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LIMINAIRE
j’ai perdu l’impatience
ne me demandez pas comment, ç a c’est fait seul,
dans le fond la photo tant attendue ne change rien ç notre affaire
ce qui fait que ça change c’est le fait du passage à une autre perception.
imperceptible.
cette sorte de décor des choses
on y évolue en croyants
les arbres tordus sont tordus,
les maisons casses casses
les enfants perdus perdus
jusqu’à trouver la fente des coulisses où se glisser.
tout reste pareil, tout devient différent, vous comprenez ?
la vue d’une autre vue comme on acquiert par la pratique un œil de
photographe,
une sensibilité accrue pousse la limite du cynisme
l’œil du recul
si longtemps j’ai cherché la porte vous sentir les mots
comme une croûte, comme la peau des gens,
une peau de mots, on a beau se toucher, c’est si peu
juste l’écho des mots à valoir
celui qui ébranle la photo est ailleurs, d’ailleurs
vous ne l’atteindrez jamais plus
d’ailleurs sur elle
Par Jivezi
Publié le 11 mai 2005
- Dans la rubrique ENTRE LES LIGNES
Regard Photographie Écho Paysage






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