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LIMINAIRE
Mardi 12 octobre 2010


Dans une lumière éclatante, bouche souriante et molle. Mais je ne veux plus penser à tout cela. Le ciel en est témoin, haut et clair et brûlant ce matin-là. L’effet d’une évocation. Résister au déferlement monotone de la convoitise. Le bitume sous mes pieds. Mais, oh, ce n’est pas cela, pas cela du tout. Empêcher ma lèvre supérieure de tressauter. Entendre le murmure un peu rauque de ma voix. Voilà ce que je me dis en apercevant mon reflet dans la seconde porte vitrée. Je me sens rougir.

Chantier à Paris

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’étincelante clarté de la pièce, ils sont parmi nous. Avec une impatience ostensiblement contenue. Le mouvement de peur. Personne d’autre que moi ne peut le faire. La douleur s’est incarnée en lumière. Tu as vu ça ? Trouvant peu à peu un rythme, sans effacer la douleur. Je vois. Le soleil me frappe en pleine figure à travers la vitre. Bon, quelle importance, après tout. Pourquoi ne pas tirer un trait sur toute cette histoire. Rien ne se laisse plus deviner en moi maintenant.

Chantier à Paris

 

 

 

 

 

 

 

I HAVE HEARD IT SAID THAT A SPIRIT ENTERS
Publié le 12 octobre 2010
- Dans la rubrique JOURNAL
Lumière Corps Ciel Mouvement Sentiment Sensation






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