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Pecha Kucha sur Planche-Contact et les ateliers à Sciences Po


Dans le cadre des journées consacrées à la BNF aux métamorphoses de l’œuvre et de l’écriture à l’heure du numérique : vers un renouveau des humanités ?, une série de lectures est organisée sous la forme d’un Pecha Kucha.

Photographie à la BnF par Milad Doueihi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



« Ecrire web », ou comment s’invente la littérature aujourd’hui ?

Deux séries de cinq auteurs :

Pierre Ménard, Arnaud Maïsetti, Christine Jeanney, Guillaume Vissac, Juliette Mezenc, Jacques Fuentealba, Jean-Daniel Magnin, Anne Savelli, Sarah Maud Beauchesne et Joachim Séné.

Avec carte blanche à François Bon entre les deux temps.

À l’issue de cette performance, échanges avec les auteurs et débat avec la salle, animés par Xavier de La Porte, journaliste, autour des auteurs du Pecha Kucha et dialogue avec le public.

Avec la participation de Lionel Maurel, juriste, BDIC et Olivier Ertzscheid, maître de conférences en SIC, université de Nantes, et Gilles Bonnet, maître de conférences à l’Universitécde Lyon 3.

J’ai choisi de présenter mon projet Planche-Contact :

Planche-contact est un travail commencé le 1er janvier 2012 à Bruxelles qui doit se terminer à Londres le 31 décembre.

Chaque jour, je prends une photographie, à laquelle j’associe une phrase trouvée sur l’un des nombreux sites que je lis régulièrement. Je les diffuse ensuite sur le site Planche-contact.



Passage Hebrard, Paris 10e, dimanche 15 janvier 2012, 14h.

Couleur de tout ce qui fut désiré et accompli.



Rue du Château Landon, Paris 10e, lundi 23 janvier 2012, 17h.

C’est l’inconnu, ce que vous me proposez.



Gare de Lyon, Paris 12e, mardi 7 février 2012, 8h45.

Nettoyer les reliefs de leurs désirs d’effraction.



Canal de l’Ourcq, Quai de Loire, Paris 19e, dimanche 12 février 2012, 12h30.

Lire le monde et l’ouvrir sur les autres.



Chemin de Halage, Pantin, dimanche 4 mars 2012, 11h30.

Et si écrire n’était que différer le texte ?



Gare d’Austerlitz, quai d’Austerlitz, Paris 13e, vendredi 23 mars 2012, 10h40.

Conserver au centre de notre monde le lieu de nos incertitudes sans guillemets.



Geary Boulevard, San Francisco, Californie, mercredi 18 avril 2012, 17h30.

Rien de plus étrange que l’absence d’étrangeté.



California Academy of Sciences, 55 Music Concourse Drive, San Francisco, Californie, mercredi 25 avril 2012, 15h30.

Aller avec les heures et les saisons d’un seuil à l’autre.



Quai de Valmy, Canal Saint-Martin, Paris 10e, mardi 1er mai 2012, 14h45.

Le temps de renouer avec les mots, et l’envie de les renouer.



Rue du Franc-Mûrier, Melun, vendredi 11 mai 2012, 10h.

Chacun son dernier mot à dire.

Rue Legraverend, Paris 12e, mercredi 20 juin 2012, 9h00.

Ça ressemble à des instants que l’on pouvait encore se permettre de perdre.



Rue Rodier, Paris 9e, lundi 25 juin 2012, 16h45.

L’épuisement du voyageur explorant ce paysage inépuisable.

Rue du Faubourg Saint-Martin, Paris 10e, lundi 9 jullet 2012, 17h10.

Séparé du monde, et sans nulle rupture cependant.



Rue Saint-Nicolas, Marcigny, Saône-et-Loire, mardi 24 juillet 2012, 15h20.

Ce stock comme pour ne manquer de rien dans l’avenir.



Gare de Lyon, Place Louis Armand, Paris 12e, jeudi 9 août 2012, 9h15.

La destination, controversée depuis le commencement, du voyage.



Rue de la Gare, Cergy, mardi 25 septembre 2012, 14h30.

Je ne comprends pas le lieu, mais les émotions. La joie, la surprise, le suspens, la passion.



Rue du Bac, Melun, vendredi 12 octobre 2012, 18h.

Ne cherchons pas la solution. Elle est, comme toujours sans doute, dans le problème.



Quai de l’Oise, Paris 19e, dimanche 21 octobre 2012, 12h.

Le temps de rêver beaucoup sur le jour d’après.



Rue Eugène Varlin, Paris 10e, dimanche 4 novembre 2012, 17h.

Il reste peu de temps. L’éternité continue de nous menacer.

Le temps du voyage devient parfois un temps de travail (et vice-versa).

Il suffit d’ouvrir les yeux.

Je suis également intervenu mercredi 21 novembre avec François Bon au Cnam, Conservatoire national des arts et métiers) à l’occasion des Ateliers pédagogiques « La joie par l’écriture » pour évoquer les ateliers de création littéraire menés avec des étudiants de Sciences Po depuis deux ans.

Photographie de Pierre Ménard, par François Bon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Compte-rendu de l’intervention par François Jarraud pour Le café Pédagogique :

« Une série de douze ateliers d’écriture ayant pour but de procéder à l’élaboration collective d’un récit numérique à partir des images de Google Street View et l’installation de sa version polyphonique dans l’espace public à l’aide de Qr Code : « À l’issue de ces ateliers et de l’écriture d’un récit collaboratif, une carte interactive a été créée où chaque point donne un accès géolocalisé à l’enregistrement sonore d’une micro-fiction liée à ce point précis ou à une image du lieu en question. Ces bribes de fictions ont étés ensuite disséminées dans la ville, par le biais de Qr codes reproduits sur des autocollants. Le projet final a pour titre : Vous êtes ici !

Un autre projet est présenté, mené à travers le réseau social Twitter défini comme un livre dont on serait à la fois le lecteur et l’auteur : « Chaque personne est un personnage. À mesure qu’on le suit, l’histoire qu’il raconte entre en interaction avec les autres personnages que l’on suit (et ceux que l’on ne suit pas) prend forme, avance, se construit progressivement. En douze ateliers d’écriture s’est élaboré un ouvrage protéiforme s’attaquant à la fois à la forme du récit et au langage même de la narration, par le biais de monologues entrelacés et de digressions qui n’en sont pas mais qui entraînent une lecture erratique, sautant de tweets en tweets comme de case en case, selon une lecture linéaire suivie, ou dans un ordre prédéfini mais discontinu. » »

Récit numérique collaboratif élaboré à partir d’ateliers d’écriture animés à Sciences Po : Mémoire vive (Impressions à la demande) :

Twitter est un livre. Sur Twitter on est à la fois le lecteur du livre (les personnes qu’on y suit, dont on lit les textes) et l’auteur de ce livre (le choix des personnes qu’on y suit, dont on lit les textes, détermine le texte qui s’écrit. Chaque personne est un personnage. À mesure qu’on le suit, l’histoire qu’il raconte entre en interaction avec les autres personnages que l’on suit (et ceux que l’on ne suit pas)prend forme, avance, se construit progressivement. En douze ateliers ’écriture s’est élaboré un ouvrage protéiforme s’attaquant à la fois à la forme du récit et au langage même de la narration, par le biais de monologues entrelacés et de digressions qui n’en sont pas mais qui entraînent une lecture erratique, sautant de tweets en tweets comme de case en case, selon une lecture linéaire suivie, ou dans un ordre prédéfini mais discontinu.



Ateliers d’écriture à partir de Google Street View : Vous êtes ici. Une série de douze ateliers d’écriture ayant pour but de procéder à l’écriture collective d’un récit numérique à partir des images de Google Street View et l’installation de sa version polyphonique dans l’espace public à l’aide de QR Code. À l’issue de ces ateliers et de l’écriture d’un récit collaboratif, une carte interactive a été créée où chaque point donne accès géolocalisé à l’enregistrement sonore d’une micro-fiction liée à ce point précis ou à une image du lieu en question.

Ces bribes de fictions ont étés ensuite disséminées dans la ville, par le biais de QR codes reproduits sur des autocollants. Le projet final a pour titre : Vous êtes ici !



Les métamorphoses de l’œuvre et de l’écriture à l’heure du numérique
Publié le 20 novembre 2012
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