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LIMINAIRE
Un travail sur le texte, l’image et le son


Utiliser la fragmentation de sons, d’images, de textes pour en révéler de nouvelles potentialités cognitives et sensorielles. A l’image des dictiques, ces courtes particules linguistiques qui ne cessent de changer de sens en fonction du contexte dans lequel elles s’inscrivent, il s’agit (à travers le prélèvement, le bégaiement, la décontextualisation, le déplacement) de déployer l’éventail des stratégies de recadrage applicables aux flux les plus ordinaires de la communication.

Mes travaux évoquent le prélèvement, le ramassage. Il s’agit pour moi de puiser dans la rumeur du monde, la bribe de conversation, l’esquisse du geste, l’image arrache. Tout ce qui relève première vue du banal, du quotidien, de la petite échelle, du prosaïque, mais en travaillant au contraire ce qui est grand, objectif, poétique, fantastique ou violent dans les interstices de la communication courante. Il ne s’agit pas alors de sonder l’infime, à la manière de l’entomologiste, mais plutôt : ouvrir vers l’infini travers l’inachevé.

La bribe de conversations, de gestes banals ou répétitifs, d’images banalisées, de discours formatés, de films, est possiblement vectrice d’une explosion de sens dès lors qu’elle est simplement recueillie et isolée, livre hors champ, amputée de son point d’origine. Elle ouvre alors sur des gouffres (déchirures du réel) qui offrent d’infinies appropriations motivées : poétiques, sensuelles, politiques

Chaque œuvre comporte en elle-même une multitude de lectures que le mode de diffusion peut révéler de manière toujours provisoire.

C’est un travail sur le texte, l’image et le son. Une réflexion sur leur place dans notre société.

Ouvrir vers l’infini à travers l’inachevé
Publié le 27 janvier 2009
- Dans la rubrique LIMINAIRE
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