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LIMINAIRE
Lundi 18 janvier 2010


On y voit plus clair au lever du jour. La trajectoire de l’heure n’est pas entièrement perdue à l’intérieur des synapses brûlées de la mémoire. Un son est un son parce qu’il y en a d’autres. Je prends, je garde, je conserve et je garde. Il faut le sens de la mémoire, il faut transcender le temps. Un signe sans force pour des champs de forces. Un refrain lancinant vient scander cette litanie démente. Les méthodes pour passer clandestinement une frontière sont variées. L’écriture est liée à l’infini. L’écriture est un fragment infime de l’errance. Appeler surtout pour que rien ne vienne. Chercher sans cesse un point d’appui. Écouter sa propre respiration qui n’est pas vraiment à soi à la fin. Tout ici respire d’un mouvement antérieur plutôt qu’intérieur. Et ce qu’on appelle la réalité, c’est ce qu’on codifie. Viens ici. Une autre fois, à un autre moment. Mesure le jeu des mots et du souffle, enfin. Je suis une frontière qui n’existe pas.

Arbre à Pau

2 commentaires
  • LET YOUR BLOOD RUN 19 janvier 2010 10:20, par caroline diaz

    Ce qui n’est pas n’existe pas.

    • LET YOUR BLOOD RUN 19 janvier 2010 15:13, par Pierre

      « La mort est un état de non-existence. Ce qui n’est pas n’existe pas. Donc la mort n’existe pas. »

      Woody Allen

      Voir en ligne : Liminaire

LET YOUR BLOOD RUN
Publié le 18 janvier 2010
- Dans la rubrique JOURNAL
Mémoire Silence Frontière Jour Souffle Mouvement






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