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LIMINAIRE
Mercredi 7 octobre 2009


Je ferme les yeux et je vois un vol d’oiseaux. Ce n’est pas tout à fait une promenade. La vision dure une seconde, peut-être moins. Se laisser porter par la magie de l’évocation, par le flamboiement de la parole, le glissement d’une vision à l’autre. Les mouvements circulaires et lents des astres. L’impression de traverser le vide. Je voudrais savoir comment font ces gens pour se dire des choses quand ils jouent, donc quand ils ne peuvent pas se parler. Mon être est pénétré par cette sensation nouvelle d’immensité. Comme si ça ne voulait rien dire, alors ? C’est pas fini tant que ce n’est pas fini. C’est bizarre on dirait que quelqu’un photographie avec un flash. En fait ce doit être le reflet des éclairs. Seulement ressentir ce mélange d’indifférence, d’ennui et de plaisir. C’est assez beau.

THE SILENT ANAGRAM
Publié le 7 octobre 2009
- Dans la rubrique JOURNAL
Regard Parole






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