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LIMINAIRE
Lundi 23 novembre 2009


Parfois, un coup de vent me soulève lourdement, et alors je me mets à battre contre le mur. Je ne pense pas à l’aube impossible. Je me retiens de respirer. J’attends. Lancer nos plus beaux assauts vers le ciel et poursuivre jusqu’au renversement des grammaires et au départ en exil. Rien qu’à la main, j’arrive sans trop de peine à redresser l’essentiel. Le désert étouffe par son trop plein du même. Mais j’en suis loin, très loin. Sa présence change tout en moi, c’est insupportable et attirant. Quelqu’un va et vient comme un dément de l’autre côté des portes, je l’entends. L’intention est du reste de sortir de l’impasse. De temps à autre, un panneau de bois s’ouvre à la volée, inondant le couloir d’une lumière blessante, trop vive après ces longues minutes d’angoisse en pleine obscurité. C’est l’heure de partir.

Bâtiment près de la Faculté de Lettres de Poitiers

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Publié le 23 novembre 2009
- Dans la rubrique JOURNAL
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