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LIMINAIRE
Jeudi 31 décembre 2009

 

Il faut discuter longtemps avant de ressentir un vertige quelconque. La fiction devient chaque jour plus hermétique. Je vois aussi un sablier pourfendu se remplir de raisons. Avec un charme désuet à moins de stopper définitivement cette affaire-là. Mais l’image revient sans cesse. Plus tard, lorsque j’offre mon cadeau, l’instant est intact. Pourtant, on veut convaincre. Mais l’imagination ne peut reconstruire au présent le passé. La distance qui nous sépare, le long fil qui nous tient. Voilà un motif suffisant pour tomber sous le charme. Comment faire proportion par les temps qui courent ?

 

Décorations place de l'Hôtel de Ville à Pau

4 commentaires
  • COMPARE AND CONTRAST 7 janvier 2010 17:06, par sylvaincourtoux

    tiens y’a du Sandra Moussempes dans l’air là, pourquoi y’a pas son blaze ? C’est portenawak...

  • COMPARE AND CONTRAST 7 janvier 2010 21:15, par Pierre Ménard

    Le principe du sample en musique, c’est de mixer plusieurs musiques, sons ensemble. Sylvain Courtoux fait de même avec son texte. Il mélange des extraits de journaux, des morceaux de chansons, des citations (de films ou de séries télé), des fragments de différents textes, agencés sans autres ponctuations et séparations que des tirets. On peut reconnaître dans cette version du texte (car le morceau connaît plusieurs étapes comme un logiciel qui évolue au fil du temps) une citation de Dantec un peu remaniée : « Si nous voulons avoir une chance de combattre la Machine sans que la déroute soit consommée d’avance, il importe avant tout de se faire étranger, alien : étranger dans un lieu étrange... » Une phrase qui revient comme un refrain dans le film Matrix : « Ce qui a commencé doit finir ». « La mort est la pluralité obligatoire », un fragment du recueil « Quelque chose noir » de Jacques Roubaud. Trois chansons accompagnent le texte de leur musique et donnent le ton : « Because of all we’ve seen, because of all we’ve said. We are the dead » de l’album de David Bowie « Diamond Dogs ». « So this is silence. Listen... the sound of slaughter. The frenzy and blind violence of fear » le morceau « So this is silence » de l’album « And Also The Trees » du groupe du même nom. « Culture sucks down words. Itemise loathing and feed yourself smiles. Organise your safe tribal war. Hurt maim kill and enslave the ghetto. Under neon loneliness motorcycle emptiness ». Il s’agit du morceaux « Manic Street Preachers » du groupe « Motorcycle emptiness ». « Tu peux foutre ça en boucle », écrit Sylvain Courtoux, comme un cahier des charges. Décharge.

    Sylvain Courtoux, Nihil, Inc._7, IKKO, 2005.

    Voir en ligne : Pierre Ménard

  • COMPARE AND CONTRAST 7 janvier 2010 22:43, par Pierre Ménard


    Les passages du texte en italique sont extraits du dernier ouvrage de Sandra Moussempès dont je vous conseille vivement la lecture : Photogénie des ombres peintes, Sandra Moussempès, Collection Poésie, Flammarion, 2009.



    À découvrir l’atelier d’écriture consacré à ce livre sur Marelle : Zone d’Activités Poétiques, disponible également sur Liminaire.

  • COMPARE AND CONTRAST 8 janvier 2010 12:35, par sylvaincourtoux

    pour le sample, merci ;) et c’est même moi qui ait dit à sandra M que ça pouvait en être et qu’il fallait considérer cela comme un hommage ;) Et c’en est un beau cher Pierre...

COMPARE AND CONTRAST
Publié le 31 décembre 2009
- Dans la rubrique JOURNAL






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