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LIMINAIRE
Mardi 15 décembre 2009


Le silence enveloppe une grande partie des sons de telle façon qu’ils évoluent dans l’espace sans s’entraver les uns les autres, et qu’ils s’interpénètrent. Il n’y a pas de solution définitive à ce paradoxe, c’est pour cela que l’art existe. Rester en éveil dans le temps, attentif à ce qui disparaît, et désireux d’en fixer les traits à travers la fuite même du temps qui est un espace où toute vie se montre précieuse et menacée. Ce qui n’existe pas, ce qui n’est déjà plus, ou ne sera jamais. C’est un défi d’autant plus grand que de se risquer à la facilité, tout en demeurant très simple, très concret, très significatif. L’éternité, c’était mieux avant. Le fleuve n’est pas responsable de tout ce qu’il charrie.

Poitiers

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Publié le 15 décembre 2009
- Dans la rubrique JOURNAL
Temps Sons Silence Absence Traces






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