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LIMINAIRE
Vendredi 29 janvier 2010


Cette histoire a commencé sans début. Divagation hésitante. Saisir ce qu’il peut y avoir en nous d’irréductible et de singulier. Comme si voir épargnait, laissait s’esquisser un mouvement de résistance. Ralenti, coup de tête. Rien de plus. C’est moi qui suis en train de regarder au travers de la vitre. En revanche, toute une grammaire nouvelle se fait jour sous mes yeux autour de plis saccadés, de profils affûtés. Les enfants courent à perdre haleine. Du mal à les suivre. Les traces de ceux qui sont passés par là avant nous. La forme, le surgissement violent de quelque chose de caché. Il faut les examiner, en rechercher la valeur, en mettre à jour le mécanisme. Comparable agitation, incessante et aléatoire, non de quelque éternel retour. Enveloppé de belle lumière changeante. Pour savoir, il faut imaginer. Tout au bout de ce long effort mesuré par l’espace sans ciel et le temps sans profondeur, le but est atteint. Mais dans ce silence réside une terrible violence. Une impossibilité de liens, inéluctable. Je ne peux pas dire mieux. Sans foyer particulier tout autant que partout chez soi. Car tel est le secret. De l’empêchement de devenir soi à l’obligation de le devenir. C’est à chaque fois une surprise. Sans doute devrions-nous toujours choisir le plus court chemin dans un esprit d’aventure éternelle. Pas simple moment sans rapport avec le tout, pur jaillissement. Une promenade réussie. Comme une réserve. Mais on n’y parvient jamais.

Parvis du Centre Georges Pompidou, Paris, 3<sup class="typo_exposants">e</sup>

SAVE THE LAST DANCE FOR ME
Publié le 29 janvier 2010
- Dans la rubrique JOURNAL
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