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LIMINAIRE
Mercredi 4 mars 2009


La succession des jours dépourvue de sens, vaste continuum clair, dense et lumineux. Le sens, mis à mal mais pas nié. Journées tissées tout entières dans le même fil, raccordées sans traces les unes aux autres, vingt-quatre heures par vingt-quatre heures, et les heures nocturnes ne sont que valeurs plus sombres. Très légèrement décalées ou au contraire totalement superposées, brouillant en apparence le sens et les sens. Vertige du temps qui passe à la bordure de la ville, frontière à tout se joue. Il s’agit en tout cas d’une coupure dont il importe d’étudier solidement le principe. Les mots ne parlent pas ; on les rencontre ; on les fait parler en découvrant ce qu’ils apportent, selon le dessein que l’on suit. Il y a un jeu intense de circulation, de boucles, de rétroactions. Quelle étrangeté, en effet ! La journée se met à bégayer.

Quai de Valmy, Paris 10<sup class="typo_exposants">e</sup>, fév 2009

FIRE IN ME WIRE
Publié le 4 mars 2009
- Dans la rubrique JOURNAL
Temps Langage Ville Frontière Jour Sens Paris






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