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LIMINAIRE
Jeudi 11 février 2010


Le présent est une perpétuelle catastrophe. Une lettre tracée sur le bleu puis effacée, un trait. Un peu de lumière et déjà c’est un visage qui vous regarde. C’est là leur grandeur et leur limite. Leur fragilité. Les choses justes ne se peuvent jamais contrarier entre elles. Sans doute on se trompe d’horizon. J’aimerais maintenant faire un détour. À l’envers de la marche, je n’ai fait que chercher la place, l’endroit où écrire. Voir des oscillations dont les mouvements ne modifient que légèrement l’ordre des choses. La parole, mais aussi le geste, épousent l’architecture. La réciproque est aussi vraie. Comment perdre : c’est la question. Pour mieux comprendre, pour se perdre dans une nouvelle vague. La vivacité, de celle qui s’épuise au moment même où elle s’énonce, et non du bonheur perdu. Visage aimé, visage bien connu de nous surpris dans la foule, dans le va-et-vient de la rue. On dirait que ces détails sont mal synchronisés. Mais non. Il est tôt, je pars marcher. Il faut d’abord suivre un chemin et c’est toi qui m’accompagne.

Notre-Dame de Paris, au loin

IN EVERY DREAM HOME A HEARTACHE
Publié le 11 février 2010
- Dans la rubrique JOURNAL
Lumière Temps Parole Dérive Chemin Amour Visage






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