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LIMINAIRE
Un film interactif d’Antoine Viviani pour Arte


Réalisé par Antoine Viviani, co-produit par sa société de production Providences et Arte, In Situ propose de suivre plusieurs interventions artistiques visant à réenchanter le quotidien de la condition urbaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le film d’Antoine Viviani peut être visionné de manière interactive. Le spectateur peut en effet le voir sous différents angles en utilisant sa souris. Il peut se positionner dans la ville et suivre le déroulement des événements où il le désire, écouter un artiste tout en regardant un autre, jongler entre deux images, et bien d’autres dispositifs qui expérimentent une nouvelle manière de regarder un documentaire.



L’art dans la ville, de la ville, avec la ville. Que signifie un geste artistique, au croisement de l’esthétique et des politiques culturelles ? Quel est le sens d’une intervention sur les territoires urbains ?

Le film commence à la manière du film de Wim Wenders, Les ailes du désir, nous plongeant au-dessus de la ville vue du ciel. Sur les tours des églises, assis sur les bras des statues, aux terrasses des cafés, marchant dans la ville, les Anges du film veillent sur la ville. Ils observent les femmes et les hommes, écoutent leurs pensées avec toujours énormément d’attention, notent même scrupuleusement dans un carnet les petits faits et gestes : « Une vieille dame a fermé son parapluie d’un coup sec et s’est laissée tremper. »

Les protagonistes du film d’Antoine Viviani sont ainsi, sur le terrain, dans la ville, nuit et jour, au milieu de la foule.

In Situ étend les limites du genre documentaire. C’est un essai, un montage, mélangeant des parties de documentaire et de fiction avec des commentaires esthétiques et philosophiques. Ce mélange, accentuée par une magnifique bande son, où musique et voix se mêlent subtilement, crée une atmosphère de rêve et de dérive.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant un an, à raison d’une expédition par semaine, Philippe Vasset est parti voir ce qui se cache dans les zones laissées en blanc, vierges de toutes indications, qui émaillent la carte de la région parisienne. Quel est ce réel que les cartographes n’ont pas su ou voulu représenter ? Quelles histoires recèle-t-il ? Philippe Vasset a déniché, non sans mal, ces lieux improbables, cachés près du périphérique, tapis dans des zones industrielles. En quête de mystérieux, le romancier est devenu aventurier du dimanche, mais le résultat de ces expéditions, souvent drôles et toujours insolites, a de quoi désorienter. Car à défaut de zones militaires tenues secrètes ou de trésors cachés, ce sont des bidonvilles qu’il a découverts, des friches accueillant abris et jardins de fortune, des terrains vagues où bruisse une vie parallèle. Bref, les marges de la ville, des zones mouvantes qui sont provisoirement laissées à l’écart des projets d’aménagement et aussitôt peuplées de personnages d’ordinaire invisibles. à travers ce récit d’aventures hors normes, cette tentative d’épuisement des zones blanches, Philippe Vasset propose un voyage inattendu, fascinant et perecquien dans l’envers des villes et aux limites de la littérature.

L’artiste allemand Johann Lorbeer vit à Berlin : Pourquoi cette situation ? Une chose est certaine, aucun homme ne peut voler. Il est là, au-dessus de la foule, suspendu en l’air contre un mur. Ce qu’on voit ce sont les passants qui s’arrêtent pour le regarder, qui discutent entre-eux pour tenter de comprendre comment ça fonctionne, quel est le mystère de ce suspens.

Llorenç Barber est né à Aielo de Malferit (région de Valence) et vit à Madrid depuis 1972. Compositeur et musicologue espagnol, artiste de renommée internationale, ambassadeur de ce qu’il définit lui même comme les « autres musiques. » Pour que les sons se correspondent d’un édifice à l’autre dans une ville, Llorenç Barber s’imprégne de la qualité du son dans l’environnement urbain, afin de composer sa partition musicale pour la ville. Il a fait sonner les cloches dans les villes du monde entier, dont Rio de Janeiro lors de la visite du Pape, à Oaxaca au Mexique, Copenhague au Danemark, mais encore à Rome, dans une soixantaine d’églises à la fois. La ville y est à la fois partition et instrument.

Compagnie Royal De Luxe

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Luc Courcoult et sa Compagnie Royal De Luxe qui promènent leurs gigantesques marionnettes au bord de l’eau.

Dans Transports exceptionnels de la Compagnie Beaugeste, un homme danse avec une pelleteuse de six tonnes. Le chorégraphe met en avant la personnalité du danseur et le mouvement qui lui est propre, il expérimente des modes de représentations multiples qui sont autant d’occasions d’affirmer son goût pour la diversité, l’humour et la dérision.

Que voit-on du Commando des souffleurs œuvrant à l’oreille de techniciens de voirie parisienne ? Juste leurs visages, leurs sourires émerveillés, visiblement peu habitués à écouter de la poésie mais sincèrement touchés par ce qu’ils ont entendus, à l’endroit où ces mots les touchent, les surprennent, les font réfléchir.



In Situ est un documentaire labyrinthique. Un palimpseste, à l’image des métropoles qu’il donne à voir. Une écriture de la ville. Pas une photographie de l’instant décisif, mais photographie du temps qui passe, du temps qui s’écrit et qui laisse ses traces, traces sur lequel on écrit. On écrit la ville au quotidien. On la construit, on la détruit, c’est ainsi quelle vit. Ainsi qu’on la voit. En construction. Comme un nuage dans le ciel avance lentement et se transforme imperceptiblement en d’autres formes. Les formes d’une ville. Sa mémoire.

Carte interactive In Situ Arte

 

 

 

 

 

 

 

Le dispositif interactif du film accentue sa dimension documentaire en nous apportant des informations ainsi qu’une analyse approfondie sur les interventions artistiques européennes qui visent à injecter de l’imaginaire dans nos espaces urbains. En cours de visionnage, des médias associés (projets similaires, interviews d’artistes, cartes…) sont proposés. Une carte interactive permet également à chacun de géolocaliser un projet. Tous ces éléments réunis apportent, grâce à leur spécificité d’usage et leur capacité technologique, un regard nouveau et complémentaire sur les environnements artistiques décrits par Antoine Viviani et l’histoire qu’il nous raconte.

Pour aller encore plus loin, un blog collectif hébergé sur Arte permet de suivre la vie du film, de tous les artistes et les thèmes évoqués, mais aussi, grâce à de nombreux partenaires éditoriaux européens, de prolonger le débat, la découverte, le jeu sur le site et dans la ville.

Le public peut aussi participer en poursuivant sa propre réflexion, en réagissant aux interventions urbaines du film. Chacun peut ainsi participer, donner son avis sur ces pratiques et ces artistes, faire part de nouvelles pratiques, pour continuer, plus loin, le débat proposé par le film.

C’est ce qu’ont été invité à faire plusieurs blogueurs dont les sites ont des thématiques proches de la ville et de ses métamorphoses artistiques : en partenariat avec le réseau d’artistes européens Insitu – Lieux Publics, le master Créations culturelles dans l’espace public de Paris I Panthéon Sorbonne, Urbain Trop Urbain, Rebel’Art, Urbamedia, Microtokyo, et Liminaire !

Écoutez, regardez, nous allons voyager. Allons-y. Maintenant...



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