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LIMINAIRE
Mercredi 18 novembre 2009


On imagine sans peine que ce sol bombardé de couleurs chatoyantes, que nous aurions toutes les peine du monde à traverser sans en changer l’agencement, est bien un terrain miné. Personne n’a remarqué mon absence, ni cette déflagration proche. J’écoute, j’entends du silence et c’est en dessous l’image versée de la nuit. À un moment, ce n’est plus soi, ce n’est plus l’autre. Les os se détachent un à un. Je ne veux plus être sensible qu’aux douleurs. C’est comme une panne de son, un arrêt sur image, un arrêt de ce temps qui vous emporte et vous défait, et quelque chose surgit, qui était déjà là. le monde et son miroir et cet espoir dans le miroir. L’essentiel est en mille morceaux. Le bruit la lumière du monde qui est ton souffle. Un rien suffit. Le craquement d’une allumette, le rire de personne. Et c’est le monde rempli d’un sens nouveau. Mais la comparaison s’arrête là.

Parc de Nilvange, en Moselle

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Publié le 18 novembre 2009
- Dans la rubrique JOURNAL
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