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LIMINAIRE

Je crois que la condition idéale de l’écrivain se développe, quand il n’a pas de visage, de présence, mais que le monde qu’il représente occupe tout le tableau comme Shakespeare, dont il ne reste aucun portrait qui puisse nous servir à savoir comment il était, ni aucune information qui explique vraiment quelque chose sur lui. Aujourd’hui, au contraire, plus l’image de l’auteur envahit le terrain, plus le monde qu’il a représenté se vide ; puis l’auteur aussi se vide, et de tous les coûts il ne reste que le vide.

Ermite à Paris (Texte de 1974) - Italo Calvino - Seuil

Le portrait de l’auteur
Publié le 9 mars 2005
- Dans la rubrique LIMINAIRE
Écriture Citation Monde






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