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LIMINAIRE
Atelier d’écriture numérique à la Médiathèque de Bagnolet


Apprendre à écrire en numérique, à partir d’atelier d’écriture, de démonstration d’outils et logiciels de création numérique, et de présentation de travaux d’écriture et de création en ligne, c’est apprendre à lire, à écrire, et à publier.

Atelier du 16 juin à la médiathèque de Bagnolet

 

 

 

 

 

 

 

 

Telle est l’ambition de ces ateliers d’écriture web que je mène à la Médiathèque de Bagnolet, à l’invitation de Dominique Macé, les samedis 16 et 23 juin et les samedis 29 septembre et 6 octobre 2012, de 10h à 12h.

Qu’est-ce qu’internet change au récit du monde ? demandait François Bon.

Pierre Ménard par François Bon à la biblithèque de Bagnolet

 

 

 

 

 

 

 

Alterner pendant quatre jours, répartis sur deux périodes (été/automne) présentations, démonstrations et ateliers, écriture et lecture, pour parvenir à appréhender concrètement, c’est-à-dire en pratiquant soi-même toutes les étapes de création, l’enjeu de l’élaboration d’un livre numérique, que l’on peut lire et faire lire, sur liseuses et tablettes.

« Enseigner la publication (et le partage), écrit Olivier Ertzscheid dans une tribune diffusée dans le journal Le Monde. Concrètement, il faudrait enseigner la publication et en faire l’axe central de la déclinaison de l’ensemble des savoirs et des connaissances. Avec la même importance et le même soin que l’on prend, dès le cours préparatoire, à enseigner la lecture et l’écriture. Enseigner la publication, apprendre à renseigner l’activité de publication dans son contexte, dans différents environnements.

Atelier du 16 juin à la médiathèque de Bagnolet

 

 

 

 

 

 

 

 

Comprendre - il y a urgence - que l’impossibilité de maîtriser un "savoir publier", sera demain un obstacle et une inégalité aussi clivante que l’est aujourd’hui celle de la non-maîtrise de la lecture et de l’écriture, un nouvel analphabétisme numérique hélas déjà observable.

Car comme le rappelait Bernard Stiegler : « Reste que la démocratie est toujours liée à un processus de publication – c’est à dire de rendu public – qui rend possible un espace public : alphabet, imprimerie, audiovisuel, numérique. » »

Atelier du 16 juin à la médiathèque de Bagnolet

 

 

 

 

 

 

 

 

Premier jour :

Présentation de l’écriture numérique. C’est quoi écrire en ligne ? Qu’est-ce qu’un auteur numérique ? Les éditeurs 100 % numériques on les trouve où ?

Présentation de sites et de blogs littéraires : François Bon, Arnaud Maïsetti, Cécile Portier, Joachim Séné, Daniel Bourrion, Jean-Yves Fick, Anne Savelli, Isabelle Pariente-Butterlin, etc.

De séries commencées par des auteurs sur le net et publiées ensuite sous forme de livre numérique, entre autre chez Publie.net. Evoquer également l’expérience des vases-communicants.

Présentation de la revue de création d’ici là et d’ouvrages mettant en valeur la dimension intermedia et la lecture à circulation aléatoire.

Présentation des logiciels de mise en page : Word (et export pdf) / InDesign / Pages (et export ePub) / Polifile...

Atelier du 16 juin à la médiathèque de Bagnolet

 

 

 

 

 

 

 

 

1er atelier :

Atelier autour des lieux dans lesquels nous vivons, et ce qui nous lie à eux.

Evocation de la Tentative d’épuisement d’un lieu parisien de Georges Perec que j’ai déjà eu plusieurs fois l’occasion d’utiliser en atelier, à Sciences Po Paris, au Collège Marguerite de Navarre à Pau, ou à l’occasion de mes ateliers d’écriture sur la ville mis en place lors de ma résidence d’écriture : Place Stalingrad.

Café de la Mairie, Place Saint-Sulpice

 

 

 

 

 

 

 

En octobre 1974 Georges Perec s’est installé pendant trois jours consécutifs place Saint-Sulpice à Paris. À différents moments de la journée, il a noté ce qu’il voyait : les événements ordinaires de la rue, les gens, véhicules, animaux, nuages et le passage du temps. Des listes. Les faits insignifiants de la vie quotidienne. Rien, ou presque rien. Mais un regard, une perception humaine, unique, vibrante, impressionniste, variable, comme celle de Monet devant la cathédrale de Rouen.

Tentative d’épuisement d’un lieu parisien est un texte de Georges Perec publié en 1975 dans la revue Cause commune avant d’être édité par Christian Bourgeois en 1982.

Atelier du 16 juin à la médiathèque de Bagnolet

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais, en raison de la météo automnale de ce mois de juin, nous avons travaillé sur un autre atelier :

Entrelacer, dans une forme hybride d’écriture, l’étude objective, documentée, et les considérations personnelles ou autobiographiques (ces dernières n’étant nullement inscrites en marge de l’étude mais dans son déroulement même), pour décrire un quartier, une ville, en adoptant l’ordre arbitraire mais incontestable de l’alphabet. Il faut en effet renouveler les modes d’approches et de perception de la ville en s’offrant à la flânerie et à une lecture vagabonde, discontinue plus que linéaire.

Paris, musée du XXIe siècle : Le Dixième arrondissement , Thomas Clerc, Gallimard, Collection « L’Arbalète », 2007.

Quelques-uns des textes des participants :

Texte de Christine Madrelle :

Sons

le chat qui hurle son désespoir d’être laissé à l’abandon

qui a faim.

Anna sort de sa maison passage Ponsard, nourrit le chat, je garde le chat la nuit....

Il est roux... les chats zonent, dans les passages et disparaissent, où ? le chat roux part le lendemain à Pornic, il est heureux.


Anna a planté des roses et des herbes, elle ouvre la porte du jardin avec beaucoup de grincements, le serrurier devrait venir la réparer, mais il est toujours ailleurs, sur sa Piaggio, bruyante.

Le bruit des conversations des gens qui tracent le soir depuis le métro Mairie des Lilas pour rejoindre Bagnolet, rue de Noisy le Sec trottoir pair.

Passage Ponsard c’est le lien entre Les Lilas et Bagnolet - j’arrive avenue Pasteur et je laisse le trottoir impair qui est aux Lilas pour le trottoir pair qui est à Bagnolet.

Anciennes traces maraîchères qui deviennent des passages... liens... passage Socrate,

passages Ponsard, passage des Lilas, passage des Sablons... liens/frontières encore des arbres fruitiers, des cerisiers, des abricotiers... des roses... et GINETTE qui vit dans le dernier immeuble avenue Pasteur juste avant le panneau de Bagnolet.

Ginette transporte des fleurs... les replante, dans les jardins des passages, elle im’interpelle du bout de la rue, « hey ! Christine, comment vont les chats ? » 

Place du Vel d’Hiv, une frontière, Bagnolet à gauche, Les Lilas à droite et au fond de la rue de Noisy le Sec, Paris 20° le quartier des Fougères...

une fête bientôt... des dessins, des enfants, des choses à faire, lesquelles ?

Ce matin

Des chantiers, des rues effondrées, une école en construction/reconstruction, un passage le long de l’usine de fonderie de cloches.....

Arrivée sur des empilements devant la Mairie close.....

et le bistrot boire vite le dernier café....

10h....

Avant en 72 plateau des Malassis, crèche, école, supermarché, le bus 105 qui raccordent à Paris.... 



Texte de Said Nemsi :

Du métro jusqu’à chez moi

En sortant De la bouche du métro de la ligne 7, qui transporte plus d’étrangers dont certains en somnolence, je suis à Fort d’Aubervilliers. Je prends la sortie 4 -vers la rue Danielle Casanova ; c’est une résistante de la deuxième guerre mondiale. Elle n’est pas la seule dans cette ville gérée depuis la Libération par le PCF, parti des résistants, malgré les tribulations de sa direction, a une certaine époque, avec Staline, avant de devenir anti-hitlérien. L’espace est presque englouti par les cites de ce quartier de cette commune ancienne une zone de relégation des persona non gratta du 19 siècle. Ensuite les immigres sont venus, il y a eu d’abord les italiens, les polonais, les russes, puis les colonisés, surtout les nord-africains et les sub-sahariens. Ces immigrés sont venus pour faire marcher les usines de la région. À la fin des années 90, les usines sont « parties » et les immigrés sont toujours là. Certains, les premiers venus, ont pu se regrouper dans des zones pavillonnaires, tant mieux pour eux. Les autres se sont regroupés sur eux-mêmes.

Après avoir traversé un passage clouté, rarement respecté, surtout par des gens qui veulent prendre le bus 173 qui part jusqu’à la Place Clichy dont l’arrêt est juste en face, on est sur une petite placette avec quelques magasins. Ici, des jeunes submergés d’ennuis se rassemblent. Surtout en été, non sans déranger le pauvre voisinage, avec leurs voix imbibées d’alcool, d’énervement et de décibels et par leurs musiques.

En face de moi, une placette à la vocation d’être traversée en vitesse. Au milieu il y a une statue de Jean Duclos qui veille sur la placette comme il a « veillé », durant des décennies, sur la sécurité du parti communiste français. À gauche de cette placette, un taxiphone. Avant l’offre de l’operateur Free avec ses communications à l’étranger et son forfait de 3 euros par mois, il était très sollicité. Aujourd’hui, il lui reste peu de clients, surtout des internautes jeunes qui préfèrent des sites pornographiques. De toutes façons, il est bénéficiaire, la preuve, il est toujours là. Et souhaitons qu’il le restera longtemps. En face, il y a un kiosque à journaux qui ouvre quand le patron le veut. Mais, il a toujours ses fidèles, surtout des pauvres – de tout âges et des deux sexes – qui veulent s’affranchir de leur condition, avec des jeux de sociétés.

Non loin, un jardin d’enfants. C’est aussi, occasionnellement, un bureau de vote. Lors du dernier scrutin, devant cette bâtisse, j’ai croisé Mme Elisabeth Guigou qui est devenue le député de la circonscription. J’avais une estime pour cette dame socialiste, mais pas depuis sa défense de Mr D. Strauss-Kahn, l’été dernier lors de son scandale de New-York et la révélation de ses liens avec des barons tunisiens proches de l’ancien président Benali.

Juste après le jardin d’enfants, apparaissent les cités avec leur grandeur autour d’une placette et son lot de jeux d’enfants dans un coin. Là, parfois, des enfants jouent sous l’œil vigilent ou distrait – ou les deux à la fois – des parents. Le reste de la placette est le lieu de prédilection des herbes folles, des jeunes hindous avec leur jeu de Cricket, des beuveries d’adultes et des jeunes pratiquant le football ou le vélo ou des discussions de mères accompagnées de leurs rejetons. Surtout en été, lorsque l’ombre des arbres devient plus clémente que les foyers.

En traverse avec « la tête »

À la sortie de cet ensemble de bâtiments qui ceinturent la placette sur trois cotés, il y a un stade, une école pour des jeunes trisomiques et la rue Elisée Reclus. Ce dernier est un géographe et anarchiste qui a connu le bagne. Et cette rue est une reconnaissance tardive de la France pour cette grande figure anticoloniale qui a inspiré l’apparition de la géopolitique, selon les pères de cette discipline.

Au bout de la dite rue, se trouve une cité où j’habite. Dans notre appartement – à vrai dire, un studio transformé en appartement par le truchement d’une séparation en bois. La, quand je rentre, à la chaleur de ce lieu, je me sens un peu en sécurité. Et en pensant, je comprends pourquoi les dépenses du loyer est le plus grosse dépense des français qui handicapent les autres dépenses de la santé, l’épargne, les loisirs et même leur vie familiale ! Et je comprends, aussi, la voracité de beaucoup de propriétaires-loueurs et l’investissement des français dans la pierre, leur premier investissement. Ce sentiment de sécurité est grand et amplifie quand je suis bien avec mon épouse, c’est à dire la plupart du temps. À propos de sentiments, je remarque que j’ai peu parlé des mes émotions, je dois dire, que j’ai parcouru ce trajet en différents modes sentimentaux. La plupart du temps, content. Mais parfois, triste ; après une dispute familiale ou quand je désespérais d’avoir des papiers, car j’ai passé quatre ans sans-papiers. Lors de cette période, je dois dire que j’ai trouvé refuge dans les lieux de la culture ; les 58 bibliothèques de Paris, les premières qui m’ont reçu,les bras ouverts, uniquement en remplissant un formulaire et en présentant mon passeport sans contrepartie financière. Ensuite, cela s’est répété avec les bibliothèques de la Plaine commune de la Seine–Saint- Denis et avec la Bibliothèque Nationale de France. Je leur suis très reconnaissant ; c’est le coté lumineux de la France, et pour moi c’est une dette que je dois m’acquitter envers ce pays…

Assez de « divagations », je dois rester cette personne disciplinée comme je l’étais, presque toujours. Je dois rester « dans le cadre » demandé par notre formateur. Je dois dire qu’une fois absorbé par mes soucis, j’ai traversé ce chemin jusqu’à la bouche du métro, avec un sac d’ordures à la main, j’ai oublié de le jeter aux vides ordures… Ce jour-là j’ai eu peur de devenir fou…


Texte de Pham Thi-Tam :

Tryptique :

Rue Hoche, Impasse Levallois, Rue des Pernelles,

Pour aller chez Dédé, « le petit boucher », je passe par ces rues. J’habite depuis septembre 2012 à Bagnolet.

Youpi ! Je viens de signer chez le notaire l’achat de ma maison + atelier, située au 60 rue Hoche, juste derrière la nouvelle mosquée en construction. L’atelier se trouve au 17 Impasse Levallois. Inconsciemment, j’ai retrouvée la même ambiance que j’ai laissée à Paris où j’habitais également dans un lieu privilégié (au fond d’un passage, une petite maison d’ouvrier avec atelier). Ce que j’aime dans cet endroit, le calme provincial et le voisinnage. On dirait Paris 20e, il y a 50 ans.

Côté rue Hoche, j’entends le souffle du périphérique comme « le bruit de la mer », disent en rigolant mes voisins Jean-Baptiste et Yan.

Je sors du métro Galliéni direction centre commercial, l’hôtel Campanile. Au-dessus des entrelacs de bétons, de métal, le bruit de la circulation, les voitures, les bus, les klaxons. Je suis le trajet du bus 318, comme point de repère, je sors de la zone « échangeurs d’autoroutes » pour déboucher sur un axe menant vers les « Mercuriales », deux tours en verre, nos twins, à la française.

La Médiathèque avec ses bambous métalliques vert d’eau, la Mairie de Bagnolet perdue entre les grues de chantier et les bureaux provisoires de l’administration. En face, un café-restaurant et sa terrasse : Le Bal Perdu où il fait bon de faire une étape.

À droite de la rue Hoche, un cinéma : le Cin’Hoche. Je grimpe dans ma rue, un café-restaurant, chez Fred, un magasin-imprimerie spécialisé dans les tee-shirts, un salon de coiffure, un autre café-restaurant qui fait l’angle Hoche-Gambetta. Feux de circulation, croisement, je continue en montant la rue Hoche. Le souffle se fait plus présent. Des petits immeubles, des cascades de rosiers, de roses trémières qui poussent librement entre trottoir et mur, des poubelles, des détritus qui attendent d’être balayés, des entrées avec barrières en bois, en métal, derrière lesquelles on devine des petites maisons. Une entreprise générale de travaux, puis Cosmac, une entreprise qui vend des chaudières et du matériel spécialisé dans le chauffage.

Enfin, le 60, rue Hoche.

Poussez une porte en métal où il est inscrit sur un panneau délavé rouge et blanc : « Propriété Privée », elle grince, un étroit passage mène à ma maison 1930 + petit jardin, au milieu de deux bâtiments de quatre étages et face à un bout de jardin avec une cabane coincée contre un mur -un ancien mur à pêchers, sans doute-. Bagnolet, il y a des decennies, était agricole, surtout la culture de la pêche ! Mes pas font crisser le gravier.

En face, une mosquée en construction borde et contourne une route face au périphérique et qui se joint et continue la ligne des petits immeubles-cités de la rue Hoche, côté gauche.

L’avantage, c’est la circulation ici. Le passage communique entre la rue Hoche et l’Impasse Levallois.

L’atelier de J.B. Et Yan dans le passage, puis mon atelier, un autre immeuble de trois étages, trois petits garages aussi.

Côté Impasse Levallois et rue des Pernelles, c’est la campagne. Des petits pavillons, d’un côté de la rue avec leur jardinet. Un calme paradisiaque y règne, malgré le souffle urbain, ponctué de coups de sirènes et sons divers.

Est-ce que vous pourriez vous coucher dans l’allée, m’a demandé un jour, un constructeur de maisons, pour se rendre compte de la largeur du passage ? Eh bien, non, je mesure 1m60.

Et l’on débouche dans l’impasse Levallois. Petits pavillons bordent l’impasse. En ce moment, les rosiers, les glycines font la loi.

 C’est un enchantement de nuances de roses qui vous accompagnent jusqu’à la rue des Pernelles. Repavillons à gauche et à droite, reroses rouges, roses. Tiens, un loft, plusieurs lofts, couleur brique derrière une grande porte blindée.


Texte de Janaina Barros :

Direction Place du Marché, Romainville. Dimanche en fin de matinée.

Elle sort de chez elle rue d’Alembert, pressée, c’est bientôt la fin du marché, pas le temps de regarder, de respirer, pressée même un dimanche.

Rue Anatole France. La rue est encore endormie, pas de bruits, quelques cris de bébés au loin (ou serait-ce son oreille qui invente des sons ?). Elle court, elle n’a pas le temps de décrire. À la Cité Fleury, c’est un raccourci, elle se réjouit de gagner deux minutes de marche. Le terrain de sport est vide, des débris d’une soirée - qui a trop duré la veille - traînent par terre, et oups ! Elle a failli tomber dessus. Elle contourne alors les sentiers, saute d’un petit pas un petit tas et ouf ! se retrouve rue des Noyers. « C’est bien, j’ai dépassé la frontière, c’est la moitié du chemin parcouru. » Et laissant Bagnolet derrière elle, elle tourne rue de la République. Elle ne le sait pas encore, mais c’est dans cette longue artère assez large - où convergent plusieurs petites rues, passages et sentiers - qu’elle découvrira bientôt une chorégraphie singulière.

Le Ballet du marché.

C’est alors qu’elle voit : ce flux de gens. Tous avec leurs cabas ou cadis à la main, tous d’un pas pressé, tous avançant vite dans la même direction. Des petites fourmis qui ne se rendent pas comptent qu’elles marchent dans la même cadence.

Rue de Benfleet. Un petit couple main dans la main.

Sentier Georgette. Juste la largeur pour qu’une jeune femme en sorte avec sa poussette.

Rue Jean Jaurès. Une maman et ses enfants.

Sentier Chevallier. Un monsieur et son chien.

Rue Gabriel Husson, on y retrouve la femme qui suit ce cortège.

Se rajoutent à ce spectacle visuel des sons. Le brouhaha s’élève petit à petit et monte très rapidement d’un ton, occupant maintenant tout l’espace existant. Deux marchands ambulants défilent leurs marchandises...


Texte de Christine Madrelle :

Départ

Bibliothèque

La meilleure patisserie/chocolaterie de l’Est parisien sur le trottoir en face à droite

Passage devant le centre de santé Elsa Rustin, la femme de Jean Rustin peintre Traversée des voies vers Bagnolet, l’échangeur,

Vers Les Lilas,

Et Paris et l’A 86 ?

Aller au loin

Voyager

Une cathédrale, en fait des tuyaux d’orgues..
une porte verte, l’herbe verte

Des pins

Des bambous

Un peu de vie

Des ordures, éparses, des bris de rebuts de poubelles

Les voitures en file arrivant à 11heure vers les parkings du supermarché Auchan

traversée

traverser

traversant

niveau haut

niveau bas

Eurolines, partir, Amsterdam, Berlin, Varsovie, le MAroc…. ;

MY BED

Mister Bed

Ma salle de bains

déménagement

Suivre les flêches

le bruit

les lumières des sous-sols

Les photographes

Interdit aux piètons

20km/heure

peu de lumière

silence

bruit dans du coton

béton

piliers

les zonards

le ciel dans les Mercuriales

une liste pour tracer les frontières

pourquoi une liste ?

et des images…


Deuxième jour :

2e atelier :

Atelier d'écriture et photo du 23 juin 2012 sous l'échangeur de l'autoroute A3 à Bagnolet

 

 

 

 

 

 

 

 

En ville, dans un lieu laissé à l’abandon, repéré au préalable sur une carte et choisi pour son isolement au sein même du tissu urbain, s’attacher à décrire ce que l’on y voit, qui l’on y rencontre, ce que l’on découvre et tous les trajets que l’on suit également pour s’y rendre, en prenant des notes sur un carnet pendant plusieurs semaines, parfois jusqu’au détail près, tout en privilégiant la réflexion sur la carte, les signes et le réel, le jeu de l’imaginaire anticipant ou dressant ses fictions.

Un livre blanc , Philippe Vasset, Fayard, 2007.

Photographie de Said Nemsi à Ganolet

 

 

 

 

 

 

 

 

Se rendre sous l’échangeur de l’A3 Porte de Bagnolet et raconter ce trajet.

Atelier d'écriture et photo du 23 juin 2012 sous l'échangeur de l'autoroute A3 et à la médiathèque de Bagnolet

 

 

 

 

 

 

 

 

Prendre des photos, enregistrer des sons sur le parcours et écrire sur blog au retour.


Photographies de Janaina Barros

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte de M. Ngueba :

1. L’immeuble en rénovation avec échafaudage, en diagonale de la médiathèque.

2. Le panneau signalant la rue Adélaïde, rue abritant la médiathèque.

3. Image de l’échafaudage en fin de la journée.

4. Sacs poubelles contenant des déchets des travaux de la rénovation.

5. Centre municipal de santé de Bagnolet, arrêt de bus avant celui de « Gallieni ».

6. Armoires électriques situées à l’entrée du parking AUCHAN.

7. Entrée en sous-sol du centre commercial et de la gare routière.

8. Bus Eurolines arrivant à destination.

9. Les ruines des armatures en béton de la construction du centre commercial Bel Est.

10. Les deux tours jumelles « Les Mercuriales » vues sous l’échangeur de Bagnolet.

11. Hôtels à coté des deux tours sous lesquels se situe les taudis des roumains.

12. Les caddies abandonnés signe d’un trafic illicite à AUCHAN.

Photographies de Janaina Barros

 

 

 

 

 

 

 

 

Diaporama de mes photographies et de celles des participants à l’atelier :




Tout ce que l’on a créé le 1er jour, apprendre à le mettre en ligne, à l’éditer, à le publier. Prendre conscience de la matérialité numérique de ce que l’on crée.

Le travail du blog, du site. C’est là que ça se passe désormais. Notre atelier, notre laboratoire. Là qu’on invente, qu’on creuse la langue et ce qu’elle nous permet de voir et de comprendre du monde qui nous entoure. L’expérimenter au quotidien, ce travail d’écriture, de dialogue avec les autres, nos lecteurs.

Apprendre à diffuser son travail en ligne, c’est déjà l’éditer : sur blog, sur site, en ligne, dans la régularité, dans l’échange des commentaires, des vases communicants.

À l’automne, chaque participant revient à l’atelier avec l’envie de mettre l’ensemble en forme en vue d’une publication.

Troisième jour :

Présentation et prise en main des outils de création numérique :

Images (Photoshop / Gimp), sons (Audacity), textes (Pages).

Chacun lit ses textes, montre ses images, fait écouter ses sons. On met en forme le texte de chacun des participants, pareil pour leurs images et leurs sons. On organise la matière, on choisit ce que l’on garde, ce que l’on met de côté. On utilise un logiciel de publication adapté (fini le Word, on passe désormais à Pages ou d’autres supports suivants l’objet que l’on souhaite réaliser : Polifile, Wigoo...).

Quatre lectures des textes de l’atelier par les participantes :











Echangeur de Bagnolet, samedi 29 septembre 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin dans la création de livres numériques au format ePub, lire à ce sujet l’excellent mode d’emploi réalisé par Floss Manuals, une plateforme de partage et de co-création plurilingue. Ou bien encore celui proposé par le Labo de la bnf : Faites vous-même votre livre numérique au format EPUB.

L’ensemble est à compléter par la lecture de cette présentation faîte par l’Enssib, des Dispositifs de lecture numérique.

 

 

 

 

 

Quatrième jour :

Atelier mise en forme du livre numérique et publication :

Apprendre à diffuser son travail sur Internet est important : format pdf ? format ePub ? On diffuse son travail sur son blog, sur son site, la Médiathèque le propose en téléchargement à ses utilisateurs. On exporte ensuite les fichiers réalisés sur les liseuses et les tablettes que possède la Médiathèque de Bagnolet et l’on y propose une restitution publique de l’atelier en proposant à chaque participant de lire un extrait de son texte avec l’iPad.

Une version du livre réalisé est disponible en ligne.

Version créé avec Byeink :

Bagnolet

Version créée avec Pages :

Fichier ePub à télécharger

Couverture ePub Ateliers Bagnolet

 

 

 

 

 

 

 

3 commentaires
  • Bonjour, Je suis intéressée par participer à l’atelier « écrire en numérique ». J’aimerais avoir quelques renseignements : est-ce qu’il est possible d’y participer sans être inscrit à la médiathèque de Bagnolet et reste-t-il des places disponibles. Je suis allée voir sur le site de la médiathèque mais je n’ai pas trouvé d’info sur l’atelier, j’en ai eu connaissance par facebook ou twitter. Merci pour votre réponse, Nolwenn Mesnard

    • Du livre numérisé au livre numérique 15 juin 2012 10:31, par Pierre Ménard


      Chère Nolwenn Mesnard, vous êtes la bienvenue samedi 16 juin à 10 h à la médiathèque de Bagnolet pour participer à l’atelier. Je crois qu’il reste des places disponibles. Cet atelier s’inscrit sur deux périodes et quatre rendez-vous, en juin et à la rentrée, en septembre et octobre 2012. Appelez la médiathèque pour vous inscrire au 01 49 93 60 90. J’espère à samedi...

      Voir en ligne : Pierre Ménard

      • Merci pour votre réponse. Je n’ai pas pu appeler la médiathèque aujourd’hui. Je tente ma chance demain matin en venant à 10h pour l’atelier.J’espère qu’il restera une place. A suivre !

Du livre numérisé au livre numérique
Publié le 29 septembre 2012
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