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LIMINAIRE




Le livre est un vague amas de brouillons contradictoires. Je l’ai examiné une fois : au troisième chapitre le héros meurt, au quatrième il est vivant.
c’est à cause du nom vous savez, un nom c’est juste quelques lettres
il pouvait changer de nom chaque chapitre
la mort du héros, c’est pour semblant
J’écris sans imagination, par manque d’imagination. Ecrire, c’est le contraire d’imaginer. ça devait être ailleurs, ça s’imagine, ça part longtemps parfois dans une sorte d’oblitération mentale,
a comme un remord, le goût ...
les lettres, oui, il y en avait
sans enveloppes
sans mots, ou avec les mêmes, toujours les mêmes mots, ceux qui reviennent... des dents du remord ... est-ce cela écrire ? elle demande...mordre ? Il referme le cahier, il me le rend et il dit : Avant de se mettre à écrire un roman, il faut apprendre l’orthographe". l’intérieur du cahier, on avait mis le parc et les arbres, le voyage en autocar, tu te souviens de a ? de ce matin là ? ils avaient dit demain matin, sans se connaître
sans se connaître, ils s’attendaient des mots,
rien que des mots L’Histoire est un cauchemar dont j’essaie de m’éveiller. du songe net, elle garde la trace à peine une toute petite histoire bien nette pareille au songe si petite
mais le trou
de part en part



vider le cache
Par Jivezi
Publié le 31 juillet 2005
- Dans la rubrique ENTRE LES LIGNES
Écriture Langage Livre Traces Mort






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