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LIMINAIRE
Lundi 30 novembre 2009


Perdu dans le nombre au milieu de la gare où tout semble tourner, perdu dans le nombre où tous les passants s’égarent en début de journée. Mon visage s’obscurcit, de l’obscur du radieux. De quoi avons-nous hérité ? Nous voulions savoir si nous étions bons à quelque chose ici-bas. Éléments lumineux, merveille de l’évidence, merveille du caché. Une bulle de lumière hors de laquelle une forme humaine évolue. À portée de mains, de seconde en seconde. Trouver du sens alourdit si de rien alors nul ne répond à l’instant de franchir quelque chose de plus impalpable. Je suis bien plus moi quand je ne le dis pas. Je ne peux décider si c’est un ami en rêve qui me parle de danger, mais comment le savoir si je ne le dis pas. Parades et haute voltige. Entre maintenant et maintenant, le temps fut-il – le temps sera-t-il – vide ? Nous sommes tous une ombre.

Pont de la gare de Poitiers

NOUS SOMMES TOUS UNE OMBRE
Publié le 30 novembre 2009
- Dans la rubrique JOURNAL
Lumière Temps Ville Parole Sens Rêve






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