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LIMINAIRE
Dimanche 8 novembre 2009


Une image nous tient captifs. Mais très vite sa forme dépasse son objet, comme par ironie. J’ai pensé : une lointaine nuit nous aborde. C’est notre propension à continuer tout droit quand le véhicule tourne, douce comme un souvenir d’enfance. Il n’est pas besoin ici de volonté, puisqu’on ne veut que ce qu’on peut aussi ne pas vouloir. Alors comme le froid tombe on entre dans le musée profond, dans la foule étrangère. Peut-être que ça n’a aucune importance, tout ça, cette histoire, qu’on ne sait pas ce que c’est qu’une histoire tant qu’on n’a pas soulevé celles qui sont dessous et qui sont les seules à compter, comme les fantômes, nos fantômes. On cherche dans ses souvenirs. Éreinter. Détruire. Je m’agite la voix dans la musique. Le monde avance et nous disparait en lui. Faut-il être précis si on fait métier de s’indigner ? Et moi je voudrais arriver à ça.

SciencesPo à Poitiers

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Publié le 8 novembre 2009
- Dans la rubrique JOURNAL
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