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LIMINAIRE


Vérifier, de mes yeux vérifier. Combien de silhouettes croisées et recroisées au hasard des rues, des dizaines et des dizaines de fantômes de cette sorte ? Se souvenir de ces visages, de ces silhouettes, les extirper, le plus souvent, c’est une rue, une station de métro, un café qui nous aident à ressurgir du passé, de la matière sombre comme en astronomie, cette matière sombre qui est plus vaste que la partie visible de notre vie. Elle est infinie.



Quelques faibles scintillements au fond de cette obscurité. Si faibles, ces scintillements, à la recherche d’un détail évocateur. Derrière la familiarité se cache un insondable étranger. Un léger vent s’est levé. Regarder plier les branches. Rassemblement de corbeaux. Le passé et le futur y sont des chiffres immobiles. Le présent, lui, est insaisissable. Je ne sais pas bien ce que signifie ce détail. J’ai rendez-vous, là, avec quoi ?



Brisures leurs lumière sur la ville. Se diffuser dans l’espace, prendre possession des lieux. Marcher éponge tout le jour. Marcher, que dedans s’écarte, traîner le jour, ne pas savoir où mettre le soir. Même si ce serait difficile, de n’en effleurer, pour un temps, que l’ombre. Ce sera un rythme, des images, une vision. Le sens de la décision ne fait pas de doute. Mais tout semble échapper. Il faut donner acte de ça. Où vas-tu rire aujourd’hui ?


Tokyo Haïku #2
Publié le 4 mai 2010
- Dans la rubrique DÉRIVES
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