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LIMINAIRE
Vendredi 4 décembre 2009


Il faut continuer. Je peux continuer. Je peux tirer quelques phrases heureuses, quelques trouvailles, les recueillir. Nous sommes vêtus de débris, nourris de débris, assis sur des débris. Tout se tient à tel point que c’en est inextricable. Sûr, mais les scories nous tiennent aux parois, les œuvres sont les scories du lisse qui nous hissent. Nous ne faisons qu’apparaître dans un monde soumis comme nous au pouvoir du temps. Non pas suites sans principe de construction, mais entrelacement complexe de tout ce qui construit les jours, de tout le passé appelé par quelques figures. Attendre. Et puis partir. C’est l’hiver il fait froid. Mais quelle que soit l’accumulation, il y a toujours un reste, ce qui reste à la fin qu’on n’aura pas dit.

Poitiers

AND THEN NOTHING TURN ITSELF INSIDE OUT
Publié le 5 décembre 2009
- Dans la rubrique JOURNAL
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