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LIMINAIRE


Impénétrable, indestructible. Tout est là, qu’on ne voit pas – qu’on ne veut pas voir et dont on ne veut rien savoir. Mais on ne va pas s’en tenir là. Dans cette lumière tournant dans la nuit de bitume. Vous voulez savoir ce que je guette ? Peut-être mon souvenir le plus brutalement souvenir. Ça met dans un drôle d’état. J’y entre pour en sortir presque aussitôt. Je me laisse gagner par la déambulation. La perspective s’élargit. les corps se détachent comme des papiers découpés accrochés aux jours. Ce souffle, ce murmure comme une voix. Cette fête n’a qu’un temps. L’air devient le temps alors les mots éclosent pour retenir le passant. Je suis moi-même une tache noire. Je m’écorche de miroirs et de villes traversées au rythme de ton souffle. Je suis habitué aux retrouvailles et à la séparation. Même avec du vent, surtout avec du vent. Il faut le sens de la mémoire, il faut transcender le temps. L’habitude du hasard. Un sens parfois heureux, parfois cruel. C’est ce dont il est question depuis le début. Écouter sa propre respiration qui n’est pas vraiment à soi à la fin, au fin fond. En effet c’est un vaste chantier.

Kaflka à Pau (Merci Elise)

JOURNEY TO THE EDGE OF THE WORLD
Publié le 23 janvier 2010
- Dans la rubrique JOURNAL
Temps Mémoire Langage Voix Nuit Hasard Souffle






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