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LIMINAIRE
Vendredi 26 février 2010


Qu’est-ce qu’on va montrer aux gens ? Au début, on comprend, puis on tourne en rond. Lire la partition comme si on ne l’avait jamais vue. Pas d’imitation de soi même. Sensible aux états changeants du paysage, sa lumière autant que ses lignes. Les éléments s’enchevêtrent ou se confondent comme en témoignent les traces fossiles, les strates sédimentaires, les plis et les poussées telluriques. Si le chaos reste chaos, les plans tombent les uns sur les autres, au lieu de tomber d’aplomb. Éliminer la stratification de l’expérience. Faire et défaire l’obscurité favorable des miroitements. Manière de vouloir à toute force composer des ensembles avec des éléments qui à première vue n’auraient rien à faire entre eux. On est beaucoup, maintenant, vous savez. Mémoires recroquevillées des balbutiements. Au moment où l’attrait principal est devenu la virtuosité. La richesse a disparu. Comme le sont aussi d’ailleurs les nuages ou les troncs des arbres. Les premiers mots et les premiers rires. Il n’est pas commode mais les chemises de toutes les couleurs ont l’air drôlement heureux. Tu diras qu’on n’a plus de souvenirs.

Rue de Ménilmontant, Paris, 19<sup class="typo_exposants">e</sup>

SOMEONE’S MISSING
Publié le 26 février 2010
- Dans la rubrique JOURNAL
Lumière Mémoire Parole Paysage Désordre Rire






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