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LIMINAIRE
Les lignes de désir


Lire pour n’être plus soi. Donc, même tout gosse, je lisais tout, je continue d’ailleurs. Si mes parents me disaient : « On n’a pas le droit de lire à table », je continuais. Je lisais les étiquettes des bouteilles de bière, je lisais les étiquettes des boîtes, parce que pour moi si c’était écrit c’est que c’était important, donc je continue ça. Qu’on ouvre ou ferme la fenêtre, il y aura toujours le temps. C’est une question d’exercice, d’exercer son œil. Une tentative de mettre au jour et, en même temps, de conjurer. Mais quoi ? Mouvement continu, enchaînements discursifs, mais par constellations, rayonnements de synthèse : une ellipse englobante, vitesse fixe, zones de diffraction. Tissu sonore en extension, dans sa musique aléatoire. Transfiguration, l’étoilement des ambivalences, les flux du temps, le cycle se referme, recommence. On finit par se perdre dans le pays lointain qui les entoure. Les pistes sont brouillées. On est ailleurs, on cherche quand même. Et l’histoire continue.

Édenville

 

 

 

 

 

 

 

 

Édenville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les lignes de désir est un projet de fiction, un récit à lecture aléatoire, un entrelacs d’histoires, de promenades sonores et musicales, cartographie poétique de flâneries anciennes, déambulations quotidiennes ou voyages exploratoires, récits de dérives aux creux desquels se dessinent les lignes de désir.

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Publié le 2 janvier 2011
- Dans la rubrique DÉRIVES
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