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Voyage à Naples (8e jour)


Nous empruntons le funiculaire de Chiaia qui part de la station Amadeo pour monter jusqu’à la Via Cimarosa.

Bel ensemble d'immeubles, Via del Parco Margherita, Naples

Nous souhaitons nous rendre à la Villa La Floridiana que nous n’avons pas visitée le premier jour de notre arrivée, lorsque nous nous sommes promenés du côté du Cloître San Martino.

Parc de la Villa de la Floridiana, à Naples

Le parc est un grand espace de verdure, bien délimité, on ne peut aller partout, situé dans le quartier du Vomero, entre Chiaia et Mergellina, juste au-dessus de l’endroit où nous logeons. La Villa La Floridiana construit en style néo-classique par Antonio Niccolini accueille aujourd’hui le musée de la Céramique dont les porcelaines proviennent des plus grandes manufactures italiennes et européennes.

Le ciel au-dessus de la baie de Naples

Il y a finalement assez peu de jardins à Naples. Outre l’attrait des pelouses de celui-ci, qui étaient recouvertes ce midi par des adolescents besogneux révisant leurs examens, des enfants jouant au ballon, ou criant en se courant après, ainsi que par des couples avec leurs jeunes enfants dans des poussettes.

Les escaliers de la Villa Floridiana, dans le Vormero

Un large escalier mène en bas du parc jusqu’à un élégant bassin rond empli de poissons rouges mais colonisé par une compagnie de tortues acrobates que les visiteurs nourrissent de gâteaux apéritifs.

Une très belle vue s'offre à nous depuis le belvédère sur le Posilippo, Margellina et l'ensemble de la baie de Naples

Une très belle vue s’offre à nous depuis le belvédère sur le Posilippo, Mergellina et l’ensemble de la baie de Naples.

Piazzetta Olivella, Station de métro Montesanto, à Naples

Retour vers le centre ville, nous sortons à la Station de métro Montesanto, sur la Piazzeta Olivella dont tout (taille des immeubles, habitats coloré, murs défraichis, vie de quartier, odeur de nourriture, me rappelle la vieille ville de Bastia, en Corse. Nous prendre le funiculaire Montesanto à la station moderne (tout en fer et en verre) quelques mètres plus bas, Piazza Montesanto.

Caroline dans le train vers Herculanum

Dans le train en allant à Herculanum, nous prenons à nouveau le Circumvesuviana, c’est toute la banlieue de Naples que nous traversons. Tous les murs des gares et du parcours, sont recouverts de graffitis, rien d’élaboré, plutôt des messages de contestations ou des traits d’humour noir.

Dans le train en allant à Herculanum, dans la banlieue de Naples

Nous nous arrêtons cette fois-ci à Ercolano/Scavi.

Vestiges d'Herculanum

Herculanum est une ville romaine antique détruite par l’éruption du Vésuve de 79, conservée pendant des siècles dans une gangue volcanique et remise au jour à partir du XVIIIe siècle par les Bourbons qui régnaient sur Naples.

Vestiges d'Herculanum

La cité était petite avec une superficie de 12 hectares, dont un tiers environ a été dégagés. La majorité des monuments publics et religieux sont toujours recouverts par la ville moderne (le marché et les temples).

Les fouilles d’Herculanum ont commencé en 1738 et ont continué en appliquant la méthode des galeries souterraines et des puits de descente et d’aération jusqu’en 1828. Après une très longue interruption, les travaux ont repris en 1927 sous la direction d’Amedeo Maiuri, qui les a conduits jusqu’en 1958.

Maison de l'Hermès de Bronze à Herculanum

La notoriété d’Herculanum est éclipsée par celle de Pompéi, mais le site offre pourtant sur un périmètre concentré des vestiges très évocateurs, grâce à leur élévation et la restauration de nombreuses couvertures.

Fresques d'Herculanum

Elle est moins célèbre, moins vaste, et du coup moins visitée que sa voisine. Pourtant, de toutes les cités ensevelies par l’éruption du Vésuve, c’est la mieux préservée.

Vestiges d'Herculanum Vestiges d'Herculanum Vestiges d'Herculanum Fresques d'Herculanum

Herculanum offre un témoignage inestimable sur l’architecture, les objets du quotidien et sa population avec le groupe de cadavres retrouvés sur la plage antique. Pourtant, à Herculanum, le cataclysme de l’an 79 ne fut pas si meurtrier, la plupart des habitants ayant pu s’enfuir, au contraire de Pompei.

Maison du Relief de Télèphe à Herculanum

La Maison du Relief de Télèphe. Les moulages des oscilla de marbre trouvés ici sont accrochés entre les colonnes (il s’agit de disques ou de masques qui s’inspirent d’habitude de sujets dionysiaques).

Siège des Augustaux à Herculanum

Siège des Augustaux. Pour les affranchis (esclaves ensuite libérés) devenir Augustaux signifiait s’insérer dans la dynamique de la promotion sociale. Leur collège consacré au culte de l’empereur Auguste, se trouvait dans la zone du forum où la vie politique, religieuse et commerciale se déroulait.

Taverne dont le comptoir est revêtu de marbre à Herculanum

Les therpolia étaient des locaux de restauration où l’on servait des boissons et des plats chauds en-dehors de la maison. Le comptoir est revêtu de plaques de marbre où sont encastrées les jarres contenant la marchandise. Sur la cloison d’une salle d’une taverne un peu plus loin, une maxime en grec qui dit : « Diogène, le cynique, en voyant une femme emportée par une rivière, s’exclama : « laisse qu’un malheur soit emporté par un autre malheur. » »





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