| Accueil
LIMINAIRE
Dimanche 15 mars 2009


Il faut que je le maintienne au jour, au bord de son précipice. Il y a une ligne une seule, deux personnes appellent en même temps et c’est terminé, ligne occupée. Paradoxe en ce que la réponse est double. Rien à dire hormis ceci : ce qui précède est aussi exact qu’incomplet, ne suffit pas à tout expliquer. En moi gronde une ville, grouille la foule dessaoulée, ses envies au hachoir. La parole raccommode le monde entier alors même qu’il n’en a pas la force. Il semble qu’on ne puisse en sortir. Ce qui est curieux, c’est que la chose éclatante en question soit voilée par l’excès même de son éclat. Ma vie sous verre s’avère ébréchée. Sous le foisonnement, je sens vibrer la mélancolie. Et quand ce sera fait, que le jour se lèvera par l’entrée des artistes, quand on saura que c’est moi, alors je m’en irais. Rien ne ressemble plus à la nuit que ce jour bleu. Un beau jour est aussi un météore.


FAITES MONTER
Publié le 15 mars 2009
- Dans la rubrique JOURNAL
Ville Nuit Parole Jour Ciel






© LIMINAIRE 2011 - Créé par Pierre Ménard avec SPIP - Administration - Sur Publie.net - contact / @ / liminaire.fr - RSS RSS Netvibes Liminaire Suivez Pierre Ménard sur Facebook Suivez Pierre Ménard sur Twitter