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LIMINAIRE
La méprise, Vladimir Nabokov


« A vrai dire, je me sens plutôt fatigué. J’écris sans arrêt, presque d’une aurore à l’autre, produisant un chapitre par jour... ou plus. Quelle chose grande et puissante que l’art ! Étant donné ma position, je devrais tenter quelque chose... oui, m’agiter, me démener, brouiller ma piste... Bien sûr, il n’y a pas de danger immédiat, et j’ose dire qu’il n’y en aura jamais, mais tout de même, c’est vraiment une singulière réaction, de rester assis à écrire, écrire, écrire, ou de ruminer à longueur de journées, ce qui revient sensiblement au même. Et plus j’écris, plus il devient clair que je n’en resterai pas là, mais que je m’entêterai jusqu’à ce que j’aie atteint mon but principal, et que je courrai alors le risque de faire publier mon œuvre... »

La méprise, Vladimir Nabokov, Gallimard, 1991, p.189.

Écrire, écrire, écrire...
Publié le 3 avril 2005
- Dans la rubrique LIMINAIRE
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