka, le domaine contemporain nous offre des pistes d’écriture en prise directe pour écrire le monde.

François Bon

Pierre Ménard et François Bon à Orléans. Photographie : Guénaël Boutouillet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À l’ère du web, la forme d’un livre change plus vite hélas que le cœur d’un mortel...

Nos modes de lecture changent, notre écriture évolue avec le web. Il nous faut articuler livre et internet de manière neuve. Inventer de nouvelles formes éditoriales pour faire reculer les frontières du livre. Ainsi l’œuvre n’est jamais la même lorsqu’elle s’inscrit dans des formes distinctes. À chaque fois, elle porte une signification différente. Il faut expérimenter en dehors de nos zones de confort, exploiter les outils et médias du web pour développer de nouvelles manières d’écrire, de raconter des histoires, de représenter le monde, ce qui ne peut que démultiplier ce qui définit au fond le livre, la part de l’imaginaire, le travail de la langue.

Voici quelques pistes :

Écriture en création : Transports en commun

Depuis quelques années j’anime des ateliers d’écriture un peu partout en France. De nombreux amis écrivains qui souhaitent en animer me demandent parfois conseil. Je leur apprends en souriant que pour moi les ateliers d’écriture c’est comme la psychanalyse, il faut en avoir suivi un pour pouvoir en mener. L’atelier, on ne peut y prétendre si on ne s’y est déjà exercé.

Comment écrire au quotidien : 365 ateliers d’écriture en ligne

En effet, depuis janvier 2004, je diffuse sur internet, de manière hebdomadaire, un exercice littéraire à partir d’un texte poétique contemporain (des auteurs francophones et leurs textes aux genres variés (poésie, nouvelle, roman, théâtre, jeunesse, art expérimental). Les textes écrits à partir de ces propositions sont diffusés en ligne sur le site wiki Marelle : Zone d’Activités Poétiques, et depuis 2010 réunis sur le site Liminaire.

Bilan de cette entreprise : Plus de 365 ateliers, autant d’auteurs, une petite centaine de maisons d’édition différentes et une soixantaine d’enregistrements sur les auteurs et leurs textes (lectures, entretiens, pièces sonores), par le biais de Radio Marelle l’audioblog que j’anime depuis 2005, et par lequel l’atelier s’est étoffé d’une dimension sonore. On peut en effet écouter l’ensemble des enregistrements sonores sous la forme d’une playlist.

Écrire avec les mots des autre : La réappropriation s’affirme pour moi comme manière d’œuvre.

Quelques exemples de détournements sonores ou visuels que, depuis 2005, je mets en pratique au quotidien dans l’écriture de mes textes.

 

 

 

 

Page 48 : lectures versatiles

Une bibliothèque audio en ligne, faite uniquement de la page 48 des livres qui nous sont les plus importants...

Ce projet s’inspire d’un texte de Joe Brainard, "I Remember", dans lequel l’écrivain américain évoque ses souvenirs à partir d’une formule récurrente lui servant de leitmotiv et dont s’inspirera ultérieurement Perec en publiant "Je me souviens".

“Je me souviens d’avoir projeté de déchirer la page 48 de tous les livres que j’emprunterais à la bibliothèque publique de Boston mais de m’en être vite lassé.”

Le principe de ce podcast est simple, il s’agit d’une série de lectures de différents livres, mais une seule page, toujours la même, la page 48, comme autant de pages arrachées à ses livres de chevet, ses ouvrages de référence et d’autant de pages originales...

deux temps trois mouvements chez Publie.net : Un jeu de cartes dont les figures sont accolées les unes aux autres

La première mise en ligne de ces textes a été réalisée sur le site Liminaire, de janvier 2005 à décembre 2006. Il s’agit du journal poétique que j’ai tenu chaque jour durant ces deux années, accompagné de 12 photographies.

Le spectre des armatures

Il s’agit d’un texte écrit à partir d’un corpus de mots tous issus de La recherche du temps perdu de Marcel Proust. « Le langage, explique Raymond Federman, on le déplace d’un endroit un autre, on le reconstruit, on en fait un roman, on en fait un poème. Tout le monde fait ça en littérature. C’est pour ça que j’ai abandonné les guillemets, je n’y crois plus aux guillemets. »

Mémoire vive : Impressions à la demande

Récit numérique collaboratif élaboré à partir d’ateliers d’écriture animés à Sciences Po en 2011.

Sound & Vision. Un lieu, un lien. Deux films : une même ville...

Entre février 2007 et janvier 2009, j’ai participé à RadioList, la plateforme sonore des arts visuels dans la rubrique Arts sonores avec une série de pièces sonores sur la ville et le cinéma : Sound & Vision. Quelques extraits ont été diffusé dans l’émission Studio 168, sur France Culture.

 

 

 

 

 

d’ici là : revue de création en ligne sur Publie.net

L’idée de cette revue est de jouer la carte d’une lecture écran, et de former, notamment autour des auteurs dont les textes numériques sont diffusés sur la plateforme publie.net, mais pas uniquement bien sûr, un ensemble éditorial où se confrontent l’image, le texte et le son.

Les vases communicants : Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre...

François Bon Tiers Livre et Jérôme Denis Scriptopolis sont à l’initiative d’un projet de vases communicants (au départ cela s’appelait le Grand dérangement, pas peu fier d’avoir trouvé ce titre de vases communicants) : Le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre.

Beau programme qui a démarré le 3 juillet 2009 entre les deux sites, ainsi qu’entre Fenêtres / open space d’Anne Savelli et Liminaire.

La nuit litanie sur France Culture

La nuit litanie est un texte que j’ai écrit à la demande de Mathieu Brosseau pour le numéro 23/24 la revue L’étrangère, numéro dont il assure la direction et qui est paru à l’automne 2010.

Les lignes de désir : projet d’édition protéiforme

Les lignes de désir est un projet de fiction, un récit à lecture aléatoire, un entrelacs d’histoires, de promenades sonores et musicales, cartographie poétique de flâneries anciennes, déambulations quotidiennes ou voyages exploratoires, récits de dérives aux creux desquels se dessinent les lignes de désir.

Ce texte se compose d’une suite de monologues qui se font échos parfois dialoguent ou s’interrompent, écriture mosaïque, micros-fictions, ressassement de mots en mouvement dans le sens d’une marche en avant, dans le bruissement, la rumeur de la ville, son quotidien, non pas le spectaculaire de l’actualité mais ce qu’on ne voit pas puisqu’on y est immergé.

Les lignes de désir sur France Culture

Du lundi 31 mai au jeudi 3 juin 2010, à partir de 23h., dans l’émission de Thomas Baumgartner, séquence 2 voix 5 minutes, diffusion du texte Les lignes de désir de Pierre Ménard, en quatre épisodes.

Un livre devient un autre livre à chaque fois que nous le lisons. Une ville c’est pareille invention, voyage à travers le temps, chaque parcours la transforme. Marcher dans les rues, c’est entrer dans les pages d’un livre. En garder une trace. Avec cet étonnement de voir, au fil du temps, se dessiner un chemin qui n’existait pas au moment où on le parcourait. Ce dialogue n’est pas celui d’un voyage, mais d’un parcours. Un ressassement de mots en mouvement dans le sens d’une marche en avant, dans le bruissement, la rumeur de la ville, son quotidien et la juxtaposition ou l’entrelacement de nos lignes de désir.

Qu’est-ce qu’internet change au récit du monde ?
Publié le 4 juillet 2011
- Dans la rubrique LIMINAIRE
Écriture Langage Palimpseste Photographie Lecture Sons Pierre Ménard Poésie Livre Multimédia Portrait Travail Les lignes de désir Page 48






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