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LIMINAIRE
Vendredi 23 janvier 2009


Il n’y aura plus de centre à atteindre mais un nombre infini de centres qui se déplacent. Comme sait le faire le rêve, si apte à faire paraître le disparu. On voit surgir avec exactitude d’énigmatiques événements, l’énorme beauté insupportable et vaine qui fut toute la largeur du ciel, l’harmonie involontaire d’un reflet bleu. Pas de music-hall ni de ritournelle. Ici s’énonce une frayeur froide qui lutte contre l’incompréhension et l’usure des mots. Aller vers le plus anciennement perdu comme vers l’avenir de la perte annoncée. Il ne pourra plus être question de s’égarer dans le sens de ’’se perdre’’ mais dans le sens plus positif de trouver des chemins inconnus. On peut se tenir en dehors de la marche des choses. Ce que je crois ne pas savoir. Ce que je n’ai pas en mémoire, c’est le plus souvent un autre silence. Parfois j’ai l’impression de surprendre les reflets de tout ce que je n’aurai pas le temps de vivre.

École Esiea à Ivry-sur-Seine

FEVERS AND MIRRORS
Publié le 23 janvier 2009
- Dans la rubrique JOURNAL
Mémoire Langage Dérive Chemin Ciel Rêve






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