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Il aurait bien voulu l’aimer dans sa langue, et par sa langue à lui ; or, au lieu de cela, il se mit à la regarder fixement, d’un air de menace. Après le premier instant d’étonnement elle se mit à avoir peur et pas seulement pour lui faire plaisir. Il jouait avec la pensée de la tuer, ou du moins de lui voler ou de lui détruire quelque chose ; personne ne savait qu’il était ici : Je n’aime pas ce siècle, dit-il. Et elle répondit lentement, comme si elle lisait dans son avenir : “Oui, tu es bien portant et peut-être vas-tu te perdre.”

Peter Handke, Lent retour.

Tu es bien portant et tu vas te perdre
Publié le 4 mars 2008
- Dans la rubrique ENTRE LES LIGNES
Langage Citation Sens






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