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LIMINAIRE
Samedi 27 juin 2009


Je suis fatigué sans avoir sommeil comme énergie de lassitude. Cet acharnement à trouver un jour favorable, un angle d’observation final, n’est-ce pas, après tout, une sale manie ? Il y a malgré tout, obliquement, ironiquement, une allégeance. Je sors souvent le samedi. Ce n’est pas une envie, c’est comme un appel, le chant des rues qui m’attire comme sirène. Une ville sans vie, au ralenti. Tout le contraire aujourd’hui. Quand on apprend à l’observer on peut réussir à déceler ses traits, ses angles et ses pointes. Les espaces qui se remplissent des passages, des effluves, des courants pour mieux se vider par la suite. Besoin de ma langue, besoin de langue. La caresse découvre un manque, une carence, un vide, une absence. Juste bon à effacer et refaire. Je ne sais pas répondre, et peut-être pour ça qu’après on écarte ce qui vient de finir, on regarde plutôt ce qui vient en avant.

Touristes sur le Pont-Neuf, à Paris, juin 2009

NO HARD FEELING
Publié le 27 juin 2009
- Dans la rubrique JOURNAL
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